Metro : Redux

27 sept. 2014
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur KOCH Media
  • Développeur 4A Games
  • Sortie initiale 28 août 2014
  • Genre First Person Shooter

Ticket aller-retour

Metro : Redux est un lifting de deux excellents FPS sortis il y a quelques temps. Par conséquent, Metro 2033 change de visage mais sa suite, elle, reste quasi-identique. Les petites améliorations de gameplay sont sympathiques mais ne justifient pas l'achat pour les anciens possesseurs. Au final, c'est une excellente aventure qui se rapproche énormément du premier Half-Life dans le fond avec un univers post-apocalyptique bien foutu dans sa forme. Toutefois, 40 € reste un poil trop cher pour un lifting graphique.

Pour la rentrée, optez pour les joies du métro russe post-apocalyptique. Les pluies diluviennes de votre été pourri cèdent leur place à des tempêtes radioactives. Encore ? Version remastérisée de la duologie Metro 2033 et Last Light pour la nouvelle génération, Redux possède tout de même quelques cordes à son arc pour vous faire passer au tiroir-caisse.

L'histoire

A l'origine était Metro 2033, un livre de science-fiction écrit par un ancien journaliste russe. Fort du succès de son premier roman, il conçut une suite et autorisa 4A Games, studio ukrainien formé par des anciens de GSC, à créer un FPS basé sur son univers. Suite à un conflit avec les États-Unis, la ville de Moscou s'embrase dans un immense holocauste nucléaire. Seuls ceux qui étaient présents dans le métro moscovite parviennent à échapper à la catastrophe et doivent désormais se résoudre à vivre sous terre ad vitam eternam. Une vingtaine d'années s'écoule et la situation ne s'est guère améliorée. La surface est hantée par des monstres mutants de tout genre tandis que les lignes du métro s’entre-déchirent entre factions politiques : communistes, nazis, hanse marchande, etc.

Très complet et assez crédible, l'univers dystopique russophone est probablement la plus grande force de Metro : Redux. L'histoire en elle-même n'est qu'un prétexte pour se balader à travers cet imaginaire très noir. Vous incarnez Artyom un jeune homme issu d'une paisible station. Un ami de votre père, membre d'une force protégeant tout le métro, requiert votre aide pour affronter une nouvelle race mutante menaçant ce qui reste de la population de Moscou. Last Light est la suite directe de 2033 et conclut l’odyssée d'Artyom en augmentant encore les enjeux et en rendant l'action plus soutenue. L'ambiance reste toutefois très similaire dans les deux campagnes.

Bricolées de toutes pièces, les armes prennent des formes inattendues.

Le principe

Metro : Redux est un FPS dans la lignée directe de Half-Life : une progression hyper linéaire avec des tonnes de séquences scriptées pour faire vivre l'univers sous vos yeux. Comme expliqué précédemment, la grande force du jeu provient de son environnement désespéré habilement mis en scène et soutenu par des graphismes de toute beauté. Quelques petites choses viennent toutefois pimenter le gameplay en apparence classique. Tout d'abord, les cartouches militaires constituent la monnaie d'échange du jeu. Par conséquent, si vous équipez ces dernières à la place des cartouches de base (entendre pourries), vous ferez bien plus de dégâts mais votre pactole fondera aussi comme neige au soleil. La surface et certaines zones spécifiques nécessitent l'utilisation d'un masque à gaz et de précieux filtres. Dès que vous rentrez dans ces zones, une course contre la montre s'engage donc pour ne pas étouffer. Bref, tout est cohérent avec l'univers et c'est un vrai plaisir.

Moins plaisant par contre est la gestion de la furtivité qui reste bordélique à souhait. Malgré la présence d'une gemme de luminosité à la Thief, le système passe très mal et parfois les ennemis vous détectent à 10 km tandis que dans d'autre cas vous pouvez "génocider" des camps de nazis entiers. Les armes possèdent un bon feeling et les ennemis non-humains sont sacrément coriaces, ce qui rend les passages en surface encore plus stressants. Redux offre quelques améliorations sympathiques pour rendre le jeu moins pénible par certains aspects. Plus besoin par exemple de ramasser manuellement toutes les munitions et épieux. Merci Petit père des peuples !

La faune locale n'est pas particulièrement sympathique.

Pour qui ?

Pour peu que vous soyez fan de FPS, l'achat s'avère indispensable. Toutefois, le joueur "péceiste" dans l'âme froncera un peu les sourcils en voyant le prix de Redux : 20 € l'unité/40 € les deux. Une réduction est offerte pour les anciens possesseurs mais pour eux l'achat est plus que dispensable.

Les sorties en extérieur possèdent des panoramas hallucinés.

L'anecdote

Le meilleur passage de Metro 2033 consiste à escorter un enfant en le portant sur vos épaules. Poursuivi par des hordes de monstres, une partie de votre écran est obscurci et il devient plus difficile de viser. C'est ce genre de passage qui rend Metro réellement unique en comparaison avec les centaines d'autres [i]FPS(/i] militaristes.
Les Plus
  • Metro 2033 lifté
  • L'univers original et intriguant
  • Le désespoir palpable
  • Un FPS carré et bien long avec quelques améliorations salutaires
Les Moins
  • La furtivité moyenne
  • Un peu cher