Test | Denshattack!
15 juil. 2026

Métro, boulot, Jet Set Radio

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Denshattack!

Accrochez-vous bien à vos accoudoirs, ça va secouer. Denshattack! vous embarque dans un Japon post-apo dirigé par une peluche-taupe totalitaire, où l'art des figures en train est roi. Un mélange des genres improbable au résultat explosif totalement unique. Validez bien votre pass, le voyage va être mouvementé !

L'histoire

Dans un futur proche, la crise climatique a créé une société de rupture. Une catastrophe mondiale a engendré des zones inhabitables, contraignant la population japonaise à se regrouper sous des dômes protégés, gérés par une corporation totalitaire incarnée par une mignonne peluche-taupe. Finis les transports carbonés, c'est le train qui devient la norme pour se déplacer de dôme en dôme. En-dehors de ces espaces protégés, les populations survivent entre ruines et nature en guérison. Des gangs ont pris le pouvoir de chaque région et circulent sur les voies ferroviaires abandonnées.


Emi est une jeune livreuse de ramen, installée dans la région sud du Japon. Elle est née après la catastrophe et n'a jamais été sous un dôme. Pour faire honneur à sa grand-mère décédée, elle sert ses plats grâce à une vieille Micheline bricolée : un denshattack, une locomotive qui a la capacité de sauter de rails en rails pour exploiter un réseau morcelé. Un jeune journaliste qui lui avait passé commande reconnaît chez Emi un certain don pour le denshattack et lui propose de l'accompagner à travers le pays pour rencontrer les différents gangs qui occupent les rails. L'occasion pour lui de faire un reportage détaillé sur ce sport dangereux tout en accompagnant Emi dans son ascension et sa maîtrise des acrobaties ferroviaires.
UberEats sauce samou-rails

Le principe

Jump around! Jump around!

Pour la faire courte : imaginez l'improbable croisement de Tony Hawk's Pro Skater avec Jet Set Radio. Prenez le meilleur de deux jeux cultes pour créer un improbable jeu de tricks en... train. Denshattack! emprunte beaucoup mais parvient à créer son propre style. Coloré, vif, pop, il vous embarque immédiatement dans son univers déjanté et feel-good. Notre héroïne Emi traverse les régions du Japon à la rencontre de chaque gang. Dans chaque région, vous suivez un itinéraire composé de différents niveaux : certains sont dédiés à des objectifs, d'autres à des courses contre un sbire de gang, ou pour terminer à un combat de boss... Le tout à bord de votre train. Vos tricks servent à la fois à engendrer du score, mais aussi à déclencher des actions : ici renvoyer une balle de baseball dans les dents d'une cheffe de gang, là taper un panneau du bout de la loco pour ouvrir une porte, ou encore simplement changer de voie pour éviter le crash...


La crainte principale de se retrouver sur un jeu très guidé, rails oblige, s'envole dès les premières minutes de jeu. Votre locomotive saute comme un cabri, les tricks vous démangent la gâchette. Entre la vitesse et les routes alternatives, les circuits sont bourrés d'opportunités de vous éclater. Vous ne trouverez pas plus nerveux que Denshattack! cette année, dans une fluidité à faire baver ! À chaque région traversée, Emi apprend une nouvelle technique. Vous allez vite vous surprendre à combiner plein de touches de votre manette pour enchaîner sans crash les esquives, les grinds, les transferts, les front manual, les monorails, les inversions...


Chez Undercoders, ce sont de grands malades. À chaque nouveau boss, à chaque cutscene, vous vous dites que le jeu a atteint ses limites. Mais non, loin de là : ils en remettent toujours plus. Tiens, et si votre train se retrouvait au sommet d'une grande roue ? L'occasion de la faire rouler sur plusieurs centaines de mètres. Et si vous rencontriez un Kaijū ? Et vous voilà embarqué dans un combat contre le Godzilla local. Et là, plus de rails dans le tunnel ? Qu'à cela ne tienne, vous pouvez rouler où vous voulez dans le tube ! Denshattack! enchaîne les trouvailles de génie, mais où vont-ils chercher tout ça ? Prochain boss : une piste de Guitar Hero. Ils ont totalement lâché la rampe.
Ticket gagnant pour cette incroyable recette

L'ambiance

Tût tûûûût Grozilla, fallait composer ton billet avant de monter à bord !

