Fire

08 mai 2015
Testé par sur
Disponible sur
3

Feu follet ou feu de forêt ?

Fire est un bon jeu d'aventure avec un design et un univers déjanté à souhait qui prouve que Daedalic est aussi doué sur les jeux sérieux que sur les jeux plus légers comme celui-ci. Si la faible difficulté des énigmes et la courte durée de vie du jeu peuvent rebuter les habitués, ceux qui veulent s'essayer au genre ressortiront ravis de cette expérience de jeu.

Développeur de beaucoup de point & click, Daedalic nous a habitué à des jeux soignés aussi bien esthétiquement qu'au niveau des énigmes qu'ils proposaient. Après le RPG stratégiques avec Blackguards 2 en début d'année, le studio allemand revient au jeu d'aventure avec Fire. Confirment-ils ici leur maîtrise du genre ?

L'histoire

Ungh, un homme préhistorique se voit confié la veille du feu. Seulement voilà, il s'endort pendant la nuit et au petit matin, il ne reste plus qu'un tas de cendres. La sanction est irrévocable : Ungh est banni du village. Il se met alors en quête du Fire, élément indispensable à son retour au village. Ce petit scénario sans prétention permet de vous présenter le personnage et l'univers dans lequel il évolue. Doté d'une esthétique cartoonesque, Fire impose dès le début son côté déjanté assumé de bout en bout et vous demande d'aider Ungh, un petit bonhomme bedonnant, qui n'a pas l'air franchement très fin mais dont les mimiques attendrissent.

Vous avez aussi le droit à un test de Q.I.

Le principe

Fire se veut être un jeu d'aventure point & click. Dans l'idée c'est le cas, mais dans les faits, les puristes risquent de grogner en entendant cela. Vous parcourez plusieurs niveaux au cours du jeu, tous sauf un vous mettent face à une énigme qu'il vous faut résoudre. Il vous faut chercher avec votre souris les différentes choses avec lesquelles interagir pour progresser. Fire respecte le gameplay du genre. Mais le problème du jeu est que vous n'avez pas véritablement l'impression de vivre une aventure, mais plutôt une succession d'énigmes plus ou moins difficiles.

Daedalic a tout de même réussi à en faire l'une des forces du titre, puisque vous devez résoudre l'énigme avec ce qui se présente à vous dans les différents tableaux du niveau, pas avec ce que vous avez trouvé plus tôt dans le jeu. Aucun inventaire n'est présent, ce qui vous évite le stress de passer à côté d'un objet pour les moins habitués au genre. Les énigmes sont drôles et bien servies par l'environnement cartoon qui regorge de détails. Le sentiment de succession sans réel but est renforcé par le parti pris des développeurs de ne pas intégrer de dialogues au jeu. Il y a quelques dialogues mais ils sont en langage préhistorique et donc incompréhensibles. Cela dit, ça évite de tomber dans l'écueil de certains jeux d'aventure qui consiste à vous inonder de dialogues pour enrichir les personnages et le jeu au détriment du plaisir de jouer.

Pour la danse de la pluie, il faut savoir twerker.

Pour qui ?

Si l'ambiance et les énigmes de Fire vous feront rire, il faut néanmoins préciser qu'elles sont faciles. Tellement simples que le jeu se termine en un peu plus de deux heures. Gros point noir donc pour le jeu dont la rejouabilité est plus que limitée. De ce fait, il s'adresse plutôt à ceux qui veulent s'essayer au genre. Aussi, les parents qui voudraient initier leurs enfants où leurs ados aux jeux d'aventure peuvent faire confiance à Fire, il sera parfait pour commencer tout comme il sera parfait pour souffler entre deux jeux d'aventure plus exigeant tout en gardant ses méninges actives. De plus, son prix vraiment très bas ravira les tirelires les plus modestes.

C'est un monolithe ! C'est un téléphone ! Non, c'est une fusée?!

L'anecdote

En fin d'année dernière sortait Randal's Monday, un jeu seulement édité par Daedalic qui débordait de références à la pop-culture. Fire nous gratifie lui aussi de petits clins d’œil à travers les différents niveaux du jeu. Celle qui m'a le plus fait rire, c'est lorsque l'on tombe sur un monolithe semblable à celui de 2001, l'Odyssée de l'Espace qui se révèle finalement être un smartphone. De là-haut, Stanley Kubrick doit bien se marrer.
Les Plus
  • Très accessible
  • L'univers loufoque
  • Les références à la culture contemporaine
  • La variété des énigmes
  • Assez drôle
Les Moins
  • Trop accessible
  • Beaucoup trop court