Persona 4 Arena Ultimax

08 févr. 2015
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Une grosse claque sans délai indu

Passage obligé dans les jeux de combats, les nouvelles itérations d'un même titre ne sont pas rares. C'est l'occasion de rajouter de nouveaux personnages jouables, d'effectuer des recalibrages de gameplay et autres. Dans le cas d'Ultimax, le cahier des charges est rempli admirablement bien. Les nouveaux combattants sont très chouettes à prendre en main, les petits ajouts de gameplay font la différence et il y a à boire et à manger question contenu. Que vous soyez un nouveau venu ou un vétéran d'Ultimax, la question de l'achat ne se pose pas. Indispensable.

Persona 4 : Arena était la collaboration improbable entre le mythique développeur de jeux de baston Arc System Works et le vénérable créateur de JRPG Atlus. Il est surtout connu pour avoir été l'un des seuls jeux zonés de cette génération, nous laissant, nous pauvres européens, attendre pendant plus d'un an sa sortie. Du coup, quand la suite débarque sans aucun délai, c'est un peu la fête au village.

L'histoire

Pour paraphraser le grand John Carmack, l'histoire dans les jeux de combat, c'est un peu comme l'histoire dans un porno, attendu mais secondaire. Persona 4 : Arena Ultimax ne fait pas vraiment exception à la règle mais s'évertue tout de même à offrir du contenu aux amateurs du verbe. Il s'agit d'une suite directe à Arena et de manière moins directe à Persona 4.

Une bande d'adolescents vivant dans la petite ville champêtre d'Inaba se voit doter de pouvoirs magiques prenant la forme de "Personas". Tout allait plus ou moins bien pour eux jusqu'à ce que la ville subisse une coupure générale d'électricité et soit engloutie par un immense brouillard cramoisi. Au cours de leur enquête, ils croiseront les personnages vétérans de Persona 3 eux-aussi impliqués dans cette sombre histoire. Plutôt que d'offrir une campagne par personnage comme dans Arena, Ultimax offre deux campagnes au joueur solo selon qu'il préfère suivre les aventures du groupe de Persona 3 ou Persona 4. À cela s'ajoute une campagne supplémentaire déblocable ainsi qu'un chapitre spécial fait pour un personnage DLC. Eh oui, l'ex-flic psychopathe Adachi et la charmante Marie ne rentreront sur le ring que moyennant finances. Un peu dommage, surtout quand on sait que les américains pouvaient les télécharger gratuitement pendant une courte période.

Les attaques ultimes déclenchent de véritables mini-cinématiques.

Le principe

Guilty Gear, Blazblue, les jeux Arc System Works sont des petites merveilles pour les amateurs de baston mais possèdent aussi la particularité d'être complexes surtout pour les néophytes avec leurs lots de sous-systèmes. Persona 4 : Arena Ultimax essaye toutefois de mettre de l'eau dans son vin. En effet, chaque personnage dispose d'une attaque pour chaque bouton : faible, forte, etc. Toutefois, à tout moment, il peut invoquer sa persona et lancer des attaques spéciales dévastatrices. Si votre persona est touchée par l'adversaire, elle encaisse ses propres dégâts symbolisés sous forme de cartes et deviendra inutilisable pour un court moment. Vient s'ajouter à ça une barre SP qui se remplit dans les moments critiques et permet de lancer des instant kills ou de se protéger temporairement. Bref, comme vous pouvez vous en douter, il y a beaucoup de subtilités présentes dans Ultimax. Notez toutefois que des combos automatiques peuvent être déclenchés pour aider les nouveaux.

Du côté des vrais nouveautés, il y a bien sûr un bon paquet de persos qui disposent chacun de leurs particularités : l'idol Rise et ses satellites, Ken et le chien de combat Konohamaru, Yukari et son arc. Encore plus fort, chaque perso, ancien ou nouveau, dispose d'une variante "shadow" (doppelganger maléfique) reconnaissable à sa tête de psychopathe et ses yeux jaunes. Cette version troque pas mal de mouvements passifs et défensifs contre des attaques risquées et une barre de SP se remplissant très vite. Et niveau contenu, impossible de faire l'impasse sur le Golden Arena, mode survival où le personnage débloque de nouvelles attaques et compétences au fur et à mesure de sa progression.

Sho existe en deux variantes combattant avec, au choix, une ou deux épées.

Le multi

Finis les problèmes de connexion intempestifs. Le netcode a été revu à la hausse et le lag a quasiment disparu des combats en ligne d'Ultimax. Amicale ou compétitive, la passe d'armes est un vrai plaisir puisqu'elle est servie par un superbe système de lobby prenant la forme d'une salle d'arcade. Il est possible de créer son avatar et de mettre ses disponibilités hebdomadaires pour la bagarre. Bref, c'est un régal.

Pour qui ?

Persona 4 : Arena Ultimax est une version "plus plus, mieux mieux" d'Arena qui conviendra aux nouveaux venus comme aux possesseurs de l'ancienne version. Il est à noter le superbe travail du distributeur européen qui l'a publié en un temps éclair en Europe.

Les versions "shadow" des personnages sont plus puissants mais également bien plus fragiles.

L'anecdote

Nouveau venu dans l'équipe, Ken Amada est un petit gamin qui était un tantinet poussif dans Persona 3. Depuis il a mûrit et fait équipe avec Konohamaru, le plus chien intelligent du monde. Concrètement, le chien remplace la persona de Ken et fait office de mini-second perso, expert au corps-à-corps. Il s'agit sans aucun doute du perso le plus fun à jouer.
Les Plus
  • Une liste de personnages impressionante
  • De la baston Arc System Works qui n'oublie pas les débutants
  • Pas mal d'ajouts et de corrections
  • La fidélité au matériel d'origine
Les Moins
  • Deux persos en DLC