Oceanhorn : Monster of Uncharted Seas

12 nov. 2016
Testé par sur
Disponible sur
3

Joue-la comme Zelda !

Oceanhorn est un bon petit jeu qui ne souffre de quasiment aucune concurrence sur Xbox One. Si le titre présente quelques défauts comme la minceur de son scénario, vous pouvez aussi apprécier les éléments proposés. Entre la direction artistique colorée et soignée ou la bande son de qualité, l'aventure proposée se laisse vivre au fil de l'eau sans trop de difficulté. La petite dizaine d'heures de jeu ravivera certainement de très bons souvenirs, mais sur une trop courte durée. Vous pouvez tout de même déplorer le manque d'initiative globale du jeu, qui favorise souvent le simple copier/coller.

Après avoir vogué courageusement sur iOS et subit la houle sur PC, l'hommage non dissimulé à Zelda, Oceanhorn : Monster of Uncharted Seas, débarque sur console de salon. Alors que le portage PC se montrait sympathique, qu'en est il de la version de salon ? Hissez haut la grand voile, l'aventure commence !

L'histoire

Dans Oceanhorn, vous allez rechercher votre père qui a lui même choisi l'aventure. Appelé par le Oceanhorn, il a décidé de partir seul pour vous protéger face à cette créature mythique mais intimement liée à l'histoire de votre famille. Pourtant, c'est bien vous qui allez devoir vous armer pour faire face à la situation et sauver Arcadie des temps sombres qui la guette. Un vieil Hermite va vous apprendre les bases d'un bon aventurier et vous permettre ainsi d'explorer un monde très similaire à celui de The Legend of Zelda : The Wind Waker. Le fait de collecter les trois emblèmes sacrés ne va pas changer la donne.

Et vous allez voir que les références sont nombreuses. Oceanhorn est un jeu hommage à la licence de Nintendo. Mais en copiant trop souvent les codes de la série nippone, Oceanhorn se met aussi des bâtons dans les roues. À commencer par le scénario qui s'avère un peu trop pauvre pour être charmeur. Le peu de travail sur les PNJ n'aident pas beaucoup à s'enfoncer dans l'univers et seuls quelques indications vous guideront dans ce monde pourtant plaisant. Car le travail de la direction artistique est superbe, comme la bande son qui donne vie à cet univers.

Le premier vrai boss donne le ton : patience aventurier, patience !

Le principe

Oceanhorn est un Zelda-like. En cela, vous vous en seriez douté rien qu'au visuel. Alors quand vous choppez une épée et un bouclier pour couper des herbes folles, et que vous soulevez tous les vases pour les fracasser par terre, la seule question qui vous taraude est : "Mais où est donc passée cette petite fée agaçante ?". Après votre courte formation, vous voilà parti sur l'océan pour visiter quelques îles fort jolies. La nécessité de parler avec les PNJ apparaît plus flagrante que jamais puisque ceux-ci vous révèlent souvent des emplacements et coordonnées de voyage. Comme dans tout bon Zelda, au fil de vos pérégrinations vous débloquez les bombes, l'arc, des quarts de cœur ou le bouclier réflecteur. Cornfox y a ajouté une petite goutte de RPG en vous permettant de gagner de l'expérience pour améliorer votre bateau par exemple. Mais ce système n'est pas assez poussé pour être prenant.

Vous enchaînez souvent voyage, excursion, donjon, boss et retour sur le bateau. Ce fil conducteur de votre aventure - ou boucle perpétuelle - est terni par deux éléments : la difficulté souvent trop basse des énigmes et les voyages en bateau sous forme de rail shot sans grand intérêt. Si le constat peut paraître sévère, il est surtout vrai avec l'avancée du jeu et un début de lassitude naissant en fin de partie. Il est à noter que le jeu est parfaitement adapté à la manette, offrant des contrôles simples et précis. L'expérience est donc globalement plaisante, même si l'aventure parait trop courte.

Oh un arc, quelle surprise ! Les deux cibles que j'ai vu à l'entrée du donjon vont donc servir.

Pour qui ?

Oceanhorn se destine aux nostalgiques de Zelda ou d'Alundra qui n'aurait pas de console Nintendo à disposition. Si l'on ne peut pas prétendre que le jeu soit mauvais, loin de là, il n'atteint les saveurs et les sensations procurées par son modèle, surtout par la copie trop pâle des éléments de gameplay. La durée de l'aventure (initialement sortie sur iOS) et sa difficulté sont plus conformes à son prix. Mais Oceanhorn reste une aventure agréable à parcourir qui vous laisse le choix du support entre iOS, PC, Xbox One ou PS4.

Les énigmes sont souvent classique. Vous y trouvez en plus généralement un bouton reset.

L'anecdote

Grand amateur du genre Zelda-like dans ma jeunesse, j'ai depuis quelque temps laissé de côté ce genre. Le test d'Oceanhorn a pour moi été l'occasion de faire un petit rattrapage et de me replonger dans The Legend of Zelda : Spirit Tracks et Phantom Hourglass pour me remettre dans le bain. Et s'il est vrai qu'Oceanhorn propose un emballage assez joli, le manque de difficulté est un élément assez frappant. Si vous devez poussez des blocs ou allumer des torches, toutes les énigmes semblent d'une facilité presque déconcertante en comparaison de celles des deux titres de [b]Nintendo[b]. C'est un peu dommage pour un jeu d'aventure mais cela ne l'empêche pas d'être plaisant.
Les Plus
  • Visuellement très agréable
  • La musique et l'ambiance sonore de qualité
  • Pas de "Hey listen !" toutes les 3 secondes
  • Les îles se débloquent de plusieurs façons dont des dialogues avec de PNJ
  • Son prix abordable
Les Moins
  • Un scénario mince et convenu
  • Les phases en bateau vite répétives
  • Un certain manque d'originalité

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

Ses derniers articles :