One Piece : Pirates Warriors réussi son abordage

22 nov. 2012
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One Piece : Pirate Warriors est un bon jeu, un bon Beat’em All et une bonne adaptation. L’univers est bien respecté, le rendu visuel est très bon, les voix japonaises officielles sont présentes, tout (ou presque) a été réuni. Plus important encore, One Piece : Pirate Warriors est fun pour peu que vous connaissiez et appréciez un minimum l’anime ou le manga. Il n’évite pas les défauts prépondérants au genre mais il apporte une certaine fraicheur bienvenue. Le manque de personnage jouable peut agacer mais sans nul doute qu’une suite rectifiera le tire. Le plus irritant vient des DLC qui, avec une telle franchise à succès, sont sûrs de trouver preneur. C’est dommage car ils n’amènent aucune valeur ajoutée à ce One Piece : Pirate Warriors. Quitte à faire et vendre du contenu, messieurs les éditeurs et développeurs, essayez au moins qu’ils soient un minimum intéressants et qu’ils apportent (ou tente d’apporter) quelque chose. Des costumes et 10 défis ce n’est clairement pas suffisant.

Namco Bandai aime adapter les animes (eux-mêmes tirés de mangas). La liste des franchises à la disposition de l’éditeur japonais est impressionnante. One Piece de Eiichiro Oda étant un des meilleurs mangas vendus dans le monde, il est logique de voir plusieurs déclinaisons débarquer sur nos consoles. One Piece : Pirate Warriors hisse les voiles et part à l’attaque de la PlayStation 3, le sabre entre les dents, la victoire lui tend les bras.

Le rendu des personnages fait honneur au manga de Eiichiro Oda.

One Piece + Dynasty Warriors = <3

Comme son titre peut le laisser deviner, One Piece : Pirate Warriors, emprunte son genre à la série des Dynasty Warriors. Si pour certains elle peut paraitre saugrenue, l’idée est intéressante et l’univers de One Piece se marie très bien avec le Beat’em All contenant une foultitude d’ennemis. Les développeurs ont quand même modifié quelques points. Tout d’abord dans les menus proposés, le "Journal de Bord" est le mode histoire de ce One Piece : Pirate Warriors. Il reprend les 60 premiers tomes de la saga. Enfin, dans les grandes lignes, ce qui risque de frustrer les puristes. Certains pans de l’histoire de Luffy au chapeau de paille ont été délibérément coupés. Ce mode propose 16 missions et une douzaine d’heures de jeu. Pour un Beat’em All c’est plus qu’honorable et même raisonnable. Car peu importe les changements apportés, ce genre devient très répétitif. Reprendre exhaustivement les aventures de notre jeune pirate aurait rallongé la durée de vie au détriment du fun que One Piece : Pirate Warriors procure. C’est un choix intelligent pour éviter toute forme de lassitude.

L’histoire couvre les 60 premiers tomes, elle se termine avec le combat de Marine Ford.

Luffy, seigneur des pirates avant l’heure

Mais revenons à ce mode "Journal de bord". Il reprend donc l’histoire de Luffy et son équipage. Premier point négatif et autant commencer par là, Eiichiro Oda a créé un univers riche fourmillant de personnages charismatiques. Luffy est bien le personnage principal de cette histoire et Namco l’a bien compris, peut-être trop. Luffy est la star de One Piece : Pirate Warriors et c’est avec lui que vous jouez la majeure partie du temps. Au final, 13 personnages sont jouables mais qu’en de rares occasions ou dans d’autres modes. Les missions se découpent en trois phases. Si les séquences typiques de Dynasty Warriors existent toujours, les développeurs ont rajouté des niveaux plus typés aventures/découvertes. Ces dernières se déroulent en cinématiques interactives, appuyer sur le bon bouton dans le temps imparti vous fait avancer vers une autre zone où généralement quelques pirates patibulaires vous attendent. Un peu redondantes, ces parties ont le mérite de changer la sempiternelle avancée dans les niveaux en bourrinant sur la manette pour défaire un groupe d’ennemis.

Pour les non-initiés, le petit renne avec un chapeau n’est pas une blague mais un pirate jouable.

Des journaux, des défis et des potes

Capitaine d’un navire, Luffy a bien sûr son équipage et ces derniers vous prêtent parfois main forte. Ainsi deux de vos alliés (gérés par l’IA) vous suivent pendant certains parcours. Vous pouvez vous lier avec l’un d’entre eux et enchainer les ennemis en déclenchant des attaques combinées. La dernière phase d’une mission est, bien évidemment, l’affrontement contre un boss. Mélange de combat classique et de cinématiques interactives, leur mise en scène est plutôt réussie dans l’ensemble. One Piece : Pirate Warriors contient aussi un petit côté jeu de rôle, puisque chaque protagoniste jouable monte en niveaux. À vous de choisir les statistiques à améliorer entre la santé, l’attaque et la défense. Vous débloquez ainsi de nouveaux combos, super attaques et diverses capacités. De plus, vous récupérez des pièces à équiper et combiner pour booster les caractéristiques de vos combattants. Pour faire évoluer les autres personnages jouables, c’est du côté du "Journal annexe" qu’il faut vous tourner. Il vous permet de rejouer les phases classiques (autrement dit plus de QTE et place à la baston pure) sans forcément incarner ce bon vieux Luffy. Le mode "En ligne" vous propose de faire ni plus ni moins que le mode "Journal annexe" à deux, ce qui est plutôt pas mal si la connexion tient le coup. Enfin un mode "Défis" se débloque une fois l’aventure principale terminée. Comparable à un mode horde, vous devez affronter un nombre bien précis d’adversaires sans mourir, survivre dans un temps imparti ou affronter des boss.

Chouette, du DLC qui ne sert à rien avec des costumes ridicules !

Quand Namco fait la quête

Le mode "Défis" c’est avec quoi Namco, comme tant d’autres, compte gratter (avec ses ongles bien pointus) l’argent des pauvres fans en manque. Eh oui, One Piece : Pirate Warriors n’échappe pas l’inévitable plaie qui gangrène le jeu vidéo depuis plusieurs années : le DLC. Ça leur ferait surement trop mal aux éditeurs, ne tapons pas que sur Namco, Nintendo commence à si mettre aussi c’est dire si c’est ancré dans l’industrie vidéoludique, de livrer un jeu fini que les joueurs paieraient une seule fois. L’éditeur nippon propose donc 10 DLC, 10 défis (contenant aussi des costumes pour les persos... Youhou !). One Piece : Pirate Warriors coûte entre 50 et 60€ et les joueurs ont l’immense chance de pouvoir télécharger neuf défis à 2,99€ et le dernier, le plus intéressant, à 4,99€. Curieux, je suis allé sur des forums où les puristes de l’univers ont dépensé les 31,90€ pour 10 défis (et 10 costumes ne l’oublions pas... Chouettos !). Certains assument pleinement, d’autres regrettent mais tous trouvent abusé que Namco, deux semaines après la sortie, propose un pack contenant le tout à 19,99€. Eh oui, les fans absolus l’ont dans l’os, les autres ont une petite réduction sur un pack de défis qui aurait clairement pu (dû ?) être inclus dans le jeu. Namco Bandai fait comme tout le monde et nous prouve encore une fois que l’important c’est quand même le pognon !
Les Plus
  • Le respect de l’univers One Piece
  • Un jeu qui a la pêche et qui la transmet bien
  • Le mariage détonnant des deux séries (One Piece et Dynasty Warriors)
  • La durée de vie, juste ce qu’il faut
  • Les QTE qui apportent un peu de fraicheur et de temps mort
Les Moins
  • Les défauts inhérents au genre (répétitivité, décors un peu vides)
  • Le manque de personnages jouables
  • L’écran splitté en mode deux joueurs
  • Des DLC inintéressants au possible