Test | Assassin's Creed Black Flag Resynced
08 juil. 2026

Un remake qui a du coffre

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Assassin’s Creed Black Flag Resynced
  • Éditeur Ubisoft
  • Développeur Ubisoft
  • Sortie initiale 9 juil. 2026
  • Genres Action, Aventure

Un des épisodes préférés des fans de la saga revient en version plus ! Assassin's Creed Black Flag Resynced reprend tout ce qui a fait le succès du jeu original sorti en 2013 : de l'infiltration, des combats, des batailles navales. Avec des graphismes améliorés bien sûr et... quelques nouveautés.

L'histoire

Edward Kenway a soif d'or et d'aventures. Laissant sa femme derrière lui, il parcourt les mers à la recherche de trésors avant de tomber sur une tempête, un assassin et un os. Un gros os : explosion, noyade, naufrage. Vous commencez le jeu en haillons sur une plage, un pistolet (mouillé) braqué sur vous, le temps d'apprendre les bases du jeu. Un peu de parkour pour enjamber les obstacles et grimper à mains nues façon Rise of the Tomb Raider : 20 Year Celebration. Des duels au sabre. De l'infiltration dans les hautes herbes. Du loot. Et les bases de la navigation, une fois votre premier vaisseau dérobé. Le tout avec un sens du rythme qui n'a pas vieilli : toutes les 30 secondes grand max, il se passe quelque chose.

Sur terre, en mer, sous l'eau : il y a toujours une activité pour vous détourner de votre quête

Le principe

Le marquage des ennemis se fait sans aigle dans cet épisode. À l'ancienne.

Jouer à Assassin's Creed Black Flag Resynced, c'est se rendre compte que la formule était beaucoup plus simple en 2013. Commençons par ce qui manque par rapport à un Assassin's Creed Shadows tout récent : ici, il n'y a pas de dimension pseudo RPG. Pas de compétences à acquérir. Pas d'expérience à gagner. Pas de piaf pour repérer les lieux (et casser le rythme). Le jeu est beaucoup plus terre à terre, en tout cas les 10 premières heures.


Il faut avancer dans l'aventure principale pour débloquer la gestion de son île (bâtiments à construire comme une capitainerie, une taverne ou un bordel). Voire de sa flotte : la destruction de forts ennemis permet de libérer la carte et d'envoyer des vaisseaux capturés en mission, histoire de récupérer des ressources. Et d'améliorer son camp. Le reste est très concentré sur le crafting, qu'il s'agisse des armes d'Edward, de votre île ou de votre navire, le Jackdaw. Pas d'inquiétude, vous aurez toujours un truc à bricoler (et les poches vides du coup).
D'abord simplissime, Black Flag s'enrichit beaucoup au fil des heures

Les ajouts

Une fois l'équipage massacré, vous pouvez envoyer le vaisseau capturé en mission.

Contrairement aux simples mises à jour graphiques paresseuses à la Nightdive Sudios (coucou Star Wars : Dark Forces Remaster et consorts), Ubisoft a mis les grands plats dans les marmites : les combats ont été modernisés et sont beaucoup plus dynamiques avec des parades, une corde disponible plus vite pour faire tomber un tireur d'un toit, attirer un ennemi ou carrément le pendre façon Batman Arkham City. Du nouveau contenu a été ajouté, des missions avec Barbe-Noire ou Stede Bonnet, parfaitement intégrées au jeu original. Trois officiers peuvent être recrutés pour améliorer de façon permanente le Jackdaw, au terme de missions qui vous permettent d'apprendre à les connaître. Sans oublier de nouveaux chants de marins, des animaux de compagnie, un mode photo... Généreux.
Beaucoup de sang neuf (et pas mal de bouteilles de rhum)

Pour qui ?

Investir dans votre île privée vous octroie des ressources et des bonus en mission.

