Woolfe : The Red Hood Diaries

02 avr. 2015
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Développeur Grin
  • Sortie initiale 17 mars 2015
  • Genres Action, Plateformes

Pas vraiment un conte de fée

Woolfe : The Hood Diaries est une bonne surprise. L'univers est bien travaillé et la relecture de ce conte archi-connu est assez rafraichissante. Malgré quelques imperfections du côté du gameplay notamment en combat, le jeu brille par sa direction artistique clairement époustouflante qui mériterait un moteur graphique de plus grande envergure. Hâte de savoir ce que le volume 2 nous réserve...

Après Alice il y a maintenant quelques années, c'est au tour du Petit Chaperon Rouge d'avoir sa version revue et corrigée façon conte pas vraiment de fée. Woolfe : The Red Hood Diaries vous offre une nouvelle interprétation de l'histoire du Grand Méchant Loup grâce à un studio indépendant du nom de GRIN.

L'histoire

Woolfe : The Hood Diaries, c'est une histoire de vengeance. Celle de Red, fille de Joseph Hood désormais orpheline. Alors qu'elle est déterminée à mettre fin aux jours de B.B. Woolfe, Red va en apprendre un peu plus sur la mort soit disant accidentelle de son père et sur les enlèvements qui ont lieu dans la ville depuis des années.

Red aime bien poser.

Le principe

Woolfe : The Hood Diaries prend la forme d'un jeu d'action-aventure dans lequel vous incarnez Red aka Le Petit Chaperon Rouge. Sauf que cette fois-ci, le conte connu de tous est revisité et la jeune héroïne n'a pas besoin du chasseur pour se défendre : elle a une hache qu'elle a appris à maitriser avec sa Mère-Grand. Vous parcourez des niveaux en 2.5 D, c'est à dire que vous alternez entre passages en 2D assez classiques et des passages qui jouent plus avec la profondeur de champ. C'est un peu perturbant les cinq premières minutes mais vous vous y faites très bien.

Il y a un bon paquet de phases de plates-formes plutôt bien pensées et très dynamiques. Les développeurs ont su utiliser parfaitement les différents niveaux de plans pour enrichir leur jeu. Si on peut déplorer l'approximation de certains mouvements lors des combats, celle-ci sert bien le joueur lors des moments de plates-formes puisque le jeu est assez permissif. C'est un réel bonheur de parcourir les niveaux tant la direction artistique de Woolfe : The Hood Diaries est excellente. Les décors sont vraiment soignés malgré une qualité graphique qui laisse à désirer, en particulier dans l'animation des personnages. Les effets de lumières alliés aux décors sont un régal pour les yeux.

Retour à l'envoyeur...

Pour qui ?

L'univers du Petit Chaperon Rouge revisité par GRIN est convaincant. Les développeurs livrent là un conte sombre empreint de vengeance. Les décors et l'ambiance collent parfaitement au ton du jeu qui évidemment ne plaira pas à tout le monde. Il est bien sûr déconseillé aux enfants tant par la violence physique que morale qui peut se dégager du titre. Par contre, ados et adultes fans ou non de contes y trouveront largement le leur (de compte).

Les effets de lumières sont vraiment soignés.

L'anecdote

Woolfe : The Hood Diaries souffre d'un seul réel problème. À peine entré dans son univers et complètement rallié à la vendetta de Red, vous devez en ressortir, car il ne dispose que de trois niveaux. Le jeu est extrêmement court et qu'elle ne fut pas ma surprise lorsqu'en battant le second boss, je me suis retrouvé devant le générique. Je l'avais un peu vu venir en voyant le nombre de Succès Steam. Mais j'étais quand même frustré après à peine 1 heure 35 de jeu...
Les Plus
  • Une direction artistique bluffante
  • La perspective d'un volume 2
  • L'univers du Petit Chaperon Rouge revisité
Les Moins
  • La maniabilité approximative pendant les combats
  • Trop court, beaucoup trop court
  • Les phases de plates-formes nerveuses