Un Metroidvania 3D né d'un manque
Il y a des jeux qui naissent d'une frustration. Pas d'une rage, mais d'un constat simple : pourquoi personne ne l'a encore fait ? C'est exactement la question que s'est posée Victor Abresol en observant l'essor fulgurant des Metroidvania 2D – Ori, Hollow Knight, et tant d'autres – sans voir émerger leur équivalent en trois dimensions. Plutôt que d'attendre, il a ouvert son moteur et s'est mis au travail. Seul, d'abord. Puis avec ses frères. Maseylia : Echoes of the Past est né de là : un Metroidvania 3D à l'identité visuelle Moebius, peuplé de labyrinthes techno-organiques et de mécaniques inventives.
Rayman 30 ans : Loïc Gounon prépare le retour du héros sans bras
Trente ans. C'est l'âge que fête cette année Rayman, l'une des licences les plus emblématiques du jeu vidéo français. Cet anniversaire signe le début d'une nouvelle ère pour le héros sans bras d'Ubisoft. Aux manettes de ce renouveau : Loïc Gounon, producteur de marques sur la licence au sein d'Ubisoft Montpellier. Un homme du sérail, qui a grandi avec les univers qui ont forgé l'ADN du studio – de King Kong à Beyond Good & Evil 2, en passant par Rayman Origins et Legends. Rencontre avec un passionné qui parle de Rayman comme d'un vieux copain retrouvé, et qui regarde résolument vers l'avenir.
Mani dessine le chaos depuis 20 ans… et en a fait un jeu vidéo
Il dessine depuis plus de vingt ans des mondes en noir et blanc où le chaos tutoie la poésie. Aujourd'hui, Damien Montaron, alias Mani, transforme cet univers en jeu vidéo. Son projet s'appelle Micromega, et il est développé au sein du studio Coven. Une sphère fragile, un monde qui s'effondre, des puzzles vertigineux et une quête d'équilibre presque intime : derrière cette aventure contemplative se cache un créateur qui parle de trauma, de calme... et même de Ctrl+Z dans la vraie vie. Rencontre avec un artiste passionnant qui fait du chaos un terrain de jeu. Et d'espoirs.
Julien Desourteaux sort les lames de Styx
Gobelin affûté, lames prêtes et sarcasme bien aiguisé : Styx revient pour une troisième itération. À l'occasion de la sortie de Styx : Blades of Greed, nous avons interrogé Julien Desourteaux, Game Director et créateur de la licence au sein du studio français Cyanide, pour parler infiltration, gobelinisme assumé et ambitions toujours plus verticales.
Un jeu où les choix des autres changent TON histoire
Difficile de ne pas se laisser emporter par l'enthousiasme de Yoan Fanise, fondateur de DigixArt, et de François Noël, designer au studio, tant leur passion pour Tides of Tomorrow est communicative. Leur prochain jeu nous entraîne sur une planète océanique rongée par la plastémie, où les choix laissés par d'autres joueurs façonnent notre propre aventure, parfois pour le meilleur, parfois pour le plastique. Entre concept multijoueur asynchrone aussi audacieux que prometteur, dilemmes moraux et envie sincère de raconter une histoire humaine dans un monde qui sombre, les deux créateurs livrent une interview à leur image : accessible, passionnée et terriblement engageante, qui donne envie de plonger sans hésiter dans les eaux aussi troubles que colorées de Tides of Tomorrow.
Entretien avec Paha Schulz
À la Paris Games Week 2025, entre des cosplayers high level et une pimpante armée de bornes de test prêtes à chauffer, nous avons rencontré Paha Schulz chez NCsoft, pour parler du prochain Limit Zero Breakers. Autant dire que l'opération séduction était lancée à pleine puissance pour convaincre le public français. Alors soyez prévenus : Paha Schulz n'est pas développeur mais Head of European Business, et ça s'entend. Ici, pas de secrets de fabrication ni d'anecdotes, mais un discours plus global, orienté vision et expérience joueur. Le principal est là : l'homme est sympathique, le ton est détendu, et surtout, il donne envie de s'intéresser à un jeu bien ficelé qui pourrait bien faire mouche auprès de son public cible.