Cities : Skylines

27 avr. 2015
Testé par sur
Disponible sur
4

Un SimCity version maxi

Cities : Skylines s'impose ni plus ni moins comme le meilleur city builder depuis SimCity 4. Il réussi à redonner de l’intérêt à un genre laissé de côté depuis des années. La taille des cartes, la complexité des villes construites et les nombreuses bonnes idées le placent bien loin devant son rival SimCity. Pour chercher la petite bête, on peut reprocher le manque de diversité des bâtiments et l'ambiance sonore un peu agaçante mais même ces réserves ne pourront vous gâcher le plaisir de voir votre ville s'épanouir.

SimCity et Maxis sont dans un bateau, les deux tombent à l’eau, que reste t-il ? La réponse est simple, il reste des développeurs encore passionnés par le genre, qui vont tout faire pour nous produire un city builder de qualité. Allant jusqu'à plagier SimCity sur certains points, les petits gars de Colossal Order désirent par dessus tout réussir là ou Maxis a échoué.

Le contexte

En 2013, Maxis décide de sortir SimCity. Le jeu décevait les bourgmestres en herbe du monde entier, qui attendaient cette évolution de la franchise depuis de nombreuses années. Les critiques fusent sur la toile et les joueurs se font entendre. Ces appels, les finlandais de chez Colossal Order les ont entendu, et tels des héros de bande dessinées, ont décidé de sauver la veuve et l’orphelin. Du côté de la concurrence ça ne fait pas beaucoup d’effort, le timide City XXL peine à séduire et surtout ressort chaque année simplement affubler d’un X en plus. C’est exactement là où Cities : Skylines peut tirer son épingle du jeu et se positionner en tant que référence du genre.

L'échangeur de la mort qui vous fera perdre 3 heures de votre vie.

Les outils

Dès le lancement d’une partie vous vous sentirez déjà comme chez vous. L’interface est très inspirée de SimCity, pour preuve, vous retrouverez les trois barres colorés qui indiquent les besoins de la ville, le bonheur global ainsi que les classiques outils de construction. Un petit oiseau ressemblant étrangement au logo de Twitter, vous guidera par le biais de "tweets" marrants et instructifs sur le niveau de vie au sein de votre belle cité. Une idée brillante si seulement les messages étaient moins rébarbatifs. L’affichage en mode monochrome mettant en évidence des domaines de gestion précis est également présent, encore une fois, belle inspiration "SimCityesque".

La gestion de la ville en elle même se fait très simplement, les outils sont efficaces et disposent de plusieurs "pinceaux" allant du rectangle de sélection, au remplissage automatique d’une zone. Le code couleur bien connu des joueurs de SimCity est de mise : le vert pour les résidences, le bleu pour les zones commerciales et le orange pour les zones industrielles. Nous pourrions crier au plagiat tant les ressemblances avec son modèle sont frappantes mais nous n’en ferrons rien.

Les développeurs ont réalisé un vrai travail d'orfèvre concernant la construction de route. C’est un pur bonheur que de tracer des voies qui se superposent sur deux, trois ou même quatre niveaux. Vous êtes le seul à décider des limites et vous risquez de passer de nombreuses heures à essayer de trouver la configuration optimale pour générer le trafic le plus fluide possible.

Les villes sont très convaincantes.

Le principe

En toute honnêteté, Cities : Skylines n’est pas vraiment un jeu de gestion. Vous allez passer plus de temps à construire votre ville qu’a contrôler vos finances. L’argent va vite couler à flot si vous ne faites pas n’importe quoi. Il suffit de veiller à ce que les désirs des habitants soient comblés, et ils ne sont pas nombreux. Quelques décorations çà et là et des transports en commun à chaque angle de rue suffiront à faire évoluer votre population et par la même occasion, vos rentrées d'argent.

Ce qui faisait défaut à SimCity en son temps était la taille de ses cartes. Dans Cities : Skylines, vous allez pouvoir bétonner de la rue sur des kilomètres ! En effet, au cours de votre partie vous débloquerez des zones frontalières afin d’étendre vos frontières jusqu’à huit fois. Contrairement à son modèle, les zones ne sont pas instanciées, lorsque vous achetez une parcelle, c’est votre ville actuelle qui s’étend et non pas une ville annexe interconnectée.

Mais cette débauche de taille et de contenu est maîtrisée à la perfection grâce à un système de progression qui vous fera acquérir les parcelles et de nouveaux bâtiments au fur et a mesure que votre cité s’agrandit. De ce fait, vous ne vous sentirez jamais perdu dans la masse d’outils.

Tiens, ça ressemble à un autre jeu.

Pour qui ?

C’est bien simple, Cities : Skylines s'adresse principalement à tout les joueurs ayant été déçus par le semi échec SimCity. Cela dit, les joueurs l’ayant apprécié s’y retrouveront sans problème et pourront enfin construire des villes dignes de ce nom. Les néophytes ne seront pas en reste grâce à la difficulté assez basse du titre.

Un quartier maudit se cache sur cette image.

L'anecdote

C’est l’histoire de Basthena, une petite ville fluviale ou la vie coulait tranquillement son cours. On raconte qu’un quartier de la mégapole était hanté. En effet, chaque mois, un bâtiment figurant dans le lieu dit des Cyprès s’enflammait inopinément. Le maire, très inquiet, n'hésita pas à rajouter des stations de pompier pour sécuriser la zone. Malgré ça, le pauvre bourgmestre constatait les dégâts toujours trop tard. Les mois passaient, et les immeubles partaient en flamme. C’est un beau jour de printemps que Monsieur le maire compris le phénomène. En zoomant bien sur son quartier, il s'aperçut que les routes étaient à sens unique, et que les pompiers, malheureux combattants du feu, n’avaient jamais pu accéder au bâtiments en question.
Les Plus
  • Des cartes immenses
  • Techniquement irréprochable
  • Une interface parfaite
  • Steam workshop
  • Les transports en commun
  • Les outils de route
Les Moins
  • La musique trop répétitive
  • La difficulté quasi nulle