Castlevania : The Dracula X Chronicles ne démord pas à la règle

07 mars 2008
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Konami
  • Développeur Konami
  • Sortie initiale 14 février 2008
  • Genres Action, Aventure

Une fois de plus, Castlevania : The Dracula X Chronicles est un titre qui prouve que le jeu vidéo repose en partie sur la nostalgie. S'employant à procurer des sensations que vous pensiez disparues, le dernier titre de la série Castlevania vous invite à ressortir vos vieilles cartouches de jeu pour un remake d'une difficulté d'un autre temps. Alliant niveaux alternatifs et secrets dissimulés aux quatre coins du château, Konami vise directement le cœur des nostalgiques et des férus de jeux d'import. En effet, même si le remake vous intéresse, ce sera surement la présence du mythique Symphony of the Night ou du très rare Rondo of Blood qui déterminera votre achat. Toutes les raisons sont bonnes puisque ce titre constitue une excellente madeleine de Proust et une bonne occasion de sortir sa PSP du tiroir.

Série culte des jeux de plateforme avec près de 20 ans d’existence, Castlevania ne cesse d’être déclinée sous de nouvelles formes et sur de nouveaux supports. Après avoir expérimenté une approche à la Metroid sur DS, Konami se permet un grand bond vers le glorieux passé de la série sur PSP. Au programme des réjouissances : un remake 3D de l’un des meilleurs épisodes de la série, sa version originale et cerise sur le gâteau : Symphony of the Night.

Une sublime cinématique introduit l'histoire.

La Transylvanie, quel beau pays !

Le remake au cœur de cet épisode se base sur Rondo of Blood, un volet de la série sorti uniquement sur l’archipel nippon pour le PC Engine. La grande force du produit provient de son support qui lui permet d’offrir une bande son d’excellente qualité, des graphismes d’exception et des cinématiques en dessin animé. Cet effort sur la forme se ressent sur le fond tant le gameplay est innovant pour l’époque. En effet, tous les niveaux regorgent de passages secrets qui permettent de se diriger dans des niveaux alternatifs avec des monstres et des boss différents. De plus, l’éternel héritier des chasseurs de vampires Belmont peut être remplacer par la frêle Maria Belnades, jeune sorcière en culottes courtes envoyant un lâcher de colombes sur les ennemis plutôt que le sempiternel fouet tueur de vampires. Pour toute compensation, les occidentaux n’ont eu le droit qu’au très médiocre Super Castlevania IV sur Supernintendo. Heureusement, aujourd’hui cette erreur est réparée puisque Castlevania : The Dracula X Chronicles vous permet de goûter aux joies de la plate-forme old school car contrairement aux épisodes récents, ce remake ne vous fait aucun cadeau. Comme à chaque épisode, le scénario se résume à aller détruire encore une fois ce petit malin de Dracula qui s’évertue à enlever la promise de notre héros. Attention tout de même, le remake se permet un petit retournement de situation assez inattendu qui pourrait vous surprendre.

Un affrontement qui symbolise tout une franchise à lui seul.

La nuit est encore jeune

The Dracula X Chronicles reste très fidèle à l’original en vous proposant de vous balader dans des tableaux à défilement horizontal dignes des consoles 16 bits. Toutefois, quelques changements plus ou moins bienvenus ont été incorporés comme l’apparition de graphismes 3D qui finalement n’apportent pas grand chose et ne sont pas très beaux. D’un autre coté, les éléments stylistiques récurrents de la série se voient amplifiés pour le plus grand bonheur des amateurs du genre. Ainsi, toutes les musiques originelles laissent leur place à de merveilleuses réinterprétations et le style enfantin de Rondo of Blood laisse place aux somptueuses illustrations d’Ayami Kojima, responsable du design des personnages des volets. La force du jeu sur lequel se base Castlevania : The Dracula X Chronicles vous assure de nombreuses heures d’amusement pour peu que vous ne soyez pas allergique au genre et que vous ayez des nerfs d’acier. La difficulté est rehaussée aux productions d’antan et vous n’avez le droit de ne vous faire toucher que six fois sous peine de subir un Game Over. La maniabilité de Richter Belmont n’arrange rien car ce dernier est lent, balourd et ne possède qu’un seul atout que vous devez impérativement maîtriser : le double saut arrière. Un mode facile est déblocable sous la forme de la jeune Maria, beaucoup plus réactive et possédant un double saut. Toutefois comme tous les bonus du jeu, vous devrez d’abord la retrouver dans le château de Dracula pour utiliser ses services.

Chaque niveau possède une alternative.

le bal des vampires

Tous les détours et chemins que vous découvrez au cours de l’aventure ajoute un coté aventure indéniable au titre et la diversité des situations rencontrés constitue un atout majeur à l’ensemble. Et c’est sans compter le nombre importants de secrets dispersés à travers les niveaux. Tout d’abord, vis à vis du jeu lui-même, plusieurs damoiselles en détresse peuvent être délivrées au cours de votre épopée. Ces dernières vous confèrent différents pouvoirs qui peuvent influer sur la fin de l’aventure. De plus, les différentes musiques du jeu peuvent être assemblées en récupérant les morceaux éparpillés le long des niveaux. Mais surtout, à deux endroits du jeu, Rondo of Blood et Symphony of the Night peuvent être obtenus. Véritables monuments de l’histoire de la série, ces deux chefs d’œuvre sont plutôt bien émulés. Les dialogues devenus cultes de Symphony of the Night sont remplacés par une réécriture complète des dialogues qui manque singulièrement de crédibilité. Le seul autre véritable changement apporté à Symphony of the Night concerne l’apparition de Maria comme personnage joueur comme dans sa version Saturn. Pour ces deux titres, le plaisir de jeu reste identique pour les nostalgiques et permet aux nouveaux venus de découvrir ces excellents jeux.
Les Plus
  • Un classique japonais enfin à notre portée
  • Des musiques sublimes
  • Une bonne durée de vie pour le genre
  • Symphony of the Night et Rondo of Blood en bonus !
Les Moins
  • Une difficulté rebutante
  • Réservé aux nostalgiques