Oceanhorn

06 avr. 2015
Testé par sur
Disponible sur
3

Roi de l’océan iOS, petit poisson PC

Oceanhorn est malgré tout un bon jeu. Des musiques sympathiques, une ambiance rafraîchissante même si elle apparait un peu trop naïve. Très inspiré de Zelda dans sa direction artistique et ses mécaniques, il le mime trop timidement pour espérer l’égaler. La petite dizaine d’heures du jeu passe sans accrocs et sans difficulté. Sur PC, Oceanhorn souffre trop de la comparaison avec les autres gros titres disponibles sur ce support. Cela dit, si vous désirez jouer à un Zelda sans prise de tête et sur PC de surcroît, Oceanhorn est pour vous.

Il était une fois un jeu mobile, l’un des plus ambitieux et réussi sur iOS. Un jour, il décida de délaisser son village natal afin de découvrir les vastes mers du jeu vidéo PC. Pendant son périple, il rencontra énormément de difficultés et s’aperçut que sa barque était peut-être un peu trop frêle et naïve pour pouvoir naviguer sur les eaux impitoyables et déchaînées de l’océan PC. Malgré ça, arrivera t-il à surmonter la tempête et parvenir à bon port en un seul morceau ?

L'histoire

Développé par le petit studio Cornflox & Bros, Oceanhorn voit le jour en novembre 2013. L’ambition de l’équipe était, à l’époque, de proposer aux utilisateurs iOS une expérience similaire à celle du Zelda de Nintendo, rien que ça ! Une bien belle idée, sachant que sur PC, il faut se lever tôt pour dénicher un zelda-like de bonne facture.

Tout commence une sombre nuit pluvieuse. Votre père décide de quitter la maison et de partir à l’aventure pendant votre sommeil. Cette introduction ressemble à s’y méprendre à The Legend of Zelda : A Link to the Past. Mais la comparaison avec ce titre s'arrête là. Votre paternel s’en est donc aller combattre la terreur des mers Oceanhorn. Quelques jours plus tard, votre héros décide de partir à la recherche de son parent perdu et de sauver le monde d’Arcadia, guidé par un vieil ermite mystérieux qui n’hésitera pas à vous apprendre les bases de la vie d’aventurier. Le jeune homme va devoir affronter les océans afin de récupérer les trois symboles divins qui lui permettront peut-être, de vaincre l’ignoble bête ! Non, non, ce n’est pas Ocarina of Time dont il est question !

L’histoire est très classique. Hélas, Oceanhorn est beaucoup trop naïf pour que son scénario ne passionne. Ce dernier aurait gagné en profondeur si les personnages secondaires étaient un minimum développés, mais ils ont rarement plus de cinq lignes de dialogues. Cela dit, de nombreuses pancartes et livres sont présents et étoffent tout de même le petit univers du jeu.

La navigation est trop anecdotique.

L'emballage

Visuellement, le titre n’a pas perdu de sa superbe en passant sur PC. Il est très coloré et la patte artistique, bien que classique, fonctionne toujours autant. Les designers ont clairement pioché du côté de The Wind Waker. Il y a bien pire comme modèle. Quant à l’ambiance musicale, si elle se révèle très correcte, certaines musiques ne collent pas du tout avec les événements auxquels elles sont associées, et c’est dommage car d’autres pistes sont vraiment très bonnes. Mention spéciale à la musique de la dernière île, très tranchée et pleine de caractère. Notons la présence de Nobuo Uematsu sur certains morceaux, célèbre compositeur de la saga Final Fantasy.

Le monde est très coloré.

Le principe

Dès les première minutes, vous jurerez être dans un Zelda. Tout y fait penser. L'attaque circulaire à l’épée, le héros obsédé par les pots et qui a la fâcheuse tendance à découper tous les buissons afin de récolter des pièces d’or. Les différents objets récupérés au cours du jeu sont des habitués des jeux Zelda, en commençant par l’arc ou les bombes et en passant par les quarts de cœur et les petites clés.

Le schéma de progression est aussi très similaire à son modèle. Ainsi, vous devrez découvrir des donjons, les parcourir, récupérer l’objet et tabasser le boss jusqu'à ce que mort s’en suive. Et ce jusqu’à la fin du jeu. Souvent, vous pourrez venir à bout de n’importe quoi avec des bombes ! Et c’est bien plus facile qu’avec l’arme de base.

La naïveté d’Oceanhorn se retrouve aussi dans son gameplay. Le jeu singe Zelda, mais paradoxalement, il le fait trop timidement. Les énigmes sont beaucoup trop faciles et surtout se répètent continuellement. Si vous avez compris comment fonctionnent les “blocs à pousser” dans n’importe quel Zelda, alors vous terminerez Oceanhorn sans aucun problème.

Viennent ensuite les voyages entre les îles. C’est amusant la première fois. Mais vous devez faire des dizaines d’aller-retour au cours de votre partie, et tirer sur des tonneaux pendant au moins une minute à chaque fois (ce qui est rébarbatif).

Malgré tout ça, le titre est très maniable, l’équipe de développement a fait un très bon portage et a bien peaufiné les contrôles. Ainsi, le jeu est tout aussi agréable à la manette qu’au combo clavier/souris.

Ça ne vous rappelle rien ?

Pour qui ?

Si vous avez déjà retourné la version iOS dans tous les sens, nous pouvons que vous conseiller de faire l’impasse sur cette version PC qui n’apporte finalement pas grand chose de nouveau. Si vous n’avez jamais joué à ce titre, deux choix s’offrent à vous. Soit vous êtes pauvres et vous avez un iphone/iPad (pas si pauvres finalement), auquel cas vous pouvez vous rabattre sur la version mobile qui coûte environ 9 billets. Soit vous êtes riches et vous pouvez vous permettre de vous offrir Oceanhorn à 15€ sur votre bel écran 4K.

La tri...Ah bah non.

L'anecdote

Oceanhorn arrive à souffler le chaud et le froid. Selon la plateforme sur laquelle il tourne, il est soit chef-d’œuvre, soit amuse-bouche. Nous avions été très emballés à l’époque de sa sortie iOS, au point de ne pas lui trouver de défaut majeur. Sur PC, les exigences ne sont plus les mêmes. Si sur iOS il mettait la barre haute et dévorait tous les petits poissons, il doit faire face à des mastodontes sur ordinateur.
Les Plus
  • C'est très beau
  • Certaines musiques de très bonne qualité
  • La maniabilité est bien meilleure que sur iPhone
Les Moins
  • L'histoire est trop banale
  • Beaucoup trop naïf
  • C'est court (à peine 8 heures)