Dragon Ball Xenoverse 2

17 nov. 2016
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2

Aussi balèze et original que Yamcha

Dragon Ball Xenoverse 2 souffle le chaud et le froid. Le jeu offre aux joueurs des graphismes bluffant qui vous transportent littéralement dans une version améliorée (visuellement parlant) du manga. Les développeurs ont également amélioré le système de combat en le rendant plus accessible mais aussi plus précis. Malheureusement, le jeu souffre des mêmes maux que son prédécesseur : un aspect très répétitif malgré un contenu riche, des temps de chargement trop longs, des instabilités des serveurs ainsi qu'un intérêt limité du multijoueur.

Plus d'un an et demi après son prédécesseur, Dragon Ball Xenoverse 2 arrive dans les rayons. Suite de l'épisode qui se voulait comme le renouveau de la série sur console, est-ce un achat indispensable ou un simple copier/coller de son grand-frère ?

L'histoire

Dragon Ball Xenoverse 2 vous met dans la peau d'un nouveau policier du temps, fraîchement débarqué à Coton City, nouvelle ville après les événements du premier volet. Le Kaïo Shin du Temps vous explique que vous êtes là pour rétablir le cours de l'histoire, modifiée par des êtres maléfiques qui répondent aux doux noms de, on vous le donne en mille, Towa et Mira ! Eh oui, encore une fois, il faut déjouer les plans des deux compères qui pour l'occasion sont accompagnés de Thalès, Slugh ou encore Broly et même Janemba. Pour parvenir à leurs fins, ils perturbent les histoires d'origines. C'est exactement la même chose que dans le premier épisode. Engager un ou deux scénaristes devait être trop cher. Si la qualité du scénario est à déplorer, il est toutefois bon de remarquer les efforts consentis par les développeurs pour améliorer le jeu. Notamment d'un point de vue visuel puisqu'il jouit de graphismes de très bonne facture ainsi que de quelques cinématiques animées. Revoir certains moment du manga avec une telle qualité d'image est un réel plaisir.

Vegeta peu avant son sacrifice face à Buu, ça donne des frissons.

Le principe

Dragon Ball Xenoverse 2 repose sur la même mécanique de jeu que son prédécesseur. Vous vous retrouvez dans des arènes assez grandes qui sont des reconstructions des différents lieux du manga d'origine. Sachez que la plupart des arènes sont les mêmes que celles du premier opus : un scandale. Votre personnage se déplace librement dans l'arène. Vous pouvez voler, courir, lancer des attaques physique et de Ki. Tout y est pour se croire dans le manga. Les combats sont assez simples et accessibles à tous. Ils ne demandent pas trop de techniques et vous vous retrouvez souvent à marteler les touches de coups pour venir à bout de votre adversaire sans avoir besoin de trop réfléchir. Vous tapez moins dans le vide que dans le premier Xenoverse, ce qui est agréable. La précision a été améliorée. Néanmoins, la gestion de la caméra reste une catastrophe sans nom. Dès que vous vous approchez d'un mur où bien du bord de l'arène, vous ne voyez plus rien, la caméra n'arrête pas de bouger. Idem lorsque vous enclenchez un combo lors duquel votre personnage s'élance à la poursuite d'un ennemi. Si un obstacle se trouve sur le chemin de la caméra, impossible de suivre l'action correctement. À côté de ça, les combats donnent une sacrée sensation de puissance une fois les bonnes attaques débloquées. Plus vous avancez dans l'histoire, plus les combats demandent de réfléchir un peu. C'est appréciable.

Avec votre personnage créé de toutes pièces (vous avez le choix entre plusieurs races dont les Saiyans, les Humains ou encore les Nameks), vous parcourez la ville de Coton City. Il y a fort à faire puisque des quêtes annexes vous attendent, vous pouvez également participer à de simples combats, ou bien à des entraînements donnés par les différents personnages du manga. Ainsi vous apprenez de nouvelles attaques, quatre par personnages, que vous pouvez ensuite assigner à votre héros pour les combats qui suivent. Pour débloquer chaque leçon, il vous faudra vous entraîner et atteindre le niveau Super. C'est assez simple, il y a peu de challenge de ce côté-là, mais ça occupe. Vous gagnez de l'expérience après chaque mission, cette expérience vous permet de gagner des niveaux qui vous donnent des points à répartir dans vos différents attributs afin d'orienter votre personnage plus ou moins vers un type de combat.Dragon Ball Xenoverse 2 est plutôt bien pourvu question contenu et c'est une très bonne chose, car si vous parvenez à passer outre l’extrême répétition des différentes missions, vous allez vous amuser.

