Divinity II : The Dark knight saga remet ça !

09 déc. 2010
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Si Divinity II : Ego Draconis avait pu déplaire au fan du genre à cause des problèmes graphiques, Larian Studio met tout le monde d’accord avec Divinity II : The Dragon Knight Saga, qui se révèle être un RPG d’un excellent niveau tant par son histoire que par l'ensemble du gameplay très complet. Cette réédition ravira plus d’un joueur, même pour ceux qui n’avaient pas eu le courage de finir Ego Draconis. Son prix peu élevé en fait un jeu idéal en cette période de vache maigre précédant Noël.

Un an après la sortie de Divine Divinity 2, Larian Studio remet le couvert avec Divinity II : The Dragon Knight Saga. Fort de la réussite du titre de 2009, l’équipe belge nous propose une réédition du titre, un peu lifté sur les cotés, additionné de l’extension The Flame of Vengeance. Alors, qu'est-ce que ça vaut tout ça ?

Entre la forme d'un dragon et celle d'un humain, que choisir????

Et si l'histoire n'était pas écrite....

Divinity II vous plonge dans un Rivellon ravagé par une guerre séculaire contre le vil Damian. Vous incarnez une nouvelle recrue de la guilde très « select » des Draconis, fins bretteurs ayant fait démonstration de leurs pouvoirs en éradiquant les chevaliers dragons lors de la précédente grande insurrection du Mal. Après une première mission sous forme de didacticiel, vous vous retrouvez à chasser votre fameux ennemi : les Dragons. Mais étant novice, vous êtes écarté du groupe. Vous êtes donc seul à arpenter les chemins du Vallon Brisé à la recherche d’informations. C’est ainsi que vous vous retrouvez face au dernier des Dragons, la puissante dragonne Talana. Elle vous révélera alors la vérité sur le danger que le monde encourt, et avant de mourir suite à l’attaque des vôtres, vous transférera ses pouvoirs. Vous voila plongé dans cette aventure fantastique à la poursuite de votre avenir et du vil Damian.

Les dragons sont des ennemis redoutables

Dis papa, comment on fait les Dragons ?

Larian Studio a particulièrement travaillé sur le gameplay du jeu. Sorti en 2009, au même moment que Dragon Age : Origins ou Risen, Divinity II se devait d’être différent. Le titre présente un côté classique où chaque niveau acquis vous permet d’augmenter vos capacités (force, intelligence, dextérité…) et de gagner un point de compétence. Ce point peut être utilisé pour apprendre une nouvelle compétence répartie selon 5 catégories : mage, prêtre, ranger, guerrier et draconis. Ces compétences permettent d’invoquer divers monstres et fantômes, ainsi que la création d’une Créature avec l’aide d’un nécromancien. Vous ne partez donc jamais vraiment seul à l’aventure, l’ensemble de ces compétences vous permettent de créer votre petite armée. Il ne faut pas oublier la partie la plus importante : un talisman vous permet de vous transformer à volonté en dragon pour survoler et enflammer Rivellon. On reprochera par contre le fait que les deux univers ne soient pas liés, ainsi vous ne pouvez pas attaquer par les airs les ennemis qui vous ennuient au sol. A noter aussi, que vous avez à votre disposition une tour de guerre, un endroit où sont regroupés les serviteurs que vous avez recruté lors de votre balade sur l'île de la sentinelle, tel que le nécromancien ou l’alchimiste. A partir de cette tour, vous avez la possibilité de développer vos compétences ou d'améliorer la production d'objets.

Les paysages sont magnifiques

Comme un poisson dans l’eau

Au niveau des graphismes, la version 2009 était critiquable en de nombreux points : les textures du décor étaient inégales, le jeu ralentissait énormément pour afficher les paysages et divers animaux qui couraient à travers les pleines ce qui rendait les promenades sur la carte pas franchement agréables. La moulure 2010 est vraiment améliorée et corrige tous ces petits défauts qui pouvaient agacer, voir dégoûter, du jeu. La vue a été rapprochée du personnage et une cible apparaît au centre de l’écran. L’ensemble est plus fluide, plus rapide aussi. Du coup, les quelques épreuves de sauts, qui paraissaient être un calvaire, dynamisent encore plus le jeu. L’ambiance sonore est l’autre bonne surprise du titre. les musiques sont de très bonne qualité. Elles collent parfaitement à l’ambiance visuelle. Les bruitages sont globalement réussis. En extérieur, vous entendriez presque les feuilles tomber à coté de vous ! Cela rend la visite des cartes vraiment réaliste et passionnante.

N'oubliez pas de faire le tour des échoppes entre les quêtes...

« Et là dedans, elle fait quoi l’extension : The flame of vengeance ».

L’extension reprend l’histoire là où vous l’aviez arrêtée dans [b]Divinity II : Ego Draconis(/b]. Finalement ,vous vous êtes fait duper par Damian et Talana afin que vous rendiez vie à sa dulcinée. Damian lance donc sur Rivellon son immense armée. Afin de lever un bouclier magique autour la cité d’Aleroth, Zandalor le magicien décide de suspendre un sort qui retenait prisonnier l’âme de Behrlihn, un serviteur de l’alliance des ténèbres. Ce dernier vous propose un deal des plus audacieux : il vous libère de votre prison contre sa réincarnation. L’extension rajoute une vingtaine d’heures de jeu ce qui monte la durée globale du jeu à une soixantaine d’heures assez plaisantes. Toute l’action se situe dans (et sous) la ville d’Aleroth. Les quartiers de la ville ont été très bien réalisés notamment pour les jeux d’ombres et de lumières. L’ambiance sonore, surtout les musiques, est plus basique que le jeu complet. L’extension ajoute de nombreuses quêtes ce qui permet de faire grimper les niveaux assez aisément. Pour ceux qui n’avaient pas fini le premier volet, Larian Studio a laissé la possibilité de commencer directement par l’extension. Vous vous retrouvez avec un personnage de niveau 35 avec la possibilité de choisir un profil prédéfini (mage, guerrier, ranger…). Vous gardez tout de même la possibilité de valider les compétences à acquérir. Cependant, si vous choisissez cette option, l’équipement de base est un peu pauvre.
Les Plus
  • Le prix vraiment abordable 40€ pour un bon RPG
  • Le gameplay agréable et innovant
  • La difficulté et la longévité (environ 60h)
  • Un excellent scénario pour le jeu et l’extension
  • L’ambiance musicale
  • Pouvoir être un dragon
Les Moins
  • La non compatibilité des sauvegardes avec Divinity 2 : Ego Draconis

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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