DiRT 4

11 août 2017
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3

La mécanique d'un retour réussi

Alors que DiRT Rally avait fait un carton plein (sur PC du moins), DiRT 4 a la lourde tâche de réconcilier une grosse partie des joueurs avec le rallye. Codemasters remplit son contrat grâce à un contenu non négligeable, un rendu des surfaces assez réaliste et un gameplay accessible aux néophytes. Pourtant, le jeu aurait aussi mérité un meilleur rendu visuel, un plus large choix de rallye ou encore un mode simulation plus poussé, afin de devenir une référence absolue.

Malgré une relative déception sur l'évolution de la série DiRT, la digression DiRT Rally avait su séduire les joueurs. Avec DiRT 4, Codemasters retourne aux sources de sa licence fétiche. Cette escapade orientée simulation interroge : à quelle sauce allons-nous être mangé ? Attention à la sortie de route !

La carrière

Après avoir sélectionné votre mode de jeu (gamers ou simulation), vous vous lancez dans votre carrière avec une écurie tierce. Quelques victoires et vous voilà riche. Il est temps de créer votre équipe. Embaucher un responsable de génie, des ingénieurs talentueux dans des locaux somptueux ? Faîtes une croix dessus ! Vous prenez les premiers venus et la grande aventure commence. DiRT 4 propose une longue série de catégories qui vous mènera à la catégorie reine. Mais, en attendant, il va falloir vous faire la main. Le jeu est d'ailleurs très ouvert, quel que soit votre niveau d'exigence.

Vous avez à votre disposition quatre grands chapitres qui recoupent plusieurs styles de course : le Rally, le Land Rush, le Rally Cross et enfin les rallyes historiques. Obligé de passer par la case Rally classique, vous voilà engagé en licence C, celle des petits moteurs (puis B, A, R3, R2, R1 et enfin RS). Des licences vont dépendre les véhicules, leurs puissances et la difficulté des courses. Les premières spéciales se succèdent avec une difficulté modérée. Puis les choses se corsent, les virages s’enchaînent à angle droit, les chemins se rétrécissent et la météo fait des siennes. Le tout avec un véhicule de plus en plus puissant. Le challenge est là, alors autant le relevé.

Le mode Land Rush vous propose de sortir des conventions et d'aller vous balader du côté des buggys, 4*4 et autres engins mécaniques surprenants. Sur le principe de demi-finales puis petites et grandes finales, vous voilà lancé dans des courses qui nécessitent autant de style que d'anticipation des trajectoires de l'IA. Le Rally Cross vous balade sur des grands circuits connus (dont celui de Lohéac en Bretagne) pour des courses acharnées avec des voitures hypers puissantes. Enfin, vous pilotez des véhicules de légendes dans les rallyes historiques. Un contenu très fourni qui s'avère très appréciable, surtout quand des petits éléments ont été ajoutés pour rendre l'expérience plus complète.

Le mode défi vous propose de donner dans le spectaculaire, alors régalez-vous !

Les à-côtés

La gestion de votre écurie est un vrai atout. Plus que la qualité des voitures que vous possédez, c'est bien le travail des hommes de l'ombre qui vous mènera à la victoire. Vos embauchés disposent d'un délai de contrat et d'un salaire. Libre à vous de négocier ces points ou de repartir avec un nouveau membre après le temps imparti. L'autre gros poste de dépenses viendra des bâtiments qui ne cesse d'évoluer avec vos moyens : La R&D, la cafétéria, etc. Toutes ces acquisitions viseront à augmenter vos performances et vos statistiques. Si le système aurait pu être plus fin, il est tout à fait bénéfique au jeu.

Enfin, en bonus, si vous en avez l'âme, vous pourrez imaginer vos propres tracés en y incorporant des successions de virage sur presque 13 kilomètres. Si l'idée est bonne et le résultat parfois satisfaisant, ce système de création met aussi en exergue les problèmes de répétitivité du paysage, déjà bien présent pendant les spéciales.

La gestion des chocs est bonne, modifiant votre conduite régulièrement.

Le multi

Pas grand-chose à dire de plus ici. Votre contenu solo est quasiment le même qu'en multi. Le travail est plutôt bien fait, proposant une bonne variété de courses et de mode, tout en misant plus sur le côté fun. Il y a même une séparation entre les joueurs qui ont choisi le mode "gamers" et ceux qui ont pris "simulation". Le tout est stable en sans accroc. Rien à signaler, vous pouvez lâcher les chevaux.

Oui parfois, c'est presque sale.

Pour qui ?

Alors que visuellement parlant, le jeu semble stagné entre DiRT 3 et DiRT Rally, le gameplay et le contenu se tournent plus vers le côté convivial et accrocheur. Si l'expérience est bonne, elle est surtout faite pour les joueurs ne se spécialisant pas dans ce genre de jeu, laissant la part belle au spectacle facile. DiRT 4 sera donc un moyen d'entrée dans la course plus que celui d'y rester.

L'académie DiRT vous permet de vous familiariser avec vos véhicules avant de vous lancer.

L'anecdote

En gagnant vos premières courses dans le mode carrière, vous débloquez la possibilité d'avoir votre propre team et d'acheter vos premiers véhicules. Afin de ne pas repousser les joueurs néophytes, DiRT 4 propose un marché d'occasion. Acquérir son premier véhicule d'occasion est le meilleur moyen de devenir propriétaire et d'avancer en carrière. Et rien de tel qu'un journal d'occasion pour lister les véhicules disponibles avec le nombre de kilomètres au compteur ou leurs victoires passées. Mais mieux encore, si vous ne voulez pas passer à la caisse, vous pouvez vous faire prêter un véhicule par une autre équipe moyennent un gros pourcentage du gain. Une formule qui vous permet facilement d'aborder toutes les courses.
Les Plus
  • Une quantité de modes de jeu et d'épreuves appréciable
  • Facilement approchable par tous
  • Une variation de style de pilotage personnalisable
  • Les défis qui donnent très clairement dans le grand show
  • Les raccourcis pour éviter d'être bloqué (marché d'occasion, prêt de voiture...)
  • La création et gestion de son équipe (embauche, salaire, bâtiment...)
  • La météo et ses effets sur la conduite
  • Le mode multi qui apport un nouveau cran de challenge
Les Moins
  • Visuellement presque décevant
  • Pas assez de tracés rallye
  • Beaucoup de redites dans les spéciales
  • Le mode simulation plus léger que DiRT Rally

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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