Les larbins nous font tourner en bourrique dans la version DS d'Overlord

26 sept. 2009
Testé par sur
Disponible sur
2

Codemaster et Climax ont tenté au mieux (et peut être au plus rapide) de développer un jeu de l'univers Overlord sur DS. Leur idée n'est pas mauvaise en soi. Réaliser un jeu d'aventure/stratégie à l'ancienne avec un gameplay simple, tout au stylet, reste intelligent et une piste à suivre. Malheureusement pour que cela sonne juste il faut que le gameplay fonctionne sans encombre. Ici les approximations de cet Overlord : les larbins en folie nuisent réellement au plaisir de jeu. Ensuite, l'univers et l'ambiance d'une série telle que Overlord ne se prête pas forcément au genre développé ici. Les fans, avec cet Overlord DS, perdent tout le côté jouissif des combats et cet humour noir spécifique à ses aînés. Sans être un mauvais jeu, cette mouture DS a un goût d'inachevé qui dérange et qui nous ampute d'une bonne partie de plaisir.

Sorti en 2007, le premier épisode de Overlord avait créé la surprise. Mettant le joueur dans la peau d'un seigneur du mal entouré de larbins et dont le seul but est de dominer le monde. Le succès aidant, une suite fut donc mise en route et c'est au cours de cette année que Overlord II a fait son apparition. Considéré comme impossible à adapter sur la portable de Nintendo, Codemaster a demandé aux développeurs de Climax de réaliser un jeu spécialement dédié à cette dernière. C'est ainsi que débarque Overlord : les larbins en folie, un jeu d'aventure teinté de stratégie et de casse-têtes en tout genre.

Les 4 larbins doivent souvent coopérer pour avancer et sortir du niveau.

Au domaine de l’Overlord, l’imprécision est reine

Overlord : les larbins en folie vous propose de diriger quatre larbins dans plusieurs niveaux. Vous incarnez l'Overlord qui dirige de loin ses unités. Pensé comme The Lost Viking, le jeu est composé de tableaux remplis d'ennemis et d'énigmes. Overlord : les larbins en folie se joue entièrement au stylet : il suffit de pointer l'endroit où vos larbins doivent se rendre pour qu'ils s'exécutent ou barrer un ennemi pour qu'ils passent à l'attaque. Le gameplay se veut simplissime et adapté à tout public, malheureusement la reconnaissance du stylet est plus qu'imprécise. Il faut très souvent s'y reprendre à deux (voire trois) fois avant que vos larbins ne comprennent l'ordre donné. Cet aspect est d'autant plus rageant lorsque vous essayez d'effectuer, au beau milieu d'un combat, la seule furie mise à disposition de l'un de vos serviteurs. De plus, ils ne vont pas toujours au plus simple dans leur choix de destination, faisant de larges détours illogiques, vous ralentissant par la même occasion. Quoique gênants ces différents problèmes prennent toute leur mesure au fil de l'aventure. Ils sont acceptables lorsqu'il n'y a que deux larbins à gérer, mais deviennent totalement insupportables dès que les quatre sont en jeu.

Les couleurs des niveaux sont toujours tristes et fades comme celles-ci.

L’agence tous risques

En tant qu'Overlord vous disposez donc de quatre larbins pour effectuer vos missions : Tison, Hocus, Fétide et Rognon. Chacun d'entre eux a une ou plusieurs spécificités qui leur permettent d'avancer dans les niveaux. Tison est insensible aux flammes et peut lancer des brandons de feu. Hocus peut soigner ses compères et est le seul à savoir nager. Fétide produit des gaz explosifs et peut se rendre invisible. Enfin Rognon est le bourrin du groupe du fait de sa force athlétique. Si dans les premiers niveaux il suffit de pousser trois caisses un peu lourdes pour faire progresser vos protagonistes, plus vous avancez et plus les énigmes se corsent. Overlord : les larbins en folie devient presque un puzzle- game lors de certains tableaux. Ce côté "jeu de réflexion" est le bienvenu, il est dommage en revanche qu'il se fasse au détriment de l'ambiance et des combats qui faisaient la caractéristique première de cette série. Ceux-ci sont trop simples voir inutiles et seule l'imprécision du gameplay peut les rendre compliqués. A noter que certains niveaux sont redondants et que les actions reviennent un peu trop vite. Devoir constamment traverser un point d'eau avec Hocus pour baisser un pont ou devoir traverser de la lave avec Tison pour aller chercher un quelconque item devient lassant.

Les dialogues sont agrémentés de très jolis dessins forts bien croqués.

Ambiance es-tu là ?

Les développeurs de Climax étaient partis sur une bonne idée en modifiant le genre du jeu et en s'adaptant à la console portable de Nintendo. Pourtant rien n'explique dans ces choix la perte de l'ambiance de la série. Portée par un humour noir qui avait fait son effet auprès de nombreux joueurs, la franchise Overlord est attendue en grande partie pour cette ambiance toute particulière. Overlord : les larbins en folie est sur ce point une déception, le scénario entre chaque tableau est inintéressant et dénué d'humour. Le joueur n'a plus qu'à avancer de niveau en niveau, cherchant la solution pour progresser. Un mot sur les graphismes qui ne font pas vraiment honneur à la DS. Souvent ternes, les couleurs et les niveaux font penser à un hôpital désaffecté des années 70. Les monstres rencontrés ne ressemblent pas à grand-chose et il est difficile de dire de prime abord si nous sommes face à un monstre connu d'une quelconque mythologie ou légende. L'ambiance sonore n'est pas des plus mauvaises, mais elle est peu fournie et tourne en boucle, ce qui devient vite irritant.
Les Plus
  • Un concept intéressant, le genre collant parfaitement à la portable de Big N.
  • Certaines énigmes bien pensées et qui montent en niveau.
Les Moins
  • Les soucis de gameplay.
  • Une ambiance à mille lieux de ce que propose la série.
  • Une IA des larbins étrange dés qu'il faut choisir une direction.
  • Des graphismes pas au top