Steel Horizon : il a coulé mon porte-avion !

10 nov. 2007
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur Konami
  • Développeur Climax Studios
  • Sortie initiale 27 septembre 2007
  • Genre Stratégie temps-réel

Avec des graphismes d’une laideur incommensurable, sa lenteur, son manque de challenge et sa bande son honteuse Steel Horizon se pose comme une référence dans les jeux les plus mauvais jamais sortis sur la portable de Sony. Ennuyeux et rébarbatif, sa facilité déconcertante risque d’achever les plus coriaces des joueurs fans de batailles navales, à moins que ce ne soit son scénario et ses saynètes qui sont drôles si elles sont prises au second degré. Pris au premier degré, cela rajoute au titre de Konami un défaut de plus sur la longue liste de ceux existant. Un jeu à éviter : le bateau ne prend plus l’eau, il coule déjà dans les abysses vidéoludiques.

L’éditeur japonais Konami vous invite à rejoindre les rangs des forces Alliées lors de la Seconde Guerre mondiale. Steel Horizon est la première simulation de bataille navale à sortir sur la petite portable de Sony. C'est à vous de mener votre flotte pour détruire les forces de l’Axe. Mais autant vous prévenir tout de suite, avec ce jeu votre bateau prend déjà l’eau...

Les artworks et les cinématiques sont réussis, seul bon point du jeu.

Une entame qui ne présage rien de bon

Le jeu se déroule donc pendant la Seconde Guerre mondiale, et la cinématique d’introduction vous met directement dans le bain. Pour bien démarrer, Konami vous propose un tutorial après les premiers dialogues de vos supérieurs. Malheureusement, tout commence mal pour ce Steel Horizon : les dialogues de vos hiérarchiques sont lourds et vous vous rendez vite compte que ce n’est pas le scénario qui va donner ces titres de noblesse au jeu. Mais le pire est à venir. Incroyablement long et lent, le tutorial vous apprend logiquement les bases. Quand celui-ci est enfin terminé, l’inquiétude guette quant à la qualité de ce Steel Horizon. Vous découvrez que les temps de chargement se révèlent interminables et inconcevables à ce jour. Une fois les chargements passés, le mode principal vous ouvre enfin ses portes. Steel Horizon se présente donc comme un jeu de stratégie au tout par tour, avec une pincée de jeu de rôle et un brin d’action. Le but étant très simple : détruire tous vos ennemis sur la carte pour pouvoir passer à la mission suivante.

Déplacez votre navire sur une case puis attaquez un ennemi si vous le pouvez.

Des affrontements hasardeux

Vous avez à votre disposition une flotte, avec un maximum de huit unités que vous obtenez en prenant des ports ennemis placé stratégiquement sur la carte. Steel Horizon propose une douzaine de navires aux capacités diverses, vous comptez parmi ceux-ci les destroyers, les sous-marins, les navires atelier - qui permettent de réparer vos navires endommagés - ou encore des porte-avions. Hélas, leurs différentes capacités ne vous serviront généralement à rien, les combats étant brouillons et la facilité ridiculement faible. Lors d’une mission vous déplacez vos troupes en les sélectionnant et en leur indiquant l’endroit où ils doivent se rendre. Une fois cette chose faite s’il n’y a pas eu de combats, votre tour ce termine et vos ennemis font de même. Lorsqu’une bataille éclate, Steel Horizon vous propose de prendre part au combat dans des environnements en 3D temps réel pour amener un peu d’action dans un jeu bien soporifique. Et encore une fois pour les développeurs japonais, c’est un coup dans l’eau puisque ces combats se résument à marteler le bouton carré afin de tirer et d’attendre que les attaques spéciales soient prêtes pour pouvoir en finir avec vos ennemis.

Il va falloir vous habituez à ce décor : de l'eau à perte de vue.

Touché, coulé !

A la fin du combat, vous gagnez des points pour améliorer les statistiques de vos navires. Ces points vont donc vous permettre d’augmenter quatre statistiques, qui varient selon le vaisseau amiral que vous avez choisi au début de la partie parmi les trois proposés. Mais vu la facilité de ce Steel Horizon, ces améliorations sont inutiles. Même en se battant au milieu d’un champ de mine contre une légion d’ennemis avec deux navires à disposition, il est rare de voir apparaître l’écran "Game Over". Les batailles que vous menez sont censées se dérouler dans les océans Atlantique et Pacifique, mais il est impossible de faire la différence entre ces deux environnements. Les cartes se ressemblent toutes étrangement. Vous assistez à des combats trop souvent perdus au beau milieu de nulle part, en pleine mer. Cela rajoute à votre lassitude. Et, de ce coté, la liste commence déjà à être longue. Mais ce n’est pas terminé ! Konami enfonce le clou avec la bande son de ce Steel Horizon : les bruitages sont ridicules mais le pire est qu’il n’y a, en tout est pour tout, qu’un seul thème musical (militaire bien sûr) et que ce dernier est mauvais. La cerise sur le gâteau vient du mode escarmouche, qui reprend le plus souvent les missions du mode Campagne. Mais Konami a eu la mauvaise idée d'en retirer le scénario. Ce dernier est d’ailleurs risible pour peu que vous le preniez au second degré.
Les Plus
  • Les quelques cinématiques
  • Le scénario s’il est pris au second degré
Les Moins
  • Le rythme de jeu beaucoup trop lent
  • Les temps de chargement beaucoup trop longs
  • Trop répétitif
  • Aucun challenge
  • Un seul thème musical, mauvais de surcroit
  • Le scénario si celui-ci est pris au premier degré