Sonic Free Riders dépasse les bornes

01 déc. 2010
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  • Éditeur SEGA
  • Développeur SEGA
  • Sortie initiale 10 novembre 2010
  • Genre Course

Des graphismes agréables, une impression de vitesse incroyable, tout l'univers de Sonic... Sur le papier (et sur les vidéos), Sonic Free Riders partait très bien. Malheureusement, la maniabilité teste vos nerfs. Effet d'inertie trop prononcé et décalage entre le moment où vous réalisez une action et où celle-ci est reproduite à l'écran rendent le jeu presque injouable. Il faut mémoriser les tracés pour avoir une chance de finir premier... On en viendrait presque à regretter la manette, pas très fun à utiliser mais autrement plus précise !

Vous avez toujours rêvé d'avoir un skateboard sur coussin d'air ? Comme Marty dans Retour vers le futur ? Vous avez de la chance, Sonic est prêt à vous prêter le sien. Dans ce jeu qui exploite la caméra Kinect de Microsoft, vous bougez votre corps pour simuler la prise de vitesse, les virages, les sauts, les figures acrobatiques et bien sûr les attaques spéciales. Une idée géniale portée par une réalisation solide, avec une vitesse ahurissante... mais qui souffre malheureusement de quelques graves défauts.

Bien placés, les bonus permettent de mettre ses concurrents hors jeu.

A fond la caisse

Kinect, vous en avez sûrement entendu parler : il s'agit d'un accessoire que vous branchez sur votre Xbox pour remplacer la manette. Il suffit de bouger son corps pour reproduire des mouvements à l'écran, un concept excellent que Sonic Free Riders propose de tester dans un jeu de course. Sonic et ses amis sont sur des skateboards sur coussin d'air et se livrent à des courses sans merci ; de profil face à l'écran, vous vous penchez pour prendre de la vitesse, vous étirez les bras pour rafler des anneaux au passage et vous vous accroupissez pour préparer un saut - les tremplins sont particulièrement nombreux. Une fois en l'air, vous pouvez aussi faire des figures afin de faire remonter votre barre de boost. Rajoutez quelques bonus comme la boule de bowling géante et autres missiles et vous obtenez un jeu de course rythmé et un peu brouillon.

Tendez la main dans les virages pour récupérer des anneaux !

Les joies de l'inertie

Premier constat : ça va vite, très vite. Les décors défilent à toute vitesse, les attaques spéciales rendent les courses assez brouillonnes et les virages, tout comme les pièges, surgissent vraiment à la dernière minute. C'est le principal défaut de Sonic Free Riders : la détection de Kinect n'est pas suffisamment réactive pour permettre de réagir au quart de seconde. Il faut anticiper, toujours anticiper, ce qui revient à apprendre les tracés par cœur... Apprendre à contrôler le skateboard est vraiment très long, particulièrement crispant ; on est vraiment loin de la précision d'une manette. Sonic Free Riders met les nerfs à rude épreuve avec une inertie trop prononcée, qui va vous obliger à lutter pour garder le contrôle. C'est d'autant plus dommage que le reste est vraiment excellent, depuis la réalisation jusqu'aux idées pour vous faire gesticuler : comme lors des brefs passages sous-marin où il faut nager avec les bras pour propulser son avatar vers la surface.

La visibilité trop limitée rend le mode deux joueurs en splitté très confus.

Un petit air de Mario Kart

Sonic Free Riders est clairement un des jeux Kinect les plus sympathiques. D'abord pour son côté course qui sort du lot, par rapport aux autres jeux Kinect ; ensuite par son univers, les personnages des différents Sonic faisant leur effet. C'est malheureusement un peu juste pour convaincre, la faute à la maniabilité qui plombe réellement l'intérêt. Passer son temps à lutter contre l'inertie rend le jeu assez insupportable. En persévérant, vous arriverez à anticiper, mais il faut connaître les circuits par cœur, ce qui est quand même dommage. Ce n'est du coup pas ce jeu qui va nous convaincre de l'intérêt de Kinect. A quand le patch pour y jouer avec une bonne vieille manette ?
Les Plus
  • L'univers de Sonic
  • Les attaques spéciales
  • Des modes de jeu bien pensés
Les Moins
  • La maniabilité pas assez précise
  • Il faut apprendre les tracés par coeur