Tout, absolument tout dans Denshattack! regorge de détails absolument géniaux. Notre ami journaliste se fait aider d'un sympathique robot (qui semble être parent de celui de l'excellent 2064 : Random Access Memory) et les bobines photo que vous collectez dans les circuits lui permettent de constituer un fanzine, vous donnant pas mal de background sur chaque gang au fil des régions. La bande sonore que l'on croirait tirée d'un film cyberpunk japonais colle parfaitement aux niveaux. Au fil de l'aventure, nos héros se reposent dans des onsens, des bains chauds dans des sources thermales : l'occasion de discuter de tout et de rien et de faire une pause dans cette frénésie ferroviaire...
Omnibus sur la ligne du kiff

Pour qui ?

Petit moment Guitar Hero dans ce combat de boss

Dès le tuto, Denshattack! vous donne les bases des acrobaties sur rail. Junior, mon fiston de 8 ans, a testé pour vous la prise en mains du jeu. Il est adepte de Bomb Rush Cyberfunk et y a retrouvé l'ambiance, le côté déjanté et cyberpunk d'un néo-japon où la technologie a dévié de sa trajectoire... Et malgré ses quelques difficultés à enchaîner les bonnes figures, le jeu est très conciliant : un crash ne rallonge que le temps du niveau, sans punir trop fortement le joueur. Bon an mal an, Junior a pu terminer les premiers niveaux, certes sans décocher de médaille mais avec la satisfaction de progresser.

Avec une rejouabilité vous poussant à décrocher de l'or dans chaque niveau, vous en avez pour un paquet d'heures devant vous. Si vous avez la nostalgie des premiers Tony Hawk's Pro Skater 1+2, si vous n'avez pas peur de passer pour le fou du bus en jouant à faire sauter des trains dans tous les sens, Denshattack! est un pur bijou comme il n'en sort que trop rarement.
Allez, je descends au prochain arrêt... ou au suivant...

L'anecdote

Hommage à Tony Hawk dans ce tronçon sur skate géant !

Du pur génie. Des niveaux où mes yeux se posent sur chaque élément de décor. Des tricks qui poussent à la maîtrise pour s'auto-challenger. Des dialogues fun, dans une ambiance de bonne humeur. Clairement, j'ai envie de faire partie de cette bande de potes. Et clairement, je me suis revu ado devant les premiers Tony Hawk sur ma PS1 ou Jet Set Radio sur ma Dreamcast : un sentiment de liberté inégalé jusqu'alors, que je n'aurais jamais cru possible sur des rails. Plusieurs fois, je me suis dit que Undercoders avait atteint les limites du concept, et plusieurs fois je me suis sacrément planté. Jusqu'au dernier niveau vous faisant quitter la terre ferme, Denshattack! n'a cessé de me surprendre à chaque niveau. J'aurais pu penser qu'une fois le principe de tricks + train installé, le jeu roulerait sur les rails de la facilité. Erreur d'aiguillage : quelle claque !
Je me suis revu ado
Les Plus
  • Le concept improbable et explosif
  • La difficulté bien calibrée
  • La rejouabilité pour les plus hardcores
  • La nervosité inattendue du denshattack
  • Le jeu s'améliore à chaque niveau
  • La BO aux petits oignons
  • Le tout pour le prix de 10 trajets de métro
Les Moins
  • Quelques coquilles dans la VF, mais rien de grave
  • Il manque juste un espace d'entraînement aux tricks difficiles
Résultat

Impossible de mettre 6 sur 5 mais si cela l'était, Denshattack! le mériterait haut la main. Prenez le meilleur de THPS et de Jet Set Radio, le tout avec des trains gonflés à la sauce Pimp My Ride et vous obtenez le titre le plus déjanté de l'année. Et maintenant que vous maîtrisez l'art du denshattack sur le sol japonais : à quand la conquête du monde, Undercoders ?

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