Call of Duty : Black Ops fait le ménage

07 déc. 2010
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Activision
  • Développeur Treyarch
  • Sortie initiale 9 novembre 2010
  • Genre First Person Shooter

Call Of Duty : Black Ops est peut-être trop court en solo, mais quel bon jeu ! Vitesse de déplacement, modélisation et bruitage des armes, temps de rechargement et de récupération après une blessure, impacts... tout est parfaitement dosé pour rendre le jeu violent, rapide et incroyablement sauvage : plus encore que le précédent ! Moins tactique, plus brutal, cette suite impose sa marque et perpétue efficacement la tradition. Les modes multijoueurs parfaitement calibrés, avec des maps vraiment bien pensées, sont le vrai cœur du jeu et le dotent d'une durée de vie en téflon - à condition de persévérer un peu, les débuts face à des ennemis ayant déjà débloqué pas mal d'améliorations risquant d'être assez frustrants. Un très bon titre, à recommander à tous les fans du genre.

Après le succès monumental du précédent épisode, tout le monde attendait ce Call Of Duty : Black Ops au tournant. Et à raison : c'est un très bon cru, un épisode absolument génial tant en solo qu'en multi. la raison est simple : le gameplay parfaitement rôdé est toujours aussi nerveux et spectaculaire, il fait la part belle aux actions décisives et ménage son lot de décharges d'adrénaline. Pas de doute, Call Of Duty : Black Ops place la barre très haut, au point de nous donner des réflexes et des attentes que la concurrence, de son côté, aura désormais bien du mal à satisfaire...

Le jeu se concentre sur l'agent Mason, au fil de flash-back confus.

Retour vers le passé

Les premières minutes de Call Of Duty : Black Ops ont de quoi faire peur : cinématique incompréhensible, réalisation d'un autre âge, environnement cubain complètement atypique, armes démodées... Le choc est rude. Il faut s'enfoncer dans les hautes herbes, envahir une maison fortifiée, slalomer au milieu des rafales, arpenter des couloirs qui tremblent sous le feu des explosions puis enfoncer la porte derrière laquelle se cache Fidel Castro pour retrouver le peps légendaire de la série. Le tempo légèrement accéléré rend l'action plus brutale, moins stratégique, un sentiment renforcé au fil des missions par les armes récupérées : mention spéciale au fusil à balles incendiaires ou encore à l'arbalète dotée de carreaux explosifs... Bienvenue dans le passé.

La mission en hélico vous permet de tout raser sur votre passage !

Carrément brutal

En solo, les missions se suivent et ne se valent pas. Certains niveaux au Vietnam sont clairement un cran en-dessous, notamment lorsqu'il faut défendre une colline envahie par des hordes infinies... jusqu'à ce que vous ayez actionné le bon script. D'autres passages font clairement remonter dans le temps, comme cet affrontement entre soviets et nazis dans la neige qu'on croirait sorti du second épisode de la saga. Il n'empêche, la variété est au rendez-vous. Vous allez piloter quelques véhicules, une moto, un Hind ou encore un bateau, alterner évasions, infiltrations et assauts, le tout à un rythme trépidant. Dommage que le scénario, très confus, ne rende pas les protagonistes aussi sympathiques que dans le précédent volet - difficile de s'attacher à Mason et à ses collègues, malgré un rebondissement final très bien amené. Mais au fond peu importe : c'est surtout la prise en main qui est géniale, ce dosage parfait entre vitesse de déplacement, feeling des armes, temps de récupération après une blessure et durée de rechargement. C'est tout simplement parfait. Vous allez vous surprendre à vider votre chargeur sur un groupe d'ennemis avant de foncer les finir au couteau, plus par réflexe instinctif que par réelle stratégie. Un vrai bonheur, renforcé par des scripts qui vous rendent - brièvement - spectateur, en vous immergeant complètement dans une action hollywoodienne : coéquipier qui empale un ennemi au couteau, co-détenu qui se sacrifie pour vous, les surprises sont clairement au rendez-vous.

Vous pouvez utiliser des carreaux explosifs avec l'arbalète : génial !

Le vrai coeur du jeu

Cette rapidité de jeu, on la retrouve hélas dans la durée de vie : environ six heures en Normal, c'est trop peu pour un jeu de ce calibre. Du coup, la campagne solo fait presque figure de faire valoir : le cœur du jeu, c'est clairement le multijoueur. Doté d'un système de progression hyper accrocheur, offrant un nombre infini de personnalisations, il rend le jeu tout simplement indispensable. Après, les morts sont rapides et souvent frustrantes au début, car on meurt sans avoir rien vu venir - le revers d'un gameplay aussi nerveux que brutal. Évidemment, les joueurs qui préfèrent les longues campagnes solo aux affrontements en réseau risquent de faire rapidement le tour ce Call Of Duty : Black Ops ; point de vue campagne, cette suite est un cran en-dessous du précédent volet. Il n'empêche, difficile de bouder son plaisir face à un titre qui reprend efficacement la recette originale, tout en la renouvelant avec des environnements, des armes et un contexte historique franchement atypiques.
Les Plus
  • Rapide et brutal à souhait
  • Le système de progression en multijoueurs
  • Un contexte historique vraiment dépaysant
  • La mise en scène, brillante
Les Moins
  • Beaucoup trop court en solo
  • Certains niveaux très pauvres graphiquement