Deponia

03 févr. 2017
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3

La route bis d'Elysium

Sans compter les gros succès épisodique de TellTale Games, versions très simplistes du genre, il n’existe que peu de point and click sur console de salon. Deponia se place comme un descendant spirituel des classiques du genre, sans les transcender non plus. Il n’en reste pas moins un titre agréable, drôle et plein de bonne volonté. Espérons que Daedalic Entertainment propose aussi la suite de cette saga afin que les possesseurs de consoles puissent continuer la sympathique histoire entamée avec cet opus.

Deponia voit enfin le jour sur console de salon, pour le plus grand plaisir de tous les amateurs d’aventure point and click. À une époque où la concurrence propose des jeux épisodiques, remplis objectifs en surbrillance à l'écran, un titre comme Deponia peut-il encore tirer son épingle du jeu ?

L'histoire

Vous voilà dans la peau de Rufus, un jeune homme très prétentieux, égoïste, lâche et détesté de tous. Vous vivez toujours chez votre ex bien-aimée, qui n’a qu’un seule envie : vous faire déguerpir. Et ça tombe bien, votre souhait le plus cher est de quitter cette planète décharge qu’est Deponia pour rejoindre Elysium, un paradis flottant. Bien évidement, vous êtes bien trop raffiné pour vivre sur cette poubelle. Vous n'hésitez donc pas à créer une machine extraordinaire capable de vous propulser sur un vaisseau de transport en partance pour Elysium. Nous vous laissons deviner la suite.

L’histoire de Deponia n’a rien de bien original, mais a le mérite de vous faire sourire à de nombreuses reprises. Rufus est vraiment insupportable et vous vous mettrez à le mépriser de temps en temps. Les personnages sont hauts en couleurs, les dialogues sont assez bien écrits et souvent drôles. Un très bon travail a été effectué de ce côté là par l'équipe allemande de Daedalic Entertainment.

Les différents niveaux sont visuellement très réussis. La direction artistique est irréprochable.

Le principe

Deponia est un point and click à l’ancienne, comme savait si bien faire LucasArts. Vous vous baladez de tableau en tableau à la recherche d’objet à combiner afin de faire avancer l’histoire. Les niveaux sont tous très réussis tant au niveau des dessins que des musiques choisies. Chaque panneau vous donne l’impression d’être une case de bande-dessinée très détaillée. Petit bémol concernant les animations, qui apparaissent trop simplistes et saccadées.

Les énigmes sont bien réalisées et vous demanderont souvent de vous triturer les méninges pour trouver la solution. Il arrive qu’elles paraissent impossible à résoudre sans l’aide de votre ami google, mais si vous parcourez le jeu correctement en parlant à tous les personnages, vous aurez très certainement entendu une phrase qui vous semblait totalement hors-sujet et qui, finalement, se trouve être la solution de votre casse-tête. Et si la solution ne se présente toujours pas à vous, essayez de mixer tous les objets de votre inventaire ensemble... Sait-on jamais !

Le dialogue entre Rufus et le gros bonhomme moustachu est tout simplement absurde.

Pour qui ?

Deponia, comme dit plus haut, est un point and click assez classique, avec gestion d’inventaire. Contrairement à la mode des jeux TellTale comme Walking Dead, les objectifs ne sont pas forcément mis en évidence et vous allez devoir faire preuve de réflexion. Si vous venez de ces jeux là, il y a des chances que Deponia vous ennuie plus qu’autre chose, et vous passerez votre temps à chercher les solutions sur la toile.

Par contre, si Monkey Island, Grim Fandango ou Runaway font partie de vos classiques vous avez des chances d'apprécier le titre de Daedalic Entertainment, bien qu’il risque de vous paraître trop classique.

Goal, la demoiselle en détresse, n'est pas le personnage le plus intéressant du titre.

L'anecdote

Vers le milieu de l’aventure, ma console a eu la bonne idée de participer aux grosses inondations récentes. Résultat, en plein milieu d’une sauvegarde, la foudre, cette coquine, surprit cette pauvre machine de jeu. Ma PlayStation, prise de panique, s’éteignit sans prévenir, me laissant juste mes yeux pour pleurer. Au redémarrage de la console, impossible de relancer le jeu. Quelle fut ma joie de re télécharger l'intégralité du titre et de constater une fois le jeu relancé, la disparition de la sauvegarde. Amen !
Les Plus
  • Des niveaux magnifiques
  • L'humour omniprésent
  • Rufus, un imbécile qu'on apprend à apprécier
Les Moins
  • L'ergonomie à la manette, c'est pas encore ça
  • Pas mal de problème pour attraper certains points d'intérêt
  • Certaines énigmes beaucoup trop tordues
  • Maintenant, la suite ?