Dragon Ball Z : Shin Budokai 2, un accident de parcours ?

02 août 2007
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Le cœur de Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 réside bien évidemment dans les combats. Ceux-ci n’ont pas réellement changé depuis le premier volet qui était, de ce coté là, plus que satisfaisant. Vous retrouvez les mêmes graphismes colorés : ils sont jolis et les effets visuels sont de fort belle facture. Les développeurs ont rajouté une nouvelle caméra complètement réglable ce qui est enfin une bonne initiative. Quant aux combats, ils restent assez techniques et permettent de faire des esquives, des mouvements et attaques flash et évidement les super coups de folie tels le Kamehameha ou le Makenkosanpo. Les combats font encore (et heureusement) honneur à ceux de la série. Au final, ce Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 laisse un sentiment plus que mitigé. Les combats sont certes toujours au top mais ils n’ont pas vraiment changé depuis l'épisode précédent et le mode Histoire est une catastrophe, dans le fond comme dans la forme. D’autre part, même si la difficulté a été revue à la hausse, combattre inexorablement les mêmes ennemis est lassant à la longue. Enfin, comme d’habitude dans la série des jeux Dragon Ball, les musiques n’ont rien à voir avec le dessin-animé et elles ne collent pas à l’ambiance. Pour résumer, cette suite n’apporte rien de bon par rapport au premier volet. Si vous l'avez déjà, gardez le, et si vous ne l’avez pas, préférez-le à celui-ci.

L’année dernière, la PSP avait eu droit à un Dragon Ball Z : Shin Budokai, un jeu de combat se déroulant dans l’univers de Dragon Ball. Vu son succès mérité, et comme le veut le marché de nos jours, une suite débarque tout naturellement. Ce Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 apporte-t-il vraiment quelque chose de plus par rapport à son prédécesseur ou fait-il simplement partie d’une stratégie commerciale ? C'est d'ailleurs une question qui se reposera l'année prochaine, puisqu'un troisième volet est déjà prévu. Mais voyons déjà ce que vous réserve celui-ci.

Le fameux Kameha, réalisé par Sangoku, signe distinctif de la série.

Le menu du jour

Toujours conçu dans les studios japonais de Dimps et édité par Atari, Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 est un jeu de combat en 3D où Sangoku et ses amis (et ennemis aussi au passage) se castagnent entre eux pour le plus grand plaisir des fans. Le jeu propose un mode Histoire, un mode Versus (contre l’IA ou contre un ami possédant le jeu), un mode Entraînement ainsi qu’un mode Z comportant plusieurs défis. Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 vous met à disposition une vingtaine de personnages. Vous retrouvez Sangoku, Vegeta, Sangohan, Piccolo, Krilin, Trunks, C-17, C18, Cell, Dabra, Vegeto, Gogeta, Bardock, Paikuhan, Gotenks, Broly, Cooler, Freezer ainsi que les différents Bou (version super ou avec les multiples absorptions). Au premier coup d’œil sur le menu, difficile de repérer le peu de différences avec le premier volet de cette série sur PSP. De plus, ce Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 n’est toujours pas jouable online, chose réellement regrettable, puisque cela lui aurait offert une autre dimension en touchant les joueurs du monde entier. Du côté des surprises, le mode Histoire intitulé "Une autre voie" déroule un scénario inédit spécialement créé pour le titre. Vous incarnez le Trunks du futur. Après avoir battu les cyborgs ainsi que Cell, il vit désormais paisiblement. Jusqu’au jour où Babidi et Dabra arrivent pour délivrer Bou de sa prison.

Au début du jeu, c'est Trunks le héros de l'histoire.

Une histoire peu convaincante

Trunks est vite dépassé par les évènements et ses adversaires trop puissants, il utilise donc sa machine à voyager dans le temps pour retrouver tous les héros de la série. Malheureusement, les méchants lui volent sa machine et font de même pour ramener leurs copains méchants. Si le scénario de ce Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 n’a rien d’original, le mode en lui-même est encore plus décevant. Vous vous retrouvez donc avec votre héros (Trunks au début puis celui de votre choix ensuite) en vol sur une carte en 3D parmi les plus laides du jeu vidéo. Votre mission (presque à chaque fois) est de rattraper votre ennemi (ou vos ennemis puisqu’ils peuvent être plusieurs) et de l’affronter. Mais il faut aussi prendre en compte que l’ennemi attaque des villes. Chaque ville a un compteur de destruction. Une fois à 0%, la ville est détruite. Quand votre ennemi se trouve au dessus de l’une d’elles, la barre diminue. Au contraire, si vous vous approchez d’une ville et que l’ennemi ne s’y trouve pas, la barre remonte. Pour finir certaines missions il faut avoir rempli des conditions particulières : les villes ne doivent pas avoir leur compteur en dessous de 70%, vous devez tuer votre ennemi en moins de 30 secondes, etc. Pendant les missions, vous pouvez aussi avoir des équipiers (2 au maximum). Ils sont gérés par l’IA et vous aident à attraper les ennemis ou renforcer les villes. Pour ne pas les perdre, vous devez gérer leur niveau de vie, en leur donnant des senzus (les haricots magiques). Vos ennemis utilisent eux aussi des senzus pour se régénérer.

Voilà à quoi ressemble la carte 3D dans le mode histoire.

Un mode qui aurait dû suivre "Une autre voie"

Pendant les phases de missions, les graphismes sont particulièrement laids. Les missions ont le mauvais goût d’être rébarbatives et souvent sans intérêt. Le pire est que vous affrontez obligatoirement plusieurs fois (et souvent systématiquement) les mêmes ennemis, sans qu’il n’y ait la moindre cohérence scénaristique. Et tout cela sans compter les temps de chargement qui sont tout bonnement inacceptables sur une console portable. Vous passez plus de temps devant les dialogues interminables et les temps de chargement que devant les phases de combat à proprement parler. Vous devez à chaque fois composer votre équipe, rattraper les ennemis, régénérer les villes, combattre et ainsi de suite. Après chaque mission, vous pouvez modifier votre personnage à l’aide de boosters. Au fil du jeu, vous gagnez des cartes (ayant une valeur comprise entre 1 et 9). Elles modifient plus ou moins les différentes caractéristiques du personnage (attaque +1, ki +5, défense +9, etc.). Vous achetez différents boosters pour améliorer votre héros préféré dans un magasin. Bien qu’intéressant, ce système de cartes apparaît assez limité puisque vous ne pouvez équiper que 9 cartes sur un personnage. Un système d’expérience classique aurait été plus approprié. C’est au fil de ce mode que vous débloquez les différentes transformations des personnages (saiyan 1, 2 ou 3 et les transformations des ennemis Super Cell, Metal Cooler...).
Les Plus
  • Les combats toujours dynamiques et dans le ton de la série
  • La nouvelle caméra
Les Moins
  • Les graphismes du mode Histoire
  • Les musiques
  • Les temps de chargement
  • Le scénario
  • Les dialogues insipides