Skulls of the Shogun : Total War peut aller se rhabiller

11 avr. 2013
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Microsoft
  • Développeur 17-Bit
  • Sortie initiale 30 janvier 2013
  • Genre Stratégie temps-réel

Nous voilà à nouveau en présence d'un titre Xbox Live Arcade dont les qualités sont indéniables. Avec un gameplay rapide à prendre en main et un contenu classique mais efficace, mâtiné d'une bonne dose d'humour, Skulls of the Shogun contente aussi bien les amateurs de stratégie que les néophytes et autres joueurs du dimanche. Si 17Bit a pris un peu de retard, vous les pardonnez aisément en jouant à ce bon jeu de stratégie cartoon japanisant. Banzai !

17Bit, studio indépendant, vous promettait il y a déjà quelque temps Skulls of the Shogun. Bien vite oublié, voilà qu'il refait surface après un développement un peu trop long. Le résultat n'en n'est pas moins satisfaisant pour ce jeu de stratégie cartoonesque inspiré des mythes et du cinéma japonais. Il ne reste plus qu'à dégainer la manette !

Au menu, le beau et fière général Akamoto.

Nani ?!

Skulls of the Shogun vous met dans la peau du général Akamoto. Mort au combat, il y a peu dans des conditions étranges, son âme parvient aux portes des Enfers. En passe de devenir Shogun de son vivant, le général impétueux s'attaque, dès son arrivée, aux gardiens de ce lieu : la file d'attente pour l'accès au paradis est de 20 000 ans. Témoins de sa force et de sa volonté, quelques âmes esseulées présentes dans la file rejoignent sa cause et lui prêtent main forte. Sous la bannière rouge du général, ces troupes de plus en plus nombreuses se battent contre les gardiens des Enfers et leurs quatre généraux. Méprisant toutes les règles de cet endroit sacré, et n'ayant pu accéder au titre de Shogun de son vivant, Akamoto compte bien l'acquérir dans la mort et se venger de son ancien bras droit. Largement inspiré des chambaras (films de samouraï) et des yurei egas (films de fantômes) japonais, le titre porte fièrement ses références dans un savant mélange de respect et d'humour. L'esthétique générale illustre parfaitement cette dimension par l'utilisation de décors 2D proches de l'estampe, et d'un filtre de pellicule renvoyant à l'âge d'or des deux genres cinématographiques cités ci-dessus. Ajoutez-y une dose de cartoon et la sauce prend immédiatement.

Votre général a mangé trois crânes, le démon passe à l'action.

Shogun of gameplay

L'ambiance particulièrement bon enfant n'empêche pas l'existence d'un gameplay solide. Ce jeu de stratégie au tour par tour comporte tous les ingrédients pour vous procurer à la fois divertissement et challenge. En début de partie, vous disposez du puissant général, plus quelques fantassins et cavaliers. Puis, vous rencontrez des archers qui se rallient à votre cause. Les fantassins repoussent leurs adversaires quand ils ne forment pas une barrière spirituelle : un mur composé de plusieurs unités. Les cavaliers ne frappent pas fort mais disposent des zones de déplacement les plus élargies. Enfin, les archers avec un tir à longue portée peuvent attaquer sans prendre les dégâts de défense de leur cible. D'autres unités sont disponible plus tardivement : un renard guérisseur, un corbeau voleur, et un sorcier salamandre puissant, mais peu défensif. Le trio pierre/ feuille /ciseau a encore de beaux jours devant lui. Pour faire apparaître d'autres unités il vous faut hanter, avec vos soldats, des rizières dont le riz vous sert de monnaie. Ensuite, par la même fonction, vous devez prendre la capture d'un temple vous permettant de produire vos soldats. Quand vous hantez, l'unité utilisée ne peut attaquer ou riposter. Vous pouvez utiliser les spécificités du terrain à votre avantage : cacher vos samouraïs dans les bambous, pousser vos adversaires dans le vide ou dans les ronces. La véritable originalité du gameplay consiste en la possibilité de manger les crânes des adversaires tombés au combat. Cela vous donne des points de vie supplémentaire et une - voire deux - actions par tour en sus : si une de vos unités en mange trois, il se transforme en guerrier démoniaque. Enfin, certains bonus de santé et d'attaques sont présents sur les terrains.

Le jeu possède une patte esthétique identifiable au premier coup d'oeil.

La voie du samouraï est semée d'embûches

Malgré le tour par tour, le gameplay est particulièrement vif, propice aux parties rapides et adapté aux cessions sur smartphone. La prise en main, tout du moins sur console, se fait rapidement à l'instar de XCOM : Enemy Unknown. En solo, le jeu vous offre tout de même 8 à 10h de bataille contre une I.A plus que correcte. Malheureusement, les objectifs de missions ne varient que très peu et seuls les forcenés s'acharneront à récupérer les crânes dorés. Le seul véritable défaut provient du fait que la vie de votre général conditionne la fin de la partie, ce qui peut s'avérer frustrant même si vous l'acceptez pour une question de rythme. En revanche, le multi joueur en ligne, en local ou en différé (merci le cross platform !) dégage l'odeur alléchante de parties amusantes et tactiques à la fois. Vous pouvez affronter vos amis en face en face et en équipe. S'il vous en prend l'envie, trahissez votre équipier ; cela corse un peu les choses. Finalement, vous voilà devant un bon petit jeu capable de rassembler tous les membres de la famille devant la télévision.
Les Plus
  • Le multi joueur cross platform en différé
  • Une esthétique cohérente: mentions spéciales aux couleurs et au grain de pellicule
  • Une durée de vie exemplaire pour un jeu Xbla
  • Un gameplay simple, solide et accrocheur
  • L'humour omniprésent
  • Les dialogues en japonais grogné
Les Moins
  • La partie se termine quand votre général meurt
  • Peut être lassant sur la durée surtout en solo
  • Les thèmes musicaux un peu en retrait