Replaced
Humain après tout
Quand la mélancolie de Blade Runner rencontre la rigueur de Flashback, vous obtenez Replaced. Mais derrière son pixel-art 2.5D à en baver, y a-t-il une âme qui fait vivre l'IA de Sad Cat Studio ?
Quand la mélancolie de Blade Runner rencontre la rigueur de Flashback, vous obtenez Replaced. Mais derrière son pixel-art 2.5D à en baver, y a-t-il une âme qui fait vivre l'IA de Sad Cat Studio ?
Le propre du récit initiatique n'est-il pas de faire vivre aux joueurs une sorte de "nostalgie incompréhensible", alliant le familier par de l'étrangeté ? Tout du moins, c'est bien ce questionnement qui est au cœur d'Until Then. Entre ses promesses de renouer avec l'adolescence et l'ambition démesurée de sa narration, la production du développeur Polychroma Games parvient-elle à tirer son épingle du jeu dans une industrie teintée par le fantasme, mais aussi le regret du passé ?
Vous lancez Adorable Adventures un soir sans trop y croire – en 2026, on ne se laisse plus emballer si facilement. Les accès anticipés, les éditions collector à 120 euros, les trailers orchestraux : vous connaissez la chanson. Sauf qu'ici, pas de promesses démesurées. Juste un incendie, une famille dispersée et un parc naturel à explorer. Wild Sheep Studio a fait simple. Et c'est précisément pour ça que ça marche : deux heures plus tard, vous n'avez toujours pas envie d'arrêter. C'est parti pour une rando qui fait du bien.
Avec Aphelion, DON'T NOD nous embarque loin de la Terre... littéralement. Le studio français, habitué aux récits humains bien ficelés, s'attaque ici à la science-fiction avec une mission spatiale qui tourne (très) mal. Crash, planète hostile, duo séparé... oui, ça sent le déjà-vu. Mais il se pourrait bien que l'émotion et la mise en scène suffisent à vous faire décoller.
Quand L.A. Noire rencontre Steamboat Willie sous opium, ça donne l'explosif MOUSE : P.I. For Hire. Mais au-delà du style Rubber Hose imbibé de gin et de corruption, le titre de Fumi Games va-t-il nous rendre accro ou Dingo ?
En 2021, DigixArt a marqué les esprits avec son proto-roguelite narratif Road 96. Friand d'idées farfelues, le studio s'était déjà essayé à un concept fort : une narration procédurale sous forme d'embranchements qui fonctionnait du tonnerre. Un pari réussi qu'ils décident de réitérer dans un tout nouvel univers assurément post-apocalyptique, et à l'esthétique – du néologisme des créateurs en personne – plasticpunk. Nouveaux enjeux et nouveau concept, la sortie de Tides of Tomorrow est un moment clé pour le studio montpelliérain. DigixArt doit prouver définitivement qu'il sait y faire en termes d'artisanat vidéoludique après le succès de leur précédent jeu.