Tales of Phantasia : naphtaline sur GBA

12 juin 2006
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Tales of Phantasia accuse maintenant le poids des années. Malgré un scénario classique mais intéressant et rempli de rebondissements, et des graphismes mignons hauts en couleur, ce sont surtout le système des combats et le déroulement du jeu qui peuvent rebuter les joueurs. Les musiques collent parfaitement à l’ambiance et ne sont jamais ennuyeuses. La durée de vie du jeu est assez modeste puisqu'une trentaine d’heures suffit pour le finir. Mais avec son mini-jeu de cuisine (vous pouvez cuisiner des petits plats, ce qui vous épargnera le fait d’acheter des items de soin) les heures de jeu se voient rallongées. Il ne s'agit donc pas d'un mauvais jeu, mais sa réalisation archaïque ne plaira qu’aux vieux de la vieille qui se jetteront sur lui pour le bon vieux souvenir. Il est certain que face à Golden Sun, Tales of Phantasia ne peut pas rivaliser. En même temps, si vous avez déjà fini la plupart des RPG de la GBA, ce jeu reste une bonne alternative. Son seul concurrent direct dans l’actualité est l’adaptation de Final Fantasy IV Advance. Et face à ce monstre du genre, Tales of Phantasia ne fait clairement pas le poids.

Depuis quelques temps Namco est très productif en ce qui concerne sa série de jeu de rôle Tales of.... Côtoyant le très bon et le très mauvais, la série à tendance à s’essouffler mais l’éditeur japonais ne lâche pas. C’est maintenant Tales of Phantasia qui arrive sur GBA, premier volet de la série sorti sur SNES puis adapté une première fois sur PlayStation. Que donne t-il donc sur la portable de Nintendo ?

Pas de panique, dans la version européenne les textes sont en français.

Des graphismes qui n’ont pas pris une ride

Mélange entre la version SNES qui a vu le jour en 1995 et la version PlayStation sortie elle en 1998, Tales of Phantasia ne démérite pas complètement par rapport à la concurrence sur la portable de Nintendo, d’un point de vue graphique tout du moins. Les graphismes en 2D sont plutôt jolis avec quelques effets rajoutés, comme les ondulations de l’eau quand vous marchez dans une flaque ou encore les herbes qui se courbent sous l’effet du vent. Sur la carte du monde, le mode 7 (un simili 3D souvent utilisé sur SNES) fait toujours son effet. Le personnage principal est disproportionné pour limiter les déplacements à l’écran, le jeu ayant été simplifié sur la version PlayStation. Lors des combats, la taille des personnages est plus que correcte même si l’animation des combattants est un peu veillotte. Comme pour les RPG de l’époque SNES, les graphismes sont mignons et hauts en couleurs chatoyantes. Le jeu adopte d'ailleurs un style manga très prononcé.

Le reveil de Dhaos, le sorcier tyran.

C’est l’histoire d’un type...

De point de vue du scénario, vous jouez Cless, le fils d’un célèbre épéiste qui tient une école dans le village de Toltus. Avec son ami Chester, il décide d’aller chasser dans la forêt située au sud du village. Chemin faisant, nos deux amis entendent la cloche d’alarme du village, mais le temps de rentrer, ils retrouvent les maisons saccagées et les habitants morts. La mère de Cless révèle à son fils, juste avant de mourir, que les soldats sont venus chercher le pendentif qu’il porte autour du cou. Ayant perdu famille et amis, nos deux héros vont partir pour se venger. Le scénario nous conte l’histoire d’un homme qui a vraiment une chance inouïe puisque nos héros vont directement prévenir l’oncle de Cless qui les dénonce aux fameux soldats. En possession du pendentif, leur général libère ainsi un puissant sorcier qui veut détruire le monde. L’histoire vous offre ainsi un scénario intéressant puisque nos héros vont faire un voyage spatio-temporel (mais sans Delorean), découvrir le passé de leurs ancêtres et tenter de changer le futur.

Avec son arc, Chester vous aide à distance.

Premier round

Si le scénario est surprenant au début, les premiers combats livrés le sont tout autant. Précurseur de la saga, le jeu offre comme ses successeurs des combats dynamiques en temps réel sur un plan en 2D. Mais sans tutorial au début du jeu, les premiers combats semblent insurmontables. En effet, impossible de passer dans le dos de l’ennemi, vos coups sont ridicules, et en revanche vos ennemis vous font très mal. C’est avec de la patience et de l’entraînement que vous trouvez le timing spécial pour vaincre les ennemis. Puis après quelques heures de jeu et l’arrivée des premières techniques de votre personnage, vous commencez à vous amuser, et mourir face à de simples ennemis n’est qu’un lointain souvenir. Lors des combats, vous ne pouvez diriger que Cless, les autres membres de votre équipe seront gérés par l’IA de la console. Vous pouvez néanmoins assigner des comportements spéciaux : soigner, utiliser la magie avec modération, attaquer à outrance... Vous réalisez les techniques de Cless avec le bouton B plus une direction du pad, tandis que le bouton A sert pour les offensives classiques. Vous pouvez aussi réaliser des combos particuliers qu’il faudra trouver.

Mint est la spécialiste de la magie divine. C'est la seule qui peut vous soigner.

La magie, clé de voûte du jeu

En combat, vous pouvez aussi assigner deux raccourcis (avec le bouton L) pour utiliser directement une magie ou une compétence d’un de vos alliés. Il existe trois sortes de techniques magiques dans le jeu. La première est la magie pure, décomposée en sorts d’attaques et de soin. Les offensifs ne sont utilisables que par les elfes et demi-elfes (vous en avez plusieurs dans votre équipe), et la magie divine (soin) n’est utilisable que par des personnages élus (vous n'en avez qu’un seul). Viennent ensuite les techniques d’invocation : avec une bague adéquate et un esprit magique enfermé dedans, vous pouvez invoquer l’esprit en question (un seul de vos personnage peut invoquer des esprits). Enfin les techniques d’arcanes (utilisées par Cless), qui mélangent deux techniques distinctes pour en former une troisième plus puissante ; mais pour l’utiliser, il faut maîtriser à 100% les deux techniques demandées. Car chaque technique que Cless utilise se voit affublée d’un pourcentage de maîtrise, et plus vous utilisez une technique, mieux vous la maîtrisez. La magie tient une place importante dans le monde de Tales of Phantasia pour la simple raison que le sorcier tyran ne peut être vaincu qu’avec la magie.
Les Plus
  • Un scénario prenant
  • Les graphismes actualisés
  • Enfin le premier de la série Tales of en France
Les Moins
  • Les combats difficiles au début
  • Un peu trop linéaire
  • L'animation des personnages