Small Radios Big Televisions

14 déc. 2016
Testé par sur
Disponible sur
3

Une expérience qui a bien tourné

Ça n'est pas évident de donner une note à Small Radios Big Televisions tellement son concept simple et sa durée de vie courte en font un titre presque anecdotique. Mais malgré tout, vous passez un bon moment, dans un univers étrange où l'environnement graphique bien rétro se mêle à un scénario avare en explications. Si une petite aventure de courte durée, unique en son genre et bien menée vous séduit, Small Radios Big Televisions est pour vous.

À la vue des screenshots, Small Radios Big Televisions a de quoi surprendre. Voici un titre pas commun qui peut laisser perplexe mais aussi attirer. À quoi servent ces cassettes ? Pourquoi n'y a-t-il pas de héros à l'écran ? Comment se fait-il que ce jeu vous attire ? Réponse dans ce test.

L'histoire

Une usine abandonnée. Des couloirs vides. Des chaises renversées. Des tas de papiers perforés qui s'accumulent par-terre. Des portes verrouillées qui ne s'ouvrent qu'en insérant une gemme verte dans son réceptacle. Vous naviguez dans cet endroit désolé, lecteur de cassettes à la main, en vous demandant où sont passés les gens qui travaillaient là, et plus précisément ce que vous fichez ici. Quelque chose a mal tourné ici, vous en êtes certain. En ramassant des cassettes audio abandonnées dans les recoins des couloirs, vous accédez à de mini univers colorés : une forêt, une rivière, un col de montagne, ou encore des endroits où l'abstrait règne en maître. Vous n'avez d'autre choix que de continuer à avancer, en collectant les quelques gemmes et matériaux que vous trouvez. Progressivement, quelques éléments de dialogues vous donnent des clés de compréhension sur cette expérience géante qui a tourné au drame...

Avant de disparaître, la population a pris soin de laisser des messages explicites.

Le principe

Vous n'incarnez aucun héros, aucun personnage, vous n'avez aucun pouvoir, vous n'avez pas de main ni de visage. Vous êtes vous-même dans cet univers abandonné, avançant telle une force invisible dans ces bâtiments en vue en coupe. Pointez votre curseur sur une porte, elle s'ouvrira et vous laissera entrer. Saisissez cette vanne pour la tourner et arrêter l'eau, elle fera apparaître une cassette audio... Les différentes salles des cinq bâtiments ne sont pas très grandes et sont construites selon un schéma logique ; vous ne vous perdez que rarement et les quelques culs de sac ne sont pas des pièges insurmontables. Très vite, vous comprenez que les cassettes audio ont un rôle important et qu'en les démagnétisant vous accédez à des mondes parallèles plus étranges mais également révélateurs d'informations. En somme, dans Small Radios Big Televisions, il vous faut tout tester et tout explorer.

Oh yeah !

Pour qui ?

Bouclé en deux heures maxi, Small Radios Big Televisions est à la limite entre le jeu et le conte onirique. Les actions ne sont pas nombreuses, la prise en main se résume à deux touches, son univers RGB vous hypnotise tout au long de votre avancée. Pas de défi incroyable à relever, juste une trame à suivre, parsemée d'embryons d'explications. Ne vous attendez pas non plus à une révélation transcendante à la fin de l'aventure, Small Radios Big Televisions est avant tout un vaste poème dont les bribes saisies suffisent à raconter quelque chose.

Un petit shoot de quiétude ?

L'anecdote

Que vous raconter de plus ? La lecture de ce test vous donnera suffisamment d'éléments pour rentrer dans Small Radios Big Televisions, la suite vous appartient. Je peux cependant insister sur l'étrange sentiment de solitude qui se dégage du titre. Évidemment, ne croiser aucun personnage y est pour beaucoup, mais le fait que vous ne soyez pas physiquement représenté à l'écran renforce cette impression. Et pour enfoncer le clou, Small Radios Big Televisions a été écrit et réalisé par une seule personne : Owen Deery. Bravo Owen, pendant deux heures, tu m'as totalement happé dans ton univers.
Les Plus
  • Le genre de petit jeu qui accompagne bien un dimanche après-midi
  • Mention spéciale pour le graphisme et les effets RGB
  • La trame de fond laisse quand même entrevoir une histoire plutôt sombre
Les Moins
  • Bon, un peu court quand même
  • Mais assez long pour ne pas devenir répétitif