Sega Superstars : l'EyeToy ressuscité !

16 déc. 2004
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur SEGA
  • Développeur SEGA
  • Sortie initiale 22 octobre 2004
  • Genre Arcade

Au milieu de tout ce bonheur, seul Crazy Taxi est assez mauvais ; attirer l'attention de taxis en gesticulant n'est pas très amusant, surtout que la détection est trop aléatoire. Pour chipoter, l'orientation des Puyos de Puyo Pop Fever est aussi très répétitive mais là au moins la détection hyper précise est impressionnante, les petites boules de gelée épousant parfaitement la silhouette du joueur. Enfin, il manque un mode multijoueur, un oubli impardonnable. Pire, les anneaux gagnés en tombant des scores ne servent qu'à acheter des accessoires à son Tamagotchi, un Chaos mignon tout plein mais dont on se lasse très vite. Parce qu'il est impossible de le frapper, sûrement. Des broutilles vu que dix mini-jeux sur douze sont vraiment bons, beaux et agréables à jouer. Un must pour les fans de l'EyeToy en général et de Sega en particulier.

Ceux qui ont acheté l'EyeToy s'en sont mordu les doigts : après s'être amusés à gesticuler bêtement devant leur cyclope favori, il n'avaient plus de bons titres à se mettre sous la dent. Quelques fonctions anecdotiques dans les jeux de skateboard ou de sorciers binoclards plus tard, l'EyeToy a enfin quitté les placards pour retrouver sa place initiale. Séchez vos larmes, mettez du déodorant : grâce au petit dernier de Sega, l'EyeToy retrouve un second souffle.

Sega 1, Sony 0

Incroyable mais vrai : Sega Superstars est encore plus efficace que EyeToy : Play 2, la suite décernée par Sony à son jeu original. Battre le géant à son propre jeu, c'est étonnant mais indiscutable. Les 12 mini-jeux proposés par Sega Superstars sont vraiment bons à deux exceptions près. Surtout, ils renouvellent presque tous le gameplay, là où l'EyeToy : Play 2 se contente de rentabiliser en faisant des copié/collé.
 

Sonic et tous ses amis

Chacun des 12 jeux dispose en plus d'un gros avantage sur la concurrence : ils sont basés sur des licences bien connues des joueurs. Forcément, quand on a pour vedettes Akira, Sonic, Billy Hatcher, Nights, les Puyo ou encore les chauffards de Crazy Taxi, ça aide. Sega Superstars n'en est pas pour autant bâclé : les jeux cherchent à exploiter au mieux l'univers dont ils sont tirés, reprenant des phases de gameplay bien connues des joueurs Megadrive, Saturn et GameCube. Vous allez passer à travers des anneaux géants dans le mini-jeu inspiré de Nights ou voir votre hérisson de dos dans des couloirs tous droits sortis de Sonic 2. Si vous êtes vieux et gâteux, vous allez adorer.
 

Fitness ludique

La grande nouveauté, c'est qu'il est possible de diriger des personnages à l'écran simplement avec les bras. Indiquez à Sonic l'endroit où il doit aller et vous le verrez s'exécuter. Utilisez vos bras pour incliner le damier sur lequel cavale le singe de Monkey Ball et vous le verrez dévaler les pentes. Pas simples à maîtriser, ces mini-jeux très spéciaux sont aussi les plus réussis, tant techniquement que ludiquement. La précision est excellente, le contrôle agréable et la vitesse devient vite grisante, dès que les modes de difficulté moyen et élevé sont débloqués.
 

Classique mais efficace

A côté de ça, Sega Superstars repompe aussi les mini-jeux fournis avec la caméra, comme dans Virtua Fighter où on se bat de profil et House of the Dead où il faut frapper les zombies. En même temps, leurs univers sont séduisants et le principe reste toujours efficace. Surtout pour Virtua Fighter puisque les différents combattants utilisent un système de parade et de combos bien conçu. Samba de Amigo et Space Channel 5 valent eux aussi le détour, notamment pour leurs musiques entêtantes.
Les Plus
  • 10 mini-jeux réussis sur douze, joli score.
  • Diriger des héros bien connus dans des environnements en 3D, ça change.
Les Moins
  • Pas de multijoueur.
  • Le Chaos à caresser, c'est vite lassant.