Sonic Mania

24 oct. 2017
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur SEGA
  • Développeur SEGA
  • Sortie initiale 15 août 2017
  • Genre Plateformes

Un classique enfin maîtrisé

Le retour à la 2D de Sonic est à marquer d'une pierre blanche. Si le titre commence comme un simple hommage aux jeux Mega Drive, la partie lancée vous prouve le contraire. Plus que de mettre en avant les anciens niveaux, Sonic Mania revisite astucieusement ce qui faisait la gloire du hérisson bleu : des niveaux à traverser à toute vitesse et des boss tirés par les cheveux. Enrichie des quatre nouveaux mondes (soit un tiers), la palette de niveaux proposée vous replonge avec délice dans les meilleures années de Sonic. Et à part une fin qui tombe parfois trop vite, Sonic Mania est un vrai régal pour les retrogamers.

La licence Sonic est l'une des plus adulées par toute une génération de joueurs, mais aussi une grande source de déceptions. À l'annonce de Sonic Mania, bon nombre d'entre vous se sont donc demandé à quel point le jeu pourrait être loupé, tout en espérant secrètement retrouver le plaisir du premier volet sur Mega Drive. Alors, entre abus de vitesse ou abus de confiance, à quoi faut-il s'attendre ?

Le principe

Un scénario Post-it après le démarrage du jeu et vous voilà lancé à la poursuite de Robotnik nouvelle version. Green Hill Zone est votre premier lieu d'exploration et le ton est donné : le fan service est là, oui, mais pas que. Outre la structure des niveaux et les musiques qui rappellent forcément la gloire de la mascotte de Sega, c'est les possibilités d'exploration qui s'offrent à vous. Une hauteur inaccessible au premier abord cache un bonus bien mérité. Choisir un parcours plutôt qu'un autre vous amène dans un lieu différent afin de collecter plus d'objets ou parcourir les niveaux bonus riches en émeraude du chaos. Pourtant, le même niveau peut être parcouru dans un état second, la touche directionnelle droite enfoncée dans la manette avec quelques sauts ici ou là.

Vous vous attendiez à parcourir trois zones avant d'affronter le boss du niveau ? Surprise ! Chaque zone entraîne son petit combat final. Souvent d'une facilité déconcertante, ces mini-boss permettent de casser le rythme de la première zone et d'offrir ainsi une transition plus fluide, sans temps de chargement. À la fin de la seconde zone d'un niveau, vous héritez d'un boss plus difficile. Il nécessite régulièrement l'utilisation de mécaniques étranges et parfois difficilement compréhensibles. Du coup, vous terminez parfois un niveau facilement mais vous lutterez pour réitérer le même score. Sans gâcher l'expérience, cela entrave d'un poil bleu la mécanique du plaisir. Avec ses douze niveaux découpés en deux zones chacun, le jeu peut paraître court, mais il a d'autres atouts pour lui.

Le fan service est présent mais loin d'être omni.

Les bonus

La première façon de bénéficier de cette rejouabilité est la possibilité d'incarner un des trois héros : Sonic, Tails et Knuckles. Le changement de personnage ne révolutionne pas les niveaux mais de légères différences et les talents individuels vous permettent d'accéder à de nouveaux chemins. Ce sont surtout les habilités individuelles qui vous offrent une meilleure progression. Si vous bloquez dans un niveau avec Sonic à cause de sauts, prendre Tails est une alternative gagnante grâce à sa capacité de vol. Ces éléments donnent un vrai plus au jeu et relèvent le challenge tout autant.

Sonic Mania dispose de deux modes supplémentaires en plus du mode Mania : le contre la montre et la confrontation. Pour le premier, il s'agit d'un mode défi où le but consiste à réaliser les meilleurs temps, quitte à laisser tomber les anneaux et les stages bonus. Là aussi, les personnages sont au choix afin de vous laisser libre de votre progression. Le mode compétition vous permet de vous opposer à un ami en local (écran splitté). Le gagnant est déclaré vainqueur en fonction du score global (temps et anneaux). Enfin, le jeu dispose d'option bonus à débloquer avec les médailles. Mais ça, c'est à vous de les découvrir.

Les nouveaux niveaux sont tous réussis, aussi bien visuellement qu'en terme de gameplay.

Pour qui ?

Si le jeu allie parfaitement le fan service et les nouveaux mécanismes, il faut par contre reconnaître ses faiblesses pour ceux qui ne seraient pas des fans inconditionnels. Sonic Mania reprend tous les mécanismes de ses ancêtres, tout en ajoutant quelques doses de fraîcheur. Les mécanismes sont une chose, les défauts en sont une autre : saut précis à oublier, piège dans des endroits inévitables, boss répétitif ou incroyablement difficile. Un jeu old-school pour des joueurs qui le sont tout autant.

Les niveaux bonus reprennent ceux des anciens jeux.

L'anecdote

La licence Sonic met toujours en avant la vitesse par-dessus tout. Parfois, c'est un manque de lisibilité qui en découle mais le plus souvent, c'est l'arrivée sur un piège ou un mur qui vient conclure une course folle. Si le mur n'a que pour effet de mettre une fin brutale à votre déplacement, je ne compte pas le nombre de fois ou ma course s'est fini par un pic, un monstre mal placé ou un grand trou. La seule façon d'éviter ces obstacles, aux vues des décalages liés à la vitesse, c'est de connaitre le piège et le niveau. Si cet élément fait partie du charme de Sonic Mania, c'est aussi une source de drainage de nombre de vies impressionnantes.
Les Plus
  • L'ambiance sonore du jeu
  • Un hommage qui ne tourne pas en rond
  • Le gameplay qui mélange les origines et quelques nouveautés
  • Le travail de continuité entre les anciens niveaux et les nouveaux
  • Des niveaux inédits hyper stylés (dommage qu'il n'y en ait pas plus)
  • Trois personnages, pas plus, pas moins (et donc pas de DLC)
Les Moins
  • Les contrôles qui rappellent trop les contrôles originaux
  • Certains affrontements de boss sans réelle logique

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

Ses derniers articles :