Titan Quest, de la suite dans les idées

24 août 2006
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur THQ
  • Développeur Iron Lore
  • Sortie initiale 30 juin 2006
  • Genre Rôle

A chaque niveau, vous pouvez améliorer les cinq caractéristiques de votre personnage, comme sa force et sa santé, et ses compétences, afin d’obtenir des sorts plus puissants. En cas d’erreur ou pour varier les plaisirs, il est possible de changer de compétences contre de l’or ; le système, très souple, permet de se faire plaisir tout en posant un dilemme bien cruel : faut-il monter de niveau afin de débloquer les sorts les plus puissants, ou faut-il dépenser les points de compétence chèrement acquis dans des sorts déjà disponibles et déjà bien utiles ? A chacun de faire son choix, en sachant que la puissance des sorts doit elle aussi être améliorée afin de toucher plus de cibles ou de faire davantage de dégâts. Mieux vaut se spécialiser plutôt que de se disperser en tout cas. Les armes peuvent elles aussi être améliorées avec des reliques, le système étant là aussi très complet. En fait, à part sa difficulté faiblarde pour les vétérans, Titan Quest offre une excellente alternative au vénérable Diablo II. Il ne propose pas la même ambiance sombre et oppressante, les balades en Grèce, en Egypte, en Chine et à Babylone étant vraiment bucoliques ; et l’interface a quelques lacunes, comme l’absence de loot automatique (le ramassage des objets n'est pas automatique). Des broutilles, surtout que l’éditeur de niveau très complet laisse augurer des extensions gratuites de qualité et qu’un mode Coopératif est disponible, ô joie.

Si vous aimez les films de gladiateurs, Titan Quest va vous plaire. Pensez donc, un bon gros jeu où le héros se balade en jupette pour massacrer des hordes de monstres aussi stupides que belliqueux, ça met forcément en appétit. Surtout quand le menu est aussi riche que varié, tant au niveau des environnements, des sorts que des modes de jeu. C’est un peu ça, l’effet Titan Quest : ce grand hack’n slash fait saliver, surtout en cette période de disette.

Malgré la 3D intégrale, impossible de faire tourner la caméra. Dommage.

Que du muscle

Titan Quest commence sur les chapeaux de roue avec des villages incendiés, des camps retranchés et des hordes de monstres sanguinaires. Quelques coups d’épée, deux ou trois flèches ou un petit sort suffisent à les terrasser, garantissant un rythme soutenu : en digne héritier de Diablo II, Titan Quest scotche n’importe quel joueur à sa souris, respectant scrupuleusement le guide du parfait petit hack’n slash. Les vagues de monstres se succèdent, les cadavres regorgent de potions, de pièces d’or ou d’armes à revendre aussi sec, tandis qu’en fouinant un peu on trouve des quêtes annexes, avec des mini boss un peu plus costauds qui lâchent quelques artefacts bien utiles. La montée en puissance progressive rend le jeu très accrocheur, la soif de nouveaux pouvoirs rendant vite accro.

Deux classes permettent de débloquer progressivement des sorts de plus en plus puissants.

Classique et efficace

La seule faute de goût dans cet hommage appuyé au ténor du genre réside dans le choix de son avatar. Pas de classes accessibles d’emblée, pas de héros préfabriqué doté d’une véritable personnalité : Titan Quest ne laisse que le choix du sexe, sans permettre de personnaliser son avatar. Les premières minutes sont du coup un poil frustrantes, le temps d’équiper son héros correctement et de choisir enfin une classe. Après quelques passes d’armes, une première spécialité devient enfin disponible ; il faut en choisir une parmi huit, afin de devenir guerrier, mage, nécromancien, chasseur ou encore rôdeur. Une deuxième classe se débloque quelques niveaux plus tard, afin d’équilibrer son héros ; une bonne idée, sauf que les débuts sont comme toujours un peu rébarbatifs, surtout pour ceux qui visent d’emblée les sorts les plus puissants.

Les passages vraiment durs sont peu nombreux, surtout grâce aux potions et aux téléportations.

Simplifiez-vous la vie

Même si le bestiaire est varié, et que certains sorts ne marchent pas avec tous les monstres, Titan Quest s’avère tout de même facile. Vous allez regretter d’avoir tout misé sur l’absorption de vie une fois confronté aux squelettes qui y sont immunisés, ou vous découvrirez les charmes de la course à pied après avoir choisi la classe de rôdeur comme premier choix. Mais globalement, les monstres offrent bien peu de résistance, même en hordes. Entre les potions qui remettent l’énergie au maximum en un clin d’oeil, les portails de téléportation qui ramènent en ville et qui se posent où on veut, et la barre de vie des boss qui ne remonte même pas entre deux rounds, tout est fait pour faciliter la vie du joueur. La mort n’enlève que quelques points d’expérience, vite regagnés en revenant sur les lieux de son décès, de sorte que la progression reste aisée. Les pros vont regretter de ne pas pouvoir taquiner les deux autres niveaux de difficulté d’emblée, puisqu’il faut finir le jeu plusieurs fois afin de les débloquer. Ils se consoleront avec l’arbre des compétences, largement pompé sur celui de Diablo II.
Les Plus
  • Une réalisation de haut vol
  • L'arbre des compétences bien conçu, l'amélioration des armes bien pensée
  • Le bestiaire mythologique, ça change un peu
Les Moins
  • Trop facile pour les habitués du genre
  • Pas de loot automatique ni de rangement optimisé de l'inventaire