Preview | Outriders
10 mars 2021

Vers un nouveau modèle de TPS

Rédigé par
Prévu sur
Outriders

Un TPS, People Can Fly et tout de suite, tout le monde pense à un Gears of War. Pourtant, loin de cette franchise passée entre d'autres mains, le studio polonais porte au public sa nouvelle licence, bordée par une bonne dose de fantastique, qui le pousse vers d'autres modèles du genre. Outriders débarque sur nos consoles et PC, dans une démo ouverte à tous afin de s'exposer à une poignée de semaines de sa sortie.

Vers l'infini et l'anomalie

Le monde est dévasté, pollué, surexploité, la Terre vit ses derniers instants de planète habitable, pourtant l'Homme continue de se battre pour quelques poignées de biens restant sur Terre et une possible survie vers l'espace. Ce n'est pas le bilan de l'année 2021 mais là ou vous emmène Outriders, et plus exactement sur le nouveau paradis que devait être Enoch. Car, dès l'exploration pour l'habitabilité de la planète, les choses tournent mal, et vous, un Outrider, êtes exposé à une tempête (ou anomalie) peu ordinaire qui tue vos compagnons et vous laisse changé à tout jamais. Vous avez muté et vous êtes maintenant capable d'utiliser des pouvoirs liés à quatre classes : le Pyromage, le Technomage, l'Illusionniste et le Telluriste. Après un petit somme d'une trentaine d'années, vous allez devoir sauver ce qu'il reste de l'humanité.

À première vue classique, le lore s'étoffe et se montre à travers des documents. La partie scénarisée ne durant qu'une heure trente à deux heures, difficile de juger la qualité. La partie proposée durant la démo n'est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. À voir ce que l'intégralité de la campagne apportera avec le temps. Concernant les environnements et les décors, ce que vous avez pu voir durant la démo est aussi assez classique et rappelle d'autres titres. Pourtant, les bandes annonces donnent bon espoir de voir du grand spectacle et un bestiaire varié. Là aussi, difficile de juger alors que le jeu est annoncé entre vingt et vingt-cinq heures en ligne droite.

Un gameplay dynamique

Les effets visuels des attaques élémentaires sont réussis.

Outriders est un jeu de tir à la troisième personne qui intègre en plus des éléments de RPG afin d'étoffer son gameplay. Vous y incarnez un soldat avec divers pouvoirs en fonction de sa classe. Ce qui diffère par rapport à ses concurrents, c'est le dynamisme des affrontements. En effet, plutôt que de proposer un cover shooter classique, vous devez blesser ou tuer des ennemis pour récupérer de la santé, ce qui vous force constamment à avancer et trouver le meilleur angle d'attaque pour générer des dégâts. C'est alors bien vite que les modèles du genre s'éloignent pour proposer des affrontements sur un rythme effréné. Cette course vers l'avant est aussi bien vraie en solo qu'à plusieurs, vous laissant une possible évolution entre solo et multi en coopération à trois.

L'autre particularité du titre vient du temps d'attente avant la réutilisation des pouvoirs qui est autour des quinze secondes (plus ou moins en fonction des classes). Cela impacte donc directement votre façon de jouer puisqu'il n'y a pas besoin d'attendre trois ou quatre minutes avant de réutiliser une grenade par exemple. Et les effets visuels sont là pour que le tout soit plaisant : corps qui se désintègrent, têtes qui explosent, ennemis qui prennent feu... Le résultat est là, plaisant et jouissif, avec un bon niveau de difficulté.

Enfin, il y a une mécanique de loot afin de faire progresser votre personnage (armes et armures). Avec trois emplacements d'arme et cinq d'armures, vous retrouvez quelque chose de classique. À noter que les mécaniques de loot ont été modifiées durant la démo, proposant quelque chose de plus gratifiant, notamment sur les gains d'équipements légendaires dont le loot, au début possible dans certains coffres, a été rééquilibré pour favoriser les affrontements contre les capitaines et boss.

Le bilan

Les quatre classes apportent beaucoup de changement dans l'approche des situations.

Pour faire un bilan de cette démo, elle donne accès à un contenu important, vous laissant la possibilité de créer jusqu'à six personnages avec les quatre classes disponibles. Trois missions principales et cinq secondaires s'offrent à vous pour une totalité d'environ cinq heures. Le gameplay est très dynamique et offre des sessions de jeu très agréables. Nous sommes finalement assez loin des modèles existants (The Division, Gears of War) et une offre qui semblait convenue est finalement dépaysante sur la durée proposée. Les différents pouvoirs amènent une bonne rejouabilité avec une grande diversité d'approches que ce soit sur la distance ou les possibilités liées aux classes. Le jeu montre bien quelques limites, que ce soit par des défauts de mise à couvert, pour trouver des parties en ligne ou quelques environnements peu inspirés. Mais People Can Fly travaille déjà à corriger les défauts (notamment en faisant une mise à jour pendant la démo, ce qui est rare) et ce n'est qu'une démo sur le début du jeu. Vous l'avez compris, nos impressions sont bonnes, et c'est avec impatience que l'on va attendre le 1er avril de cette année.



Gamatomic
IMPATIENCE : FORTE
Partagez cette preview
Tribune libre