Undead Knights ou le retour des morts vivants sur PSP

24 avr. 2010
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2

Impossible de ne pas voir que les moyens financiers manquent. Mais Undead Knights est rempli d’idées plus intéressantes les unes que les autres. Souvent bourrin, comme la série qui l’inspire, il est réellement fun et souvent jouissif. Sa réalisation d’antan et son style trop emprunté à Dynasty Warriors ne lui permet pas de rentrer dans le panthéon des jeux vidéo. Mais cela ne l’empêche pas d’intégrer le groupe des «petits jeux bien sympas» si cher à pas mal de joueurs. Il ne reste plus qu’à espérer une suite avec des moyens plus importants pour que ce Undead Knights passe un nouveau palier.

Les deux éditeurs que sont Tecmo et Koei ont fusionné. Un de leurs premiers bébés est Undead Knights. Un titre qui ne laisse pas deviner qu’il s’agit d’un Dynasty Warriors-like. Alors que le commun des mortels pouvait s’attendre à un jeu dans la veine des Resident Evil, c’est bel et bien un beat them all qui vous attend. En revanche, si les ficelles sont tirées de la licence des Dynasty Warriors, l’univers est tout autre. Un changement bienvenu, qui surprend son monde et qui ajoute une grosse part de fun dans un genre que beaucoup pensent saturé.

N'hésitez pas à utiliser vos serviteurs même comme un pont.

Trahison, mort, vengeance, un cocktail bien macabre

C’est dans un Moyen Age ayant des accents européens que prend place l’intrigue de cet Undead Knights. Même si le mot intrigue est peut être un peu fort. Car comme ses dignes prédécesseurs, ce n’est pas par son scénario que le jeu brille. Vous incarnez Remus Blood (sympa le nom), vous épousez la fille du roi Kirk Gradis, dont le doux nom est Sylvia, en présence de votre grand frère Romulus. Malheureusement l’affreuse belle mère de Sylvia est une sorcière qui envenime l’esprit du monarque. Du coup, Remus, sa fiancée et son frère sont exécutés par ordre du roi après avoir émis des soupçons sur Fatima (la fameuse sorcière). Heureusement pour nos héros (et pour nous joueurs), un démon malveillant offre à nos trois compères de se venger en revenant d’entre les morts. C’est sans l’ombre d’une hésitation qu’ils acceptent, voulant s’assurer que leur meurtriers apprennent que la vengeance est un plat qu’ils vont leur faire bouffer, peu importe la température.

Une fois le cercle entièrement rempli, cet adversaire deviendra votre allié.

L’armée des morts vivants

Ce Undead Knights se pose dans une catégorie peu usitée dans le jeu vidéo. Vous jouez un revenant à qui un démon a refilé des pouvoirs, vous affrontez des chevaliers propres sur eux qui n’ont que pour seuls méfaits de servir un roi qui est ensorcelé. Alors certes, il est maintenant plus fréquent de jouer des méchants, mais Undead Knights va prendre une direction que beaucoup avait envie de voir un jour. Car en plus d’avoir le plaisir d’affronter des paladins défendant leur roi, vous recevez le pouvoir de ramener vos ennemis d’entre les morts et d’en faire vos serviteurs. Et quel pied ! Tout adversaire terrassé peut devenir un zombie à votre solde. Comme le jeu tourne sur PSP, vous ne pouvez avoir que 10 zombies en même temps, mais c’est amplement suffisant. Le rôle de votre petite armée ainsi formée ne se résume pas à la seule destruction. Il vous est possible de leur donner divers ordres et de vous en servir de multiples façons.

En bloquant vos ennemis, les zombis vous permettent d'attaquer tranquillement.

Un guerrier, dix zombies, plusieurs possibilités

En plus d’attaquer vos ennemis, vous pouvez utiliser vos serviteurs comme projectile, arme d’appoint ou bouclier. Avec la touche R vous accaparez l’attention de tous vos soldats. Cela permet de désigner une cible à dévorer ou un obstacle à détruire. En cas de problème donnez-leur l’ordre de se sacrifier pour vous aider (en s’accrochant aux ennemis pour les retenir vous laissant le champ libre), de former un pont cadavérique pour traverser un précipice… Bref les possibilités sont variées et le fun est vraiment présent. De plus, votre avatar est évidemment un guerrier accompli, ou du moins il le devient. Au fil de l’aventure vous gagnez des points (des âmes en fait) que vous dépensez pour acheter des compétences, de nouveaux combos ou des bonus augmentant vos statistiques pendant une période donnée. Les trois persos jouables ont des styles différents et il est possible de changer de protagonistes entre chaque niveau ou de les refaire avec chacun d’entres eux.

Il ne fait pas un super bouclier mais c'est mieux que rien !

Une réalisation d’outre tombe

Malheureusement, refaire les niveaux n’apporte rien de neuf. Et malgré le fun qui s’en dégage, Undead Knights souffre d’une répétitivité liée au genre. C’est à ce moment que sa durée de vie peut poser problème. Si certains la jugent plutôt courte (6 ou 7 heures), pour d’autres en rajouter aurait accentué le coté répétitif de Undead Knights. Sa réalisation n’est pas non plus exempte de défauts. Avec des graphismes dignes d’un jeu composant le line up de la console de Sony (à savoir les titres sortis le même jour que la PSP), Undead Knights ne fait pas honneur à son support. L’impression que les concepteurs nippons viennent juste de recevoir le kit de développement de la machine est omniprésente. Caméra faisant des siennes, animations presque inexistantes, décors vides, Undead Knights fait parfois peine à regarder. Il n’en reste pas moins un jeu fun, un défouloir bien pensé, une ode aux zombis et rien que pour ça, il mérite largement sa place dans le paysage vidéoludique.
Les Plus
  • Créer son armée de zombies à partir des cadavres des ennemis.
  • L’utilité des dits zombies.
  • Le (petit) côté jeu de rôle avec la progression des personnages.
  • L’ambiance bien gore.
Les Moins
  • La réalisation bien triste.
  • La caméra qui fait se qu’elle veut.
  • La répétitivité inhérente au genre.
  • Un peu court.