Tests

The Elder Scrolls IV : Oblivion Remastered

Plus beau, plus fort

Il a fallu peu de temps pour qu'une des plus grosses surprises – toutes proportions gardées – fasse son apparition comme un coup de tonnerre. Bien que quelque peu raillé pour le nombre de fuites survenues à l'avant-veille de son annonce officielle, The Elder Scrolls IV : Oblivion Remastered mérite tout de même d'être salué pour avoir su rester discret jusqu'alors. Avec une sortie sans crier gare, pour le lendemain de son annonce, le nouveau lifting de cet opus a fait trembler l'industrie en menaçant – finalement à tort – de vampiriser le public au détriment des autres productions. Cette refonte a été concoctée, non pas par le studio à l'origine du titre, mais par les petites mains françaises de Virtuos.

Rise of Gun

Une simulation bien armée

Sorti en mars 2024, Rise of Gun élargit son contenu grâce à la sortie de sa dernière grosse mise à jour apportant notamment le mode histoire. De nouvelles quêtes, de nouveaux personnages ainsi que de nouveaux dialogues viennent agrémenter le jeu. Un jeu de simulation sans le mot "simulator" et avec un mode histoire, ce n'est pas courant, mais est-il assez armé pour rivaliser avec les autres jeux du genre ?

White Knuckle

L'escalade d'engagement

Un rogue-lite d'escalade, dans un univers sombre à la croisée de Silo et Half-Life ? Derrière ses décors monolithiques et sa palette de couleurs déclinant toutes les nuances de gris, voyons-voir ce que White Knuckle a dans les biceps. Et surtout, comment parvient-il à nous faire grimper de manière viscérale, encore et encore, toujours plus haut ?

Two Falls

À la rencontre d'un Québec méconnu

Deux chemins, deux cultures, deux visions du monde... et une seule envie : se perdre dans les bois en bonne compagnie (et sans Wi-Fi). Two Falls : Nishu Takuatshina vous embarque dans un voyage narratif au cœur du Québec du XVIIe siècle, avec son lot de forêts indomptées, de croyances tenaces et d'histoires à confronter. Un périple sensible, pas forcément révolutionnaire côté gameplay, mais porté par une écriture sincère, une ambition pédagogique rare, et une ambiance soignée. Allez, enfilez vos bottes de trappeur : on part explorer !

Lost Records : Bloom & Rage

Shoot de nostalgie

Lost Records : Bloom & Rage ressemble fortement à un descendant spirituel de Life is Strange. Depuis que la célèbre licence a quitté les mains de Don't Nod après son second opus – maintenant entre celles de Deck Nine – le studio français expérimente de nouvelles directions, avec plus ou moins de succès. C'est cette fois-ci la branche montréalaise du studio qui prend le relais, avec un retour aux fondamentaux : une aventure narrative centrée sur l'adolescence, les liens d'amitié, le poids du passé, et, bien sûr, une touche de surnaturel. Bloom & Rage reprend les codes qui ont fait le succès de Life is Strange, allant même jusqu'à reprendre le découpage en épisodes, tout en y insufflant une nouvelle esthétique et des mécaniques légèrement modernisées.

HitchHiker

En voiture, Socrate

Faire de l'auto-stop dans un jeu vidéo, c'est original. Sauf peut-être pour ceux qui ont eu une enfance traumatisée par Crazy Taxi. Mais ici, pas de dérapage contrôlé ni de chrono stressant : HitchHiker vous met à la place d'un passager muet, trimballé de conducteur en conducteur, dans une série de trajets qui ressemblent plus à des séances de psychanalyse sous acide qu'à des virées en covoiturage. L'ambition est claire : proposer une expérience narrative contemplative, où les paysages défilent aussi lentement que les répliques énigmatiques des personnages. C'est beau, c'est étrange, et parfois un peu trop perché pour garder tout le monde à bord jusqu'au terminus.

Tribune libre