Cale sèche pour Fuel Overdose

06 févr. 2013
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur I-Friqiya
  • Développeur I-Friqiya
  • Sortie initiale 21 décembre 2012
  • Genre Course

Certes, Fuel Overdose propose un gameplay travaillé. Mais les bonnes idées ne font pas forcément les bons jeux. En outre, vos parties solo risquent d'être fortement déplaisantes, la faute à l'I.A. aux ras des pâquerettes. L'absence d'un multijoueur local vous amène sur les serveurs du jeu malheureusement désert. Pourtant parti du bon pied, le titre déçoit et vous, afficionados de bolides en tout genre, passez votre chemin sans l'ombre d'un doute.

A l'instar d'un MicroMachines, Fuel Overdose vous propose de participer à des courses endiablées où vitesse rime avec missile aux fesses. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce titre mêle les codes du jeu de course à celui du jeu de combat. Le résultat ? Un capharnaüm sans nom.

Oui, ceci est un jeu de course.

De la drogue, des bagnoles et de la baston

Ce n'est pas si souvent qu'un jeu de course propose un univers aussi recherché. En effet, Fuel Overdose s'approprie des éléments scénaristiques de films post-apocalyptiques tel Mad Max. A la fin du XXIème siècle, la Terre n'est plus qu'un vaste champ de ruines. Décimés par un virus mortel et un déluge de météorites, les derniers habitants de la planète bleue se réunissent en clans. Le vaccin créé avant le déluge se fait rare : les derniers stocks sont contrôlés par un groupe appelé "Consortium". Extrêmement addictives, les doses sont mises en jeu lors d'un événement dénommé "course du Chaos". Les différents clans y risquent la vie de leurs meilleurs pilotes afin d'obtenir la précieuse drogue. Dans le mode histoire, vous incarnez tour à tour huit pilotes ayant chacun des motivations personnelles s'entrechoquant avec celles de leurs concurrents : un samouraï, une bimbo future chef de clan, un cyborg, etc. Cela rappelle étrangement les jeux de combat : un Tekken dégage à peu de choses près le même niveau scénaristique. En sus du mode histoire, quatre autres types d'épreuves complètent le titre : course libre, championnat, challenge et multijoueur. Le mode challenge élabore son contenu sur une trentaine de défis qui, une fois remportés, vous permettent d'acheter et de débloquer sept bolides ainsi que des améliorations techniques.

Le grappin, un outil de taille pour prendre la première place.

Des courses très (trop ?) punchy

Le gameplay présente au premier abord un aspect résolument classique. La conduite, la vue de trois-quarts, et les armes mortelles à foisons rappellent les MicroMachines. Cependant, le titre offre des spécificités bien à lui. Par exemple, le grappin sert à vous accrocher à vos adversaires afin d'obtenir un boost, ou alors de réussir vos virages grâces aux bornes prévues à cet effet. La touche triangle permet d'enclencher des bombes disséminées sur les circuits. De plus, l'amélioration de vos véhicules se révèle capitale car ils sont de base peu performants. Une autre caractéristique rappelle le genre combat, et plus particulièrement Street Fighter. Chaque personnage possède sa propre palette d'attaques appelées "super" et "ultra attack". Elles vous permettent d'évincer vos opposants un court instant, à grand renfort de quart-de-cercle sur le stick analogique droit et d'effets visuels délirants. Le hic c'est que les attaques spéciales de vos adversaires, tout aussi folles, apparaissent également à l'écran. Imaginez-vous bombarder toutes les vingt secondes d'éléments graphiques au beau milieu de la course. Ajoutez-y les tirs, les explosions, les effets de vitesse et vous aurez une idée assez fidèle de ce à quoi ressemble une partie de Fuel Overdose.

Le terme "chaos" convient littéralement.

Une mécanique qui manque d'huile

Comprenez que le problème de Fuel Overdose provient de sa réalisation. La mise en scène du mode histoire à la Phoenix Wright fait mauvaise impression. Sans rire, le jeu arbore des graphismes niveau PS2. La qualité visuelle ne fait pas tout, certes. Pourtant, le véritable responsable de ce gâchis se nomme Intelligence Artificielle : l'expression "bête et méchant" convient ici parfaitement. Oui, vos adversaires contrôlés par l'ordinateur se rentrent dedans, tombent dans le vide en permanence ; pire, ils s'acharnent sur votre petite personne gâchant, de surcroît, le côté ludique de la chose. Le multijoueur ne rattrape pas ce défaut. Et pour cause, il est désespérément vide de présence humaine. L'absence de multijoueur local noircit considérablement le tableau. Imaginez un FIFA sans ballon, c'est un peu l'idée qu'il faut retenir quand un MicroMachines-like ne propose pas ce genre de mode, même vendu en dématérialisé. Dans le style, la concurrence est de taille. Fuel Overdose termine malheureusement aux dernières places face aux champions tels que Wrecked ou plus récemment Bang Bang Racing.
Les Plus
  • Une durée de vie conséquente
  • Le mode challenge, intéressant
  • Certaines chansons et musiques, sympathiques
Les Moins
  • Des graphismes datés
  • La surcharge d'effets visuels
  • I.A. où est tu ?
  • Le multijoueur malheureusement désert