Wolfenstein : The Old Blood

11 mai 2015
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La führer de vivre

Wolfenstein : The Old Blood est un bon épisode stand-alone qui ravira les amateurs de The New Order. Offrant une ambiance beaucoup plus proche du jeu original, il offre un dépaysement complet aussi bien au niveau des environnements que de la structure du jeu. C'est l'occasion de replonger pour quelques heures dans l'un des meilleurs FPS de l'année passée.

Succès inattendu, Wolfenstein : The New Order prenait le parti risqué de transposer la célèbre franchise de FPS dans une uchronie où le Troisième Reich était sorti vainqueur de la Seconde Guerre mondiale. The Old Blood, son extension stand-alone, revient vers un schéma plus classique : le Château Wolfenstein, son charme atypique et bien sûr ses hordes de soldats nazi à tuer.

L'histoire

Vénérable ancêtre du genre, Castle Wolfenstein vous mettait dans la peau de B.J Blazkowicz, enfermé au cœur d'une forteresse nazie au fin fond des Alpes. L'objectif assez simple consistait à massacrer des sprites ressemblant à des soldats allemands. Propriété d'ID, la licence a été exploité par Raven Software et Splash Damage pendant quelques années donnant lieu à de très belles choses. Plus récemment, c'est MachineGames, nouveau studio composé d'anciens de chez Starbreeze, qui a eu le loisir d'envoyer l'agent Blazkowicz vers de nouvelles péripéties. Tout le monde s'attendait à un reboot sans âme. Fun et poussant le délire très loin niveau scénario, The New Order fût pourtant une belle surprise et tenta également de dépoussiérer un peu l'héritage de la série.

The Old Blood fait lui marche arrière toute et s'illustre comme une sorte de prologue au jeu principal. Blaskowicz est envoyé sous couverture dans le fameux nid d'aigle afin de récupérer des documents top secrets. Vous l'imaginez bien, tout va aller de mal en pis. Notre héros devra s’échapper de la forteresse avant de contrecarrer les plans maléfiques de la Cruella locale. Même si elle tient sur un papier-cigarette, l'histoire est sympathique et bénéficie d'un vrai travail sur la narration rendant le jeu bien plus attractif. La touche Starbreeze.

Le château dans toute sa splendeur.

Le principe

À première vue, Wolfenstein est un gros FPS qui tâche où l'objectif est simplement de massacrer des hordes de nazis, de nazis zombies, de robots-nazis et de chiens-robots-nazis. C'est en partie vrai mais possède également quelques subtilités. Blazkowicz possède notamment des options discrètes comme lancer des couteaux, égorger silencieusement ou simplement utiliser un silencieux. Le véritable attrait de cette technique est de se débarrasser des officiers qui pullulent dans la forteresse. En effet, si ces derniers sont alertés, ils continueront sans cesse d'appeler du renfort. Les armes sont toutes très agréables à utiliser d'autant que la plupart peuvent s'employer couplées.

Pour le reste, Wolfenstein fait dans le classicisme avec trousse de soin et armure à ramasser soi-même avec la possibilité de surcharger sa barre de vie. Dommage que le ramassage de munitions ne soit pas automatique car les récupérer à l'aide du pad au cœur de l'action n'est pas toujours simple. Vous êtes encouragé à utiliser toutes les options qui vous sont proposées avec un système de perks. Ces derniers se débloquent sous certaines conditions comme "tuer X officiers discrètement" et offrent des petits bonus très utiles au cours de l'aventure. Le level design est plutôt bien pensé à l'exception des deux premiers chapitres qui sont assez poussifs et n'offrent que très peu de variété dans les situations et les environnements rencontrés.

Les évènements prennent vite une tournure inattendue.

Pour qui ?

Wolfenstein : The Old Blood ravira tous les amateurs de FPS bourrins ou non qui s'ennuient à mourir lorsqu'ils jouent à Call of Duty. DLC oblige, il est toutefois moins intéressant et moins fourni que le jeu original qui lui reste supérieur sur bien des points.

Ne réveillez pas le chien qui dort !

L'anecdote

Chaque chapitre offre un endroit où vous pouvez tenter de vous reposer. En s'endormant, Blazkowicz est propulsé dans un cauchemar qui prend la forme du vieux Castle Wolfenstein. À l'exception des armes et de l'interface, l'intégralité du niveau apparaît sous forme de vieux sprites pixelisés et de gros blocs. Une petite touche rétro agréable et complètement optionnelle.
Les Plus
  • Une aventure au rythme soutenu
  • L'écriture sympathique
  • La relative liberté accordée au joueur
Les Moins
  • Les deux premiers chapitres
  • Pas de ramassage automatique de munitions