Total War : Attila

23 mars 2015
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3

A-t-il à chercher l'originalité ?

Pourquoi Total War : Attila ? Principalement pour faire plaisir aux fans. Sans une once d'originalité le titre propose une plongée dans une époque riche de conflits avec toujours un soucis du détail qui fait mouche et quelques éléments de gameplay bien vu. En revanche, à moins d'apprécier particulièrement la période historique, vous aurez peu d’intérêts à vous procurez cet épisode qui reste irrémédiablement dans la lignée de son aîné Total War : Rome II avec de surcroît une politique tarifaire peu engageante.

Avec un titre pareil, The Creative Assembly envoi du rêve. Contrôler le roi des Huns et tout, et tout. En fait non, Attila n'est pas le chef des Huns. Les fans attendaient de pied ferme le traitement de cette civilisation, c'est chose faite mais au delà du fan service Total War : Attila est-il un bon jeu ?

L'histoire

Nous sommes en 395 de notre ère. L'Empire romain est divisé en deux blocs, aux bords de la chute : les tribus voisines venues de Germanie pour la plupart qui, en plus de se faire la guerre entre elles, empiètent sur Rome. À l'Est une nouvelle faction venue du confins de l'Orient menace ces empires fragilisés : les Huns. Comme toujours en prise avec l'Histoire avec un grand H, The Creative Assembly nous propose un scénario alléchant où les tribus aux alentours de Rome ont leur rôle à jouer dans un conflit pour le contrôle de la région. Les Huns donnent la touche finale à ce tableau idyllique, avec un casting déjà grossi par trois DLC, soit 24 euros en plus.

La carte est toujours aussi vaste.

Le principe

En terme de gameplay, en revanche ce n'est pas la panacée. Total War : Attila reprend toutes les ficelles de Total War : Rome II avec quelques petits ajouts. L'arbre généalogique fait son retour et l'interface a été revue pour plus de lisibilité. En général, les défauts du second opus sont corrigés mais rien ne justifie la vente du jeu à ce prix. Nous sommes clairement face à une extension ni plus ni moins vendus sous forme de stand-alone.

Malgré tout, l'extension apporte quelques nouveautés comme par exemple la possibilité de raser les villes. En agissant tel Attila, vous créerez des instabilités dans la région qui mettra quelques tours à s'en remettre. D'ailleurs, le caractère nomade des Huns est respecté puisque point de villes pour la tribu mais des hordes servant de point nodal à la faction. En siège, vous pourrez poster des barricades et des pièges pour empêcher les ennemis de progresser mais malheureusement cette fonction n'est disponible que sur des positions prédéfinies.

Au plus près de la bataille.

Le multi

Le mode multijoueur reste classique, dans la veine du précédent épisode. Il est toujours question d'affrontement entre joueurs, entre factions. Vous avez la possibilité de vous battre en campagne multijoueur, bataille rapide ou bataille multijoueur. Les possibilités sont inchangées, avec des batailles toujours aussi épiques à 3 contre 3.

L'arbre généalogique est de retour, qu'on se le dise.

Pour qui ?

Sega nous ramène au temps du premier Rome : Total War et son extension Barbarian Invasion. Revivre la chute de Rome ou l'empêcher, un bien joli programme pour les nombreux fans de la licence. Malheureusement, l'originalité n'est pas le maître mot de ce stand-alone qui n'apporte guère de nouveautés pour les possesseurs de Total War : Rome II. À moins que vous soyez un fan incompressible, rien ne vous oblige à vous procurer cet épisode.

Un clin d’œil au Pyro-barbare ?

L'anecdote

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas joué à un Total War. Mes premiers affrontements se sont souvent terminés par une défaite décisive. Eh oui, les peuples barbares ont une organisation bien moins poussée que les romains. Malgré tout, il est encore plus difficile de jouer les romains dans cet épisode.
Les Plus
  • Une bande son dans le ton et sympathique
  • Les ajouts de gameplay en lien avec les factions : pillages, dévastations et nomadisme
  • Le retour de l'arbre généalogique
  • Une grande fidélité à l'Histoire
Les Moins
  • Une optimisation graphique encore à la traîne
  • Trop cher : déjà trois DLC pour un total de 24 euros
  • Encore quelques bugs non corrigés