Test | The Perfect Pencil
13 mars 2026

Affrontez votre peur pour vous en défaire

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The Perfect Pencil
  • Éditeur Studio Cima
  • Développeur Studio Cima
  • Sortie initiale 29 janv. 2026
  • Genres Action, Aventure, Indépendant

Imaginez un monde onirique représentant vos peurs, vos combats intérieurs et ce que vous redoutez le plus à propos de vous-même. C'est ce monde que John, un garçon à tête de caméra, se doit de traverser afin d'espérer en sortir. Arrivera-t-il à affronter ses résidents, tous plus étranges les uns que les autres, ou en fera-t-il lui aussi partie... ? Le premier jeu de Studio Cima sort après 6 ans de développement. Son thème et son univers représentent une prise de risque pour un jeu de plateforme 2D. The Perfect Pencil arrive-t-il à bâtir une bonne première impression du studio ?

L'histoire

Vous vous réveillez déboussolé par la lumière d'un phare braqué sur vous. Vous êtes dans le noir, dans un endroit inconnu, votre tête a disparu mais une voix vous guide vers elle... Cette voix rassurante appartient à un mystérieux homme en scaphandre, qui vous offre bien gentiment une caméra afin de remplacer votre tête. Il vous indique que vous êtes arrivé là à cause d'Elle, White Beast, et qu'il va vous falloir la tuer afin d'échapper à son royaume. Cette interaction surréaliste marque le début de votre aventure.



En s'avançant dans une forêt, John, le personnage que vous incarnez, s'équipe d'une épée-crayon. Des ennemis déguisés en bébé vous attaquent, des personnages peu communs vous mettent des bâtons dans les roues... Vous vous rendez compte qu'il va falloir vous armer de courage pour parvenir à votre objectif. Chaque zone représente une façon de faire face à la peur, à White Beast, et l'avenir de ce petit John ne dépend que de vous et de vos choix.
Ce pauvre John en voit de toutes les couleurs… Et pas qu'à cause de sa tête-caméra

Le principe

Le premier tribunal qui juge votre personne, et non vos crimes.

The Perfect Pencil est un jeu de plateforme qualifiable de Metroidvania. Le but est de combattre des ennemis et des boss de plus en plus difficiles, et d'accomplir des quêtes donnant accès à des objets ou des capacités débloquant la suite du jeu. John se bat avec son épée-crayon. Le style de combat et de déplacement ainsi que l'interface de jeu sont semblables à celui du jeu Hollow Knight, donc si vous en avez l'habitude, vous ne serez pas désorienté. John possède une caméra à la place de sa tête, lui permettant d'analyser des objets ou des personnages. Cela permet d'en apprendre plus sur ceux-ci, mais également d'avancer dans l'aventure.



Chaque nouvelle zone vous apprend une nouvelle capacité qui vous permet d'accéder petit à petit à toute la carte du jeu, et également à rencontrer des nouveaux personnages qui vous aident (ou pas) durant votre expédition. Les dialogues sont drôles, déconcertants et parfois touchants. Il y a toujours le temps pour participer à un concours de clashs intellectuels, même lorsque vous êtes en danger de mort !

Le jeu offre une grande liberté de déplacement, et est rempli de secrets et de quêtes secondaires. Certaines d'entre elles sont données au début du jeu et réalisables seulement à la fin, garantissant une redécouverte constante. Qui dit exploration libre et dialogues à choix, dit fins multiples ! Il existe en effet différentes manières de finir le jeu selon les choix que vous faites tout au long de l'aventure. Parviendrez-vous à la fin idéale pour John ?
Hollow Knight si c'était une séance chez le psy

Peurs intérieures

Une forêt toute douce, on aimerait presque y rester pour toujours…

The Perfect Pencil traite d'un sujet lourd : les troubles psychologiques et la peur qu'ils inspirent, et comment celle-ci guide nos réactions. Cette peur est symbolisée par White Beast, un loup blanc apparaissant par le biais de la tête-caméra du personnage. Les habitants de ce monde y sont amenés car leurs problèmes psychologiques deviennent trop lourds à porter. Ils n'arrivent pas à sortir de cet endroit car ils n'ont pas le courage d'affronter leur peur, ils se retrouvent alors à agir de différentes manières afin de s'en protéger. Le jeu est composé de plusieurs zones, représentant ces différentes modalités de protection. Par exemple, la ville de Clemensburg dépeint la peur du jugement des autres, qui se transforme en jugement abusif et persécuteur envers autrui. Le premier monde, la Soft Forest, symbolise le renfermement complet chez soi dans son confort, sans jamais en sortir.



