Ghost Recon Advanced Warfighter met le feu

24 mars 2006
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Ubisoft
  • Développeur Red Storm
  • Sortie initiale 9 mars 2006
  • Genre Third Person Shooter

Pour enterrer définitivement cette tare honteuse, il reste heureusement le mode multijoueur à quatre en splitté ou à seize en Live. Là, en coordonnant ses attaques sur des champs de bataille dédiés beaucoup plus ouverts que les missions solo finalement bien linéaires, Advanced Warfighter procure des sensations uniques. Encercler l’ennemi sans se faire repérer puis déclencher brutalement l’apocalypse permet de renouer avec les sensations du premier épisode, beaucoup plus tactique que ses suites. Cet épisode-ci, malgré son intelligence artificielle médiocre et ses missions en dents de scie, reste toutefois une valeur sûre. L’ambiance des champs de bataille s’avère incroyablement crédible, mêlant le danger permanent à un sentiment d’urgence bien stressant. Une grande réussite, surtout lors de passages clefs qui resteront à coup sûr gravés dans votre mémoire de joueur.

Vous savez ce qu’est un jeu next gen ? Si votre mâchoire est restée bien en place depuis le lancement de la Xbox 360, Advanced Warfighter la fera tomber d’un coup sec sur vos genoux. Dans ce jeu d’action tactique, vous matez une insurrection fictive qui met la ville de Mexico à feu et à sang. Un joli prétexte pour un déluge d’explosions et d’effets spéciaux, le genre de feu d’artifice qui laisse abasourdi. Dommage que quelques vilains couacs calment assez vite les amateurs d’effets pyrotechniques les plus enthousiastes.

Des transmissions vidéo vous expliquent le contexte ou modifient vos objectifs.

Jouez avec vos émotions

Plus vous allez avancer dans Advanced Warfighter et plus vous aurez l’impression de jouer à CNN. Imaginez que vous patrouillez tranquillement avec votre escouade, les grenades à la ceinture et le fusil mitrailleur en mains, quand brusquement un immeuble explose, un tank vous tire dessus ou des camions militaires vomissent des dizaines de troufions. Vous êtes obligé de courir comme un lapin de garenne sous la mitraille, de vous planquer à l’abri d’un mur et de jeter un coup d’œil rapide pour évaluer les forces en présence et mettre au point une stratégie. C’est exactement comme ça qu’Advanced Warfighter fait monter la pression au point de vous scotcher à votre pad : les situations les plus stressantes se déclenchent à l’improviste, vous obligeant à réagir au quart de tour pour essayer de garder le contrôle de la situation. Avec la montée en puissance progressive de l’action et de la musique, Advanced Warfighter procure des émotions extrêmes, comme la surprise, la tension, le stress, la peur, l’exaltation et enfin la satisfaction, une fois la bataille remportée et la console éteinte.

A tout moment, vous pouvez passer en vue subjective si vous préférez.

Beau comme un Marine

Pour parvenir à ce résultat, Advanced Warfighter chatouille enfin les entrailles de la Xbox 360. Les décors somptueux, les environnements extrêmement vastes et les temps de chargement discrets immergent n’importe quel joueur dans l’action. Le plus spectaculaire réside dans des petits détails, comme les parasites qui brouillent les réceptions radio parfois ou les tremblements de la caméra, lorsqu’un abri de fortune se transforme en gruyère sous les tirs ennemis. Mais la palme revient au moteur physique, qui permet de désosser les voitures à l’arme lourde et de gérer effets de souffle et autres rebonds en temps réel. Maintenant, il faut bien reconnaître que les missions s’avèrent inégales graphiquement ; si les balades dans le centre ville de Mexico font couler des larmes de reconnaissance devant tant de beauté, les virées nocturnes s’avèrent à l’inverse particulièrement laides. Repérer les ennemis devient un jeu dans le jeu, même avec les lunettes de vision nocturne, rendant certains passages presque injouables.

Passez en mode Assaut pour que vos coéquipiers utilisent correctement le décor.

Un cerveau et trois boulets

Encore, si vous pouviez compter sur vos partenaires, ce défaut ne serait finalement pas trop gênant. L’ennui, c’est que l’intelligence artificielle s’avère calamiteuse. Vos trois coéquipiers sont incapables d’abattre un sniper ou un mitrailleur, ils s’obstinent parfois à tirer dans le mur qui les sépare de leur cible, quand ils ne décident pas d’utiliser leur lance-grenade dessus afin d’entraîner dans la mort leurs joyeux compagnons d’infortune. Leur précision au tir s’avère désastreuse, vous obligeant à effectuer vous-même tout le sale boulot. Ils ne sont utiles que lorsqu’il faut tenir une position pour protéger des VIP, en appui feu. Les drones à utiliser pour repérer les positions ennemies s’en sortent heureusement beaucoup mieux, tout comme les hélicoptères Apache et les tanks Bradley. Il est impossible de les piloter mais des ordres simples permettent de les faire avancer ou reculer et de leur attribuer une cible, comme un gros tank par exemple.
Les Plus
  • Une réalisation somptueuse
  • L'ambiance exceptionnelle
  • Le mode multijoueur
Les Moins
  • L'intelligence artificielle désastreuse