Sortie de route pour Destroy All Humans

08 avr. 2009
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur THQ
  • Développeur Pandemic Studios
  • Sortie initiale 13 février 2009
  • Genres Action, Aventure

Destroy All Humans : En route vers Paname ne fait que confirmer la chute d’une série qui était pourtant partie sur de bonnes bases. Le changement de studio de développement n’a pas arrangé les choses et les moyens insuffisants laissés à Sandblast Games ont eu raison de cette version. La réalisation n’est clairement pas au niveau et même si la maniabilité est au rendez vous, jamais le plaisir de jeu ne se fait ressentir. Ce Destroy All Humans dans le fond ne se démarque pas de ses ainés, les missions sont redondantes et peu nombreuses ce qui devient presque une qualité au vu de l’ennui qui guette après en avoir réalisé quelques unes. Il n’y a plus qu’à espérer un sursaut d’orgueil de l’éditeur pour que les prochains volets soient à la hauteur.

Après un épisode sur Wii assez moyen, la série des Destroy All Humans ! est de retour sur la console de Microsoft. En route pour Paname ! met toujours en scène Crypto un extraterrestre qui avait pour mission de détruire tous les humains, mais qui ne semble pas trop prendre cette dernière au sérieux. Un peu comme la série des Destroy All Humans qui s'amuse à balader les joueurs depuis quelques temps. Dommage car elle avait du potentiel.

Il est toujours possible de faire léviter des objets pour les détruire ou pour les jeter sur des humains.

Le tour du monde de Crypto

Le retour de Crypto se déroule dans les années 70 et ce n’est pas vraiment un retour. En effet, Crypto a passé plusieurs années en tant que directeur d’un casino accumulant de l’argent et récoltant de l’ADN humain. Menant sa petite vie à Las Paradiso, une ville fictive ressemblant à s’y méprendre à Las Vegas, le petit extraterrestre va devoir gérer les problèmes de voisinage. Car toute la ville est aux mains de mafieux qui voudraient bien récupérer ce casino. Un affrontement s’engage entre la mafia, puis entre les congénères de Crypto, venant de la galaxie de Nexos pour lui faire la peau. Ainsi, le scénario mène Crypto dans des villes semblables à Hollywood, Hong-Kong, Paris et enfin Furon, sa planète d’origine. Le scénario vole, encore une fois, bien bas et la seule chose qui pouvait encore rendre le jeu attrayant, tombe encore plus bas. L’humour typique de la série, qui a fait sa gloire lors des premiers épisodes c’est définitivement envolé avec ce Destroy All Humans : En route vers Paname. Les cinématiques sont mal réalisées, lourdes dans ce qui se veut être de l’humour est souvent vide de sens. En plus de ça, les doublages français sont d’une faiblesse affligeante et enterrent encore plus le jeu sous un amas de défauts.

Pour atterrir ou décoller avec le vaisseau spatial il faut obligatoirement être sur l'icone adéquat.

La foire aux bugs

Mais ce qui ruine vraiment ce Destroy All Humans : En route vers Paname c’est sa réalisation catastrophique. Graphiquement parlant le jeu est vraiment moche, l’impression d’être revenu cinq ans dans le passé est flagrante. La plupart des ennemis se ressemblent, les textures sont grossières et l’animation des personnages est souvent ridicule. En route vers Paname est composé d’une palette de bugs assez incroyable allant du simple bug d’affichage au bug de collision sans oublier l’effet d’escalier omniprésent, du clipping (apparition et disparition du décor) et d’une baisse fréquente de la vitesse d’affichage. Il n’est pas rare de croiser des ennemis volant à quelques centimètres du sol ou traversant le décor, le pire étant que leurs balles sont elles aussi des passe-murailles. Ainsi, le jeu accumule pas mal de tares au niveau de la réalisation. Le gameplay quant à lui reste dans la veine de la série puisqu’il ne change pas d’un iota. Les habitués vont vite retrouver leurs marques. Cet épisode n’est clairement pas au niveau de la 360 de Microsoft et ressemble plus à un jeu PS2. Le manque de moyens mis en œuvre se fait ressentir cruellement, et Destroy All Humans porte les stigmates du jeu bâclé pour sortir avant la fin de l’année fiscale.

Crypto peut faire apparaitre une plante carnivore géante qui dévore tout ce qui passe.

Le GTA du pauvre

Ce Destroy All Humans se présente encore une fois comme un Grand Theft Auto. Vous vous baladez tranquillement dans une ville à la recherche de missions. Bien évidemment, la ressemblance s’arrête là, puisque les villes ont à peu près toute la même architecture et surtout les missions sont peu nombreuses. Mettre le souk et attaquer les humains en dehors d’une mission est toujours marrant mais ce plaisir n’est que limité dans le temps. Pour avancer dans le scénario il faut activer une mission, sachant qu’il y a peu de missions secondaires. Le manque de diversité dans les objectifs fait pointer l’ennui rapidement. Tuer la populace, éliminer un ennemi précis, récupérer un ou plusieurs objets éparpillés dans une zone, se déplacer d’un point A à un point B, Crypto doit réaliser inlassablement ces tâches. Si dans un GTA, l’impression de liberté est présente et justifiée, dans ce Destroy All Humans : En route vers Paname elle n’est que fictive. Déambuler dans les rues pour martyriser les humains peut occuper 5 minutes mais il faut obligatoirement passer par des missions pour utiliser pleinement l’espace mis à disposition. Et encore cette partie aussi est mal réalisée car quoi que vous fassiez les ennemis vous retrouvent et vous tombent dessus. Les mafieux viennent même vous attaquer dans une base militaire hautement sécurisée. L’intelligence artificielle est à la rue et le challenge n’est jamais présent.
Les Plus
  • La maniabilité, qui même s’il elle ne change pas, a le mérite d’être à la hauteur
  • Le plaisir, éphémère, de tourmenter les humains.
Les Moins
  • La réalisation qui n’est pas digne d’une console nouvelle génération
  • L’humour noir et fin a totalement disparu
  • L’impression de toujours faire la même chose
  • Les doublages à coté de la plaque