Les personnages rencontrés luttent tous contre leurs propres problèmes. De temps à autre vous pouvez les aider, mais il arrive qu'ils refusent de sortir de cet endroit, par peur d'affronter... leur peur. En avançant dans le jeu, vous retrouvez parfois des personnages encore plus enfoncés dans leur détresse mentale, mais il arrive aussi que certains font tout pour s'en sortir et continuent malgré les difficultés. La véritable beauté du jeu est là : son histoire s'adapte aux choix de chacun, et rien n'est statique, tout comme l'est un état psychologique.
Lumières, caméra, dépression !

Pour qui ?

Que choisirez-vous entre non, non et… non ? Le choix est vôtre.

En une vingtaine d'heures, The Perfect Pencil fait rire, fait réfléchir et trouble. Il est important de noter qu'à l'heure de l'écriture de ce test, il n'existe pas de traduction française, et la narration utilise parfois un langage légèrement compliqué. Si vous souhaitez comprendre chaque nuance des dialogues, il est recommandé d'avoir un bon niveau en anglais, et si vous ne comprenez absolument pas la langue, vous risquez d'être rapidement perdu.

Si c'est la première fois que vous jouez à un jeu de plateforme 2D, les combats peuvent parfois être durs à maîtriser, mais rien d'impossible à surmonter. Quant au plateforming, il n'y a pas d'endroits spécialement difficiles d'accès, et les nouvelles capacités de déplacement apprises au fur et à mesure de l'aventure sont intuitives. Le jeu reprend les codes de gameplay de Hollow Knight, rendant sa prise en main d'autant plus aisée si vous y avez déjà joué.

The Perfect Pencil est typiquement le genre de jeu où il est agréable de se poser avec un bon chocolat chaud le soir, un casque sur les oreilles et le son à fond pour capter l'ambiance au maximum. Si vous aimez alterner entre rires, peur, tristesse et confusion, foncez !


Une aventure psychologique et sombre, où il est permis de s'arrêter pour faire de la corde à sauter

L'anecdote

Un dessin tout à fait normal et pas malsain du tout !

J'ai personnellement adoré le jeu. Son côté un peu malsain m'a à la fois chamboulée et attirée, et j'ai été touchée par l'histoire ainsi que par le développement de certains personnages que l'on peut croiser tout au long de l'aventure. Ces interactions dynamisent le jeu, et appuient l'idée que traverser une période psychologiquement difficile ne condamne pas à rester éternellement dans le même état d'esprit. Le message du jeu est beau, humain et s'appuie sur un monde onirique pour le représenter.



Je dois avouer que je ne suis pas fan du principe des Metroidvania . Je me perds très souvent et j'oublie ce qu'il faut faire, mais je n'ai eu aucun mal à me repérer ni à me souvenir de mon objectif dans The Perfect Pencil. J'étais satisfaite de la fin que j'ai obtenue, mais je compte bien replonger dans le jeu afin d'en découvrir d'autres !


Moi, avoir peur ? Ha ha ha… Oui. Et c'est ok !
Les Plus
  • Une ambiance graphique et sonore prenante
  • Des dialogues à la fois absurdes et intelligents, donnant de la personnalité aux personnages
  • Des décors diversifiés
  • Une histoire sur une thématique profonde
  • Une narration emplie d'émotions
Les Moins
  • Pas de traduction française, et un anglais parfois compliqué à comprendre
  • Pas de moyen de téléportation avant plus de la moitié du jeu
  • Le système de combat n'a parfois pas assez de répondant
Résultat

Êtes-vous prêt à affronter votre peur ? The Perfect Pencil traite de le psychologie de la peur, et ce brillamment. L'exploration de chaque zone remet en perspective les réactions de chacun face à leur propre détresse mentale, et tout cela sous format de plateformer 2D. Une fin influencée par chacun de vos choix, une exploration libre et vous voilà dans une aventure personnalisée par vos actions.

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Tribune libre