The Park

16 mai 2016
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Funcom
  • Développeur Funcom
  • Sortie initiale 27 octobre 2015
  • Genre Aventure

Essai psychologique écourté

The Park est plus un film interactif qu'un jeu, tirant profit d'un genre peu exploité, d'un univers glauque à souhait et d'une bande son adaptée. Malheureusement, les ficelles du film sont toutes un peu trop grosses pour révéler le plein potentiel du moment passé devant votre