Médaille de bronze pour New International Track & Field

22 août 2008
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Cette nouvelle cuvée de la série d'arcade mythique réussit tant bien que mal sa transition vers les nouvelles générations. Adoptant avec grâce le format tactile de la DS, New International Track & Field propose toute une gamme variée d'épreuves allant des plus classiques aux plus originales. Hélas, la variété apparente lève le voile assez rapidement sur un mécanisme de jeu finalement assez ancien et qui n'a pas daigné être remis en question au fil des années. Cœur de la série, carburer à l'huile de coude s'avère la seule et unique solution pour finir en tête de la course jusqu'à un certain point. En effet, les consignes des différentes épreuves manquent de clarté et de précision et leur exécution s'avère bien hasardeuse. Toutefois, le multijoueur se révèle toujours très amusant et le nombre de bonus imposants constitue un bon appât pour rester dans la course.

Comme dit l'adage, c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleurs soupes et Konami l'a parfaitement compris. Fort du comeback de Castlevania, le développeur Japonais ressort la licence qui a détruit des milliers de manettes NES : New International Track & Field. Lifting oblige, c'est maintenant sur DS que vous avez le loisir de vous briser le poignet. Mais cette mise à niveau s'applique t'elle réellement à l'essence du jeu ?

Faire la course contre Pyramid Head promet de nombreux fous rires.

Les chariots de feu

Track & Field est le surnom donnée aux épreuves d'athlétisme dans la langue de Shakespeare mais il s'agit surtout d'une série de jeux vidéo mythique lancée par Konami en 1983. Le principe surfe allègrement sur le succès des Jeux Olympiques en vous permettant d'endosser le rôle d'un coureur olympique sur les six épreuves sélectionnées : le 100 mètres, le saut en longueur, le lancer de javelot, le 110 mètres haies, le lancer de marteau et le saut en hauteur. Les commandes étaient bêtes comme chou : pour gagner, il suffisait de tapoter comme un fou en alternance sur deux boutons. L'exercice se révélant très fatiguant, les joueurs ont mis au point de nombreuses ruses comme la fameuse technique du briquet qui consistait à utiliser le bout d'un briquet pour tapoter rapidement sans se fatiguer. Hélas, beaucoup de concours de Track & Field se sont concluent par la destruction pure et simple des manettes. Konami a tenté à de nombreuses reprises de retrouver le succès des versions arcade et NES mais sans grand succès. Chaque génération de consoles a vu l'apparition d'un avatar de la série, généralement en partenariat avec les Jeux Olympiques, mais ces nouvelles moutures n'ont pas eu le succès escompté. Pour l'édition 2008 à Pékin, c'est sur DS que la série revient faire ses preuves.

Les "défis" ne sont ouverts qu'aux personnages cachés mais peuvent rapporter gros.

Bon départ

Une fois rentré dans cette édition 2008 de Track & Field, c’est par le thème classique des chariots de feu de Vangelis que vous êtes accueilli, digne représentant de l’esprit olympique par excellence. Comme tout bon party game, Track & Field tente de réveiller en vous la passion du collectionneur acharné car vous devrez consacrer beaucoup de temps au jeu pour en révéler tous les mystères. En effet, chaque épreuve complétée vous donne quelques maigres points qui, à force d'accumulation, vous permettront d’obtenir de nombreux, très nombreux bonus : tenues supplémentaires, objets, épreuves et même des personnages supplémentaires. D’ailleurs à propos de ces derniers, Konami sort le grand jeu car vous pouvez concourir avec toutes les grandes stars de la firme japonaise et comme pour la série des Super Smash, les surprises sont au rendez-vous : ne vous étonnez donc pas de pouvoir faire la course contre Simon Belmont, Solid Snake ou même Pyramid Head ! Chacun de ces personnages cachés possède d’ailleurs une épreuve spéciale attitrée. A vous de les découvrir. Pour profiter de toutes ces petits bonus agréables, une seule solution : terminer les différents modes championnat dont la difficulté est progressive. Hélas, la difficulté ne provient pas de l’intelligence artificielle mais des épreuves elles-mêmes. Explications.

Le triple saut est probablement l'épreuve la plus difficile à maîtriser.

Admis au repêchage

Pour rafraichir un peu son image, la sérié laisse de tapotage de boutons au second plan, même si ce dernier est toujours d'actualité, pour employer pleinement l’interface unique de la DS : le stylet et l’écran tactile. Les 24 épreuves disponibles se résument à deux ou trois épreuves succinctes à l’aide du stylet : faire tourner rapidement une roue, frotter de droite à gauche ou simplement à appuyer au bon moment sur l’écran. Si sur le papier, les situations peuvent paraître simples et efficaces, il n’en est rien au cours du jeu. En effet, les explications avant les épreuves sont standardisées et ne vous expliquent pas quel timing est nécessaire pour chaque épreuve correspondante. Le triple saut ne demande pas forcément le même tempo que le saut en hauteur par exemple. De plus, de nombreuses épreuves vous embrouillent les pinceaux vous faisant briller ou échouer de manière spectaculaire, ce qui vous fait simplement jouer au petit bonheur la chance. Un mode épreuve simple est disponible pour s’entraîner, mais même un entraînement rigoureux peut vous faire louper un des quatre épreuves obligatoires de championnat et garantir une crise de nerfs. Bref, une démonstration par l’ordinateur pour chaque épreuve n’aurait pas été de trop. Dû à la proximité des touches sur la DS, l’utilisation des touches classiques de Track & Field s’avère trop laborieuse pour être empruntée durant le jeu.
Les Plus
  • Des épreuves nombreuses et variées
  • Des bonus sympathiques et omniprésents
  • Agréable à plusieurs
Les Moins
  • Le déroulement des épreuves assez aléatoire
  • Des tutoriels confus