Que vous soyez fan du jeu original ou de la saga, foncez. Cet Assassin's Creed Black Flag Resynced rappelle pourquoi cet épisode est aussi apprécié avec ses pirates, ses lagons et son sens du rythme. Il dégage un fort parfum de nostalgie, de "c'était mieux avant". Un peu comme Assassin's Creed Mirage : sans les aspects RPG parfois décriés des épisodes suivants (et personnalisables dans Shadows, comme la lame d'assassin qui tue ou non n'importe quel ennemi en un coup).


Si vous êtes réfractaire à la série, pas de miracle cependant : la maniabilité un peu gauche est toujours là, les erreurs involontaires de parkour aussi (bottes de foin qui attirent le joueur comme un aimant, sauts imprécis sur les toits, étapes d'animation en parkour à la vitesse inégale qui donnent l'impression de ralentir en pleine course, difficulté à passer par une fenêtre, etc.). L'infiltration est beaucoup plus tolérante (se faire détecter lors d'une filature ne vous force plus à recommencer une mission) mais reste étrangement basique. Des jeux comme Tom Clancy's Splinter Cell ou même Thief : The Dark Project avec leur gestion fine des lumières à éteindre ou du bruit allaient beaucoup plus loin que ce Black Flag Resynced très, très grand public. Ou que The Last of Us Part II Remastered dont l'IA exigeante offre un challenge inégalé : ni injuste, ni décourageante. C'est un choix de game design ici, d'accessibilité. Si le sujet vous intéresse, nous vous conseillons cette excellente vidéo du Joueur du Grenier avec des interviews de développeurs.
Une madeleine de Proust pour tous les amoureux de la série

L'anecdote

Donkey Kong va être jaloux !

J'ai été déçu par l'annonce initiale de ce Black Flag Resynced pour deux raisons : il faisait partie des jeux que j'avais poncés à l'époque, ce qui ne m'encourageait pas à y revenir. Et j'aurais préféré une suite plutôt que du réchauffé. Et puis, comment dire... Au fil des bandes annonces et des nouveautés, je me suis laissé séduire.


La réalisation d'abord avec la toute dernière version du moteur épatant d'Assassin's Creed Shadows (effets météo dynamiques, destruction d'objets, ray tracing, support du VRR et du 120 Hz pour les TV compatibles). Les ajouts ensuite. Les missions supplémentaires des trois nouveaux officiers sont fun, avec quelques dialogues bien mordants façon 007 First Light. N'étant pas fan des sections dans le présent, en vue subjective, j'ai adoré leur remplacement par des "Rifts" qui permettent d'explorer des scénarios alternatifs. Enfin le contenu end game a été étoffé avec 8 nouvelles missions. Bref, je suis passé de sceptique à conquis, et j'ai replongé la tête la première comme un soiffard dans un tonneau de rhum.
Loin des remasters paresseux, ce Resynced apporte de vrais changements
Les Plus
  • Les nombreux ajouts : lieux, protagonistes, missions, etc.
  • Les améliorations de gameplay, notamment les combats
  • Des choix audacieux comme le remplacement des phases modernes molles par des "Rifts" alternatifs en jeu
  • La réalisation avec météo dynamique, objets destructibles, ray tracing, VRR, 120 Hz, etc.
  • Très bien optimisé pour la PS5 Pro : 60 fps en mode Qualité, image incroyable
Les Moins
  • Infiltration et IA très grand public, même en augmentant la difficulté (siffler dans les hautes herbes...)
  • Maniabilité classique de la série avec input lag et parkour semi-assisté parfois frustrants
Résultat

Cet Assassin's Creed Black Flag Resynced n'est pas un bête remaster de plus. C'est une relecture passionnée et passionnante, gorgée d'ajouts : officiers, chapitres, combats, îles, plongées, "rifts" alternatifs, etc. C'est aussi un retour nostalgique qui confirme, un peu comme Assassin's Creed Mirage, que la formule des années 2010 était plus nerveuse – sans les ajouts RPG successifs qui ont fini par la diluer. Si vous êtes hermétique à l'infiltration neuneu de la série, ou à sa maniabilité un peu gauche avec ses héros qui ne courent pas toujours là où vous le voulez, cet épisode ne vous fera cependant pas changer d'avis. Pour les autres : foncez, bande de pirates !

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