Il y a foule devant les boutiques.

Le multi

Dragon Ball Xenoverse 2 repose également sur le principe du multijoueur. Enfin, il faut savoir raison garder. Avec les joueurs du monde entier, que vous côtoyez à Coton City, vous pouvez participer à des quêtes annexes, vous affronter dans des combats jusqu'à trois contre trois et même participer à des combats très difficiles contre l'IA en groupe de six. Le problème de Dragon Ball Xenoverse 2 est le même que dans le volet précédent : le matchmaking est à revoir. Vous vous retrouvez souvent lors des missions en ligne avec des joueurs bien plus puissants que vous qui font tout le travail. Du coup, vous vous sentez inutile, un peu comme les PNJs qui vous secondent dans les missions de l'histoire ou dans les mêmes missions hors-ligne. Le mode multijoueur est donc à revoir ou à équilibrer. Le nombre de joueurs étant plutôt conséquent, il doit être possible de faire un matchmaking décent. Les interactions avec les joueurs sont limitées par des phrases pré-enregistrées, même s'il y en a beaucoup, il s'agit d'un système assez archaïque que les joueurs n'utilisent d'ailleurs pas trop. De plus, même si les développeurs ont fait des efforts sur les serveurs, il subsiste encore trop de problèmes : il est parfois impossible de se connecter, vous êtes donc obligé de jouer hors-ligne, un sacré scandale puisque cela arrive plusieurs fois par semaine. Sachant que les joueurs achètent le jeu, payent un abonnement internet et un abonnement pour accéder au live des consoles, la stabilité des serveurs devrait être une priorité.

Les arènes les plus agréables sont celles sans obstacles.

Pour qui ?

Il est très difficile de conseiller Dragon Ball Xenoverse 2 aux fans du premier jeu. Certes, des améliorations sont à noter mais la trop grande similitude avec son prédécesseur vous donnera l'impression de jouer à une version remastérisée du titre ou même à un simple DLC. Pour les joueurs n'ayant pas joué au premier Xenoverse, celui-ci s'avère être une bonne entrée en matière malgré ses défauts. Quant aux fans du manga, vous pouvez vous en passer puisqu'un vrai fan voudra rejouer les différents moments cultes du manga comme le combat de Majin Vegeta contre Son Goku ou celui de Son Gohan contre Cell, plutôt que d'incarner un personnage forcément moche qui n'existe pas. Il est d'ailleurs intéressant de noter le nombre incalculable de sosies de Goku et de Vegeta qui se baladent dans Coton City.

Bien répartir ses attributs est primordial.

L'anecdote

Les développeurs ont eu l'intelligence, comme pour le jeu précédent, d'intégrer les voix japonaise dans Dragon Ball Xenoverse 2. Le problème, c'est que les personnages n'arrêtent pas de jacasser. Pendant vos combats du mode histoire, vous avez le droit à des dialogues, sous-titrés bien sûr, mais disons que la dynamique des combats vous oblige à rester concentré sur ce qui se passe à l'écran et non à lire les sous-titres. Vous ne suivez donc pas ce qui se dit et il est très énervant d'entre parler en permanence alors que vous jouez. Inutile de préciser que jamais je ne mettrais le jeu en anglais, vu qu'on a l'impression que tous les personnages hurlent. Le pire, c'est qu'un combat ne peut pas se terminer tant que le dialogue n'est pas fini. Je me suis retrouvé souvent à devoir continuer à mettre une grosse tatane à l'ennemi pendant bien 30 secondes le temps que le dialogue se termine. Un point bien négatif du jeu.
Les Plus
  • Très joli
  • Des combats dynamiques et améliorés
  • Les voix japonaises originales
Les Moins
  • Un scénario qui manque d'intérêt
  • Le côté multijoueur plutôt annecdotique
  • Les temps de chargement trop longs
  • Des missions beaucoup trop répétitives