IL-2 Sturmovik : Birds of Prey décroche

13 oct. 2009
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Ennuyeux. Voilà l'adjectif qui convient le mieux à IL-2 Sturmovik : Birds of Prey, un titre qui réussit à proposer un mode arcade bien fichu et un mode simulation exigeant, mais qui écope de trois défauts rédhibitoires : une maniabilité pénible avec des sticks analogiques mal réglés, une mise en scène soporifique et des missions interminables. L'intérêt décroît donc progressivement, malgré la variété des campagnes et un mode multijoueur qui permet d'affronter jusqu'à 15 adversaires.

Adapter une série comme IL-2 sur consoles, c'est un petit peu comme essayer de faire rentrer une Ferrari dans une niche : ça coince. C'est en tout cas le gros à priori que l'on peut avoir en lançant cette simulation hyper pointue sur PC, faite à l'huile de coude par des russes soucieux de retranscrire au mieux le maniement et le caractère des coucous de la Seconde Guerre mondiale. La surprise n'en est que plus grande, quand gamepad en main on se surprend à découvrir toute la richesse de ce jeu qui tente le grand écart douloureux entre arcade lobotomisante et simulation particulièrement élitiste.

Vous pouvez jouer en vue externe à la Ace Combat.

Le jeu à la carte

Histoire de ne fâcher personne, les développeurs de IL-2 Sturmovik : Birds of Prey ont décidé de laisser les joueurs choisir : vous voulez un jeu tout simple avec des gros viseurs qui ciblent automatiquement les ennemis, comme si vous dirigiez un F16 au lieu d'un coucou ? C'est possible. Vous préférez le réalisme et la difficulté, engoncé dans le cockpit, avec pour seuls amis vos instruments de bord et les traçantes à esquiver en frôlant le décrochage ? C'est possible aussi. Dans IL-2 Sturmovik : Birds of Prey, tout est paramétrable : munitions infinies, nombre de Continus, modèles de vol, vues internes ou externes... Selon le degré de réalisme choisi, c'est carrément deux jeux en un que vous avez.

Les dégâts sont très bien gérés et les dislocations en vol souvent spectaculaires.

Mais où sont les missiles à tête chercheuse ?

La prise en main étant très progressive, tout se passe plutôt bien. On commence avec le mode Arcade pour se dégourdir les jambes et admirer l'aspect technique, très réussi à deux trois exception près. Les modélisations sont soignées, la localisation des dégâts aussi - une des grandes forces du jeu original, particulièrement réaliste. Le rase motte permet de vérifier que les textures au sol ne sont pas trop grossières, tandis que les vols en altitude montrent la maîtrise atteinte avec les beaux nuages volumétriques. Les quelques effets réalistes, comme les explosions ou les taches d'huile, mettent de l'ambiance, sans oublier les incontournables communications radio. Petit bémol, l'action rame parfois un peu quand beaucoup d'avions sont présents en l'air, des saccades un peu dommage.

Pensez à zoomer sur vos cibles pour espérer les atteindre : les sticks ne sont pas précis du tout.

Ca tombe à plat

Les ralentissements, ce n'est pas trop gênants. Par contre, l'ambiance lors des briefings est juste soporifique. même avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de survivre aux états d'âmes des différents pilotes qu'on incarne, assénés d'une voix monotone sur des plans fixes à mourir. Il suffit de les zapper pour retrouver des missions très nombreuses mais guère originales, qui rendent IL-2 Sturmovik : Birds of Prey un peu plan plan. Les missions s'éternisent, les vagues d'ennemi se succèdent, et c'est un soulagement de terminer ces dogfights qui n'en finissent plus. Il faut d'ailleurs pointer LE grand défaut du jeu, sa maniabilité : les pads analogiques ne sont pas bien réglés du tout et rendent les combats très pénibles. En fait, à moins d'utiliser la fonction zoom qui permet d'agrandir la cible, toucher un ennemi relève presque de la chance... Une accumulation de petits défauts qui font de IL-2 Sturmovik : Birds of Prey un jeu intéressant au début mais décevant sur la longueur.
Les Plus
  • Arcade et Simulation, les deux répondent présent
  • Le multijoueur à 16
Les Moins
  • Maniabilité frustrante
  • Missions trop longues et répétitives
  • Mise en scène aussi plate qu'une sole