Toute la lumière sur Golden Sun : Obscure Aurore

29 déc. 2010
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Camelot Software
  • Sortie initiale 10 décembre 2010
  • Genre Rôle

Golden Sun : Obscure Aurore est une suite que les fans auront attendue longtemps, très longtemps, mais pas en vain : graphismes mignons, ambiance géniale, petits clins d'œil permanents au premier volet et surtout gameplay irréprochable en font un incontournable, tout simplement. Collecter les Djinns devient rapidement une obsession ; tandis que les puzzles à base de magie sont tout simplement géniaux pour se torturer les méninges entre deux vagues de combats. Seul le scénario confus au possible vous fait perdre pied rapidement, un défaut gênant mais pas rédhibitoire vu les qualités de ce titre. Si vous aimez les jeux d'aventure, foncez, vous ne le regretterez pas.

Dans la famille des petits jeux d'aventure meugongs tout plein, voici Golden Sun : Obscure Aurore sur Nintendo DS. Character design aux petits oignons, histoire simplette à souhait (du moins au début), gameplay hyper intuitif et invocations originales font de ce titre un petit bijou à l'ancienne, moulé sous les aisselles avec amour. Il sent un peu le vieux, peut-être, façon recettes de grand-mère ; mais enfin, c'est aussi ce qui fait tout son charme suranné, indéniablement.

Le scénario devient vite confus.

On va dire que tu es amnésique

Perdu ! Dans Golden Sun : Obscure Aurore, vous n'incarnez pas un héros amnésique qui se réveille sur une plage : au contraire, vous incarnez les descendants des tout premiers héros du tout premier jeu de la saga, une astuce bien sympathique pour les fans de cette série. Les rejetons ayant le même caractère que leurs illustres aînés, c'est un régal de reconnaître ici ou là telle réaction, tel trait de personnalité. Pour ne rien gâcher, les héros du premier jeu font quelques apparitions en guest star, malgré le poids des ans. Ah ça, ils sont devenus moins charismatiques avec les décennies... Les nostalgiques apprécieront. Les Djinns sont eux aussi de retour, il y en a 80 à collectionner comme des Pokémon. Dotés de pouvoirs magiques, ils permettent de se spécialiser et de tenter des combinaisons farfelues, un régal.

Utilisez la Psynergie pour résoudre les énigmes

Professeur Obscure

Mais la grande force de ce jeu d'aventure, ce sont bien sûr ses énigmes. Comme dans les autres épisodes, il faut se creuser les méninges pour résoudre les puzzles à base de Psynergie : brûler, glacer, déplacer les objets permet de modifier son environnement et de continuer son petit bonhomme de chemin. C'est terriblement bien fichu et très motivant, les énigmes n'étant pas trop nombreuses et venant à point nommé pour briser la routine des combats. Le formule n'est pas nouvelle, les autres épisodes l'utilisaient tout aussi bien, avec ce mélange parfait de combats, de Djinns et d'énigmes, mais l'univers délicieusement fantastique et pour tout dire assez enfantin rend le tout particulièrement savoureux. Impossible de ne pas penser aux meilleurs titres du genre quand on joue à Golden Sun : Obscure Aurore.

Cherchez les bonnes combinaisons de Djinns pour les combats.

Deux temps, trois mouvements

La progression est fluide, un peu trop pour les puristes peut-être qui vont regretter l'absence de vraie difficulté. La réalisation technique est vraiment à la hauteur, pour la Nintendo DS. Évidemment, on perd un peu le charme 2D des épisodes Game Boy Advance, mais la 3D est fluide et regorge d'animations soignées qui donnent un vrai cachet au jeu - et beaucoup de vie. Le seul vrai défaut de cette suite que les fans auront quand même attendue plusieurs années, c'est son scénario : le prétexte de départ, la quête d'un oiseau légendaire, part rapidement en sucette avec de multiples rebondissements improbables et des méchants qui déboulent comme un cheveu sur la soupe. Vous êtes rapidement perdu, au point de ne plus trop vous soucier de l'histoire malheureusement. Un petit reproche qui n'empêche pas de profiter de cette aventure efficace et enivrante.
Les Plus
  • Gameplay aux petits oignons
  • Les clins d'oeil au premier volet
  • Les énigmes
Les Moins
  • L'histoire confuse au possible