Danganronpa 2 : Goodbye Despair

29 sept. 2014
Testé par sur
Disponible sur
4

Plage, ombrage et désespoir

Danganronpa 2 est du pain béni pour tous les amateurs de jeux d'aventure ou plus simplement pour tout possesseur de Vita. Alliant un scénario plein de rebondissements avec une durée de vie gigantesque, Goodbye Despair offre une belle conclusion à la duologie exclusive à la portable de Sony.

Les Visual Novel sont des romans interactifs dont la traduction est peu fréquente, voire inexistante dans bien des cas. DanganRronpa est un drôle de cas où c'est l’engouement des joueurs, à travers des Let's Play et une traduction amateur, qui a permit sa commercialisation en Occident. Du coup, c'est un peu l’événement quand NIS décide de traduire la suite dans la foulée. Pourquoi Dangan-Ronpa cartonne-t-il autant ?

L'histoire

Dès les prémices de l'aventure, Danganronpa 2 ne cache pas ses inspirations entre Battle Royale et Phoenix Wright. Le protagoniste est un jeune lycéen répondant au doux nom de Hajime Hirata. Il a réussi à intégrer Hope's Peak Academy, sorte de super lycée formant l'élite du Japon. Chaque élève admis dans sa classe possède un talent extraordinaire : vous croiserez donc l'ultime chef, l'ultime mécanicien, l'ultime gymnaste, etc. Pour le coup, vous êtes amnésique et votre capacité reste donc un mystère. Le jeu démarre quand votre classe part en voyage scolaire sur une île paradisiaque dénommée "Jabberwock". Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'un sale petit robot ours du nom de Monokuma décide de mettre son grain de sel.

Comme dans le premier Danganronpa, l'ours n'a qu'un seul but : plonger les élèves dans le désespoir le plus total. Pour cela, il est condamne la classe à rester sur l'île pour toujours à moins... qu'ils ne s’entre-tuent ! La règle est simple : tuer quelqu'un sans se faire prendre permet d'obtenir sa liberté. Si toutefois ce dernier est démasqué par ses pairs lors d'un procès, alors c'est lui qui est condamné à mort par Monokuma. Le bal sanglant peut désormais commencer... Les effusions de sang ne tardent pas et le désespoir s'installe. Heureusement, grâce à votre intellect (supérieur) et votre charisme (légendaire), vous arriverez à percer le mystère derrière Monokuma, votre amnésie et les mystères de Hope's Peak Academy.

Usami fait office de G.O et de pendant féminin à Monokuma.

Le principe

Le gameplay de Danganronpa est on ne peut plus simple. Chaque chapitre se déroule de la même façon. Il commence par la "Daily Life", où vous vous balader sur l'île et faites avancer l'histoire. Parfois, vous aurez des quartiers libres (Free Time) où il devient possible de renforcer vos liens sociaux, comme dans Persona 4, avec les autres élèves et ainsi gagner des compétences spéciales utiles lors des procès. Une fois que l'intrigue a suffisamment progressé, un meurtre a lieu et la "Deadly life" commence. Ici, il s'agit d'examiner le lieu du crime et d'entendre les témoignages des autres élèves. Pas d'inquiétude, il est impossible de rentrer dans le tribunal sans avoir rassemblé toutes les preuves. Les dites preuves prennent la forme de cartouches de vérité (truth bullets) qui s’avéreront vitales par la suite.

Finalement, vient le moment tant attendu du procès. Les témoignages se succèdent en temps limité, sous forme de phrases apparaissant à l'écran, avec chacune leur lot d’inconsistances, signalées en bleu. Vous devrez charger la bonne balle/preuve et "tirer" sur le mot ne collant pas. Ça paraît compliqué et pourtant c'est simple comme bonjour. Le système est identique à celui de Phoenix Wright mais en beaucoup plus dynamique. Le temps est limité, il faut "viser" le mot-clé, charger la bonne preuve, etc. Plus l'histoire progresse et plus les procès sont difficiles : apparition de conversations parasites qui protègent les témoignages, utilisation de certains mots-clefs comme "truth bullets". Le système est assez bien fichu et arrive finalement à se démarquer un peu de Phoenix Wright. Dommage que Spike Chunsoft se soit senti obligé de coller des mini-jeux supplémentaires au milieu des procès. Par exemple, une sorte de jeu de rythme est nécessaire pour faire "craquer" le coupable. Ces derniers n'apportent finalement pas grand chose.

A la fin de chaque procès, il faut reconstituer le meurtre sous forme de BD.

Pour qui ?

Danganronpa 2 est un excellent investissement pour peu que vous aimiez les visual novels à la Phoenix Wright ou Hotel Dusk. Long, plutôt bien écrit et possédant des phases de tribunal particulièrement tendues, cette suite s'en sort avec les honneurs. Contrairement aux exemple cités au dessus, Goodbye Despair puise en profondeur dans les clichés des anime japonais. Cela se ressent dans la direction artistique et peut être assez indigeste pour certains joueurs. Notez qu'avoir terminé le premier épisode n'est pas indispensable mais permet de saisir d'emblée quelques petites surprises rigolotes. Marché de niche (de NIS ?) oblige, le jeu est intégralement en anglais.

Très rapides, les phases de témoignage demandent toute votre attention.

L'anecdote

Une fois le jeu complété, un nouveau mode de jeu se débloque : "Island Mode". Dans cette histoire parallèle, Monokuma n'a jamais réussi à prendre le contrôle de l'île et le voyage scolaire se passe comme prévu. C'est un mode relax comme les vacances pour pouvoir tranquillement profiter de l'histoire de tous les autres personnages.
Les Plus
  • Du suspense
  • Très très long
  • Des procès endiablés
  • Le soin général apporté à l'interface
Les Moins
  • La patte graphique "tronche de manga" particulière
  • Les mini-jeu un peu lourdingues
  • En anglais uniquement