Préférez le bus avec Cities in Motion

22 mars 2011
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3

A l'image de son pays d'origine, Cities in Motion est parfaitement calibré pour tout amateur de jeux de gestion. Facile à prendre en main et jouable pendant des heures, ce premier de la classe est toutefois un peu trop parfait. Quelques villes plus exotiques n'auraient pas été de trop pour rompre avec l'austérité des villes hanséatiques.

Vous adorez prendre le métro ? Les transports en commun, c'est votre grande passion ? Pas de panique, l'Allemagne réalise encore une de ces productions dont elle seule a le secret. Avec Cities in Motion, vous allez pouvoir diriger les réseaux urbains sur plus d'un siècle. Petits véhicules s'abstenir.

Le traffic aérien n'est hélas pas gérable.

Metropolis

Dans la lignée des Transport Tycoon et autres Traffic Giants,Cities in Motion s'oriente vers un marché de niche. La gestion en elle-même est une catégorie en désuétude depuis le début des années 2000, pourtant ça n'empêche pas les développeurs de continuer à produire des jeux dédicacés à la construction urbaine. Mais ici, nous ne parlons pas de l'ambitieux Cities XL ou même du très grinçantTropico, non, non: le bébé chapeauté par Paradox Interactive vous propose de gérer le réseau de transports en commun d'une grande métropole. Vous avez le choix entre plusieurs capitales: Berlin, Vienne, Helsinki & Amsterdam. Chaque ville présentant ses avantages et surtout ses très gros inconvénients. Ainsi, Amsterdam, de part sa construction, s'avèrera très retord si vous essayez d'y construire un métro. Et oui, les transports en commun ne se limitent pas aux bus mais incorporent les tramways, les métro et si vous êtes du genre aventureux l'hélicoptère et le bateau-bus sont également de la partie. Deux modes de jeux vous sont proposés: une campagne s'étalant de 1920 à 2020 dans la ville de votre choix ou bien l'increvable mode bac à sable. Le premier mode reste assez classique mais vous impose tout de même des épreuves assez ardues de tant à autre pour rompre la monotonie de l'ensemble. Les puristes choisiront sans aucun doute le second mode où toutes les options sont offertes d'entrée de jeu.

Vous devez également gérer de bien verdoyantes banlieues.

Et la ligne B est encore en grève...

Rien à redire sur le gameplay de Cities in Motion : la machine est parfaitement huilée. Vous supervisez l'ensemble de la ville, joliment réalisée, des cieux et chapeautez l'ensemble du système de transport en commun. A vous de créer les lignes, acheter les véhicules, creuser les tunnels pour le métro et surtout faire gérer la circulation. L'un de principaux challenges est de créer une matrice qui ne viendra pas gêner les usagers, motorisés ou non, de votre principauté. Bien sur, la théorie doit également se heurter à la pratique et vous devrez très vite faire face à la colère des vos usagers. A moins que vous viviez dans l'espace, vous serez peu étonné de devoir vous coltinez des hordes de mécontents grognant contre la lenteur de vos bus, le prix du ticket de métro, etc. La gestion de ce joyeux bazar vous demandera beaucoup de doigté et c'est tant mieux. Si la majorité du jeu se déroule sans accroc, de petites brouilles viennent perturber le bon déroulement de votre affaire. La propension des véhicules à se coller au cul est tout simplement exaspérante : les congestions et les bouchons pullulent de toute part dès que vous possédez un réseau routier un peu trop important. Les quatre villes sont au final assez ressemblantes et quelques unes en plus n'auraient pas été de trop. Toutefois, si vous vous sentez l'âme d'un entrepreneur, un éditeur de cartes est toutefois présent pour créer vos propres villes.
Les Plus
  • Sobre et facile d'utilisation
  • Plutôt joli
  • Un gameplay carré et parfaitement calibré
Les Moins
  • Très austère
  • La circulation routière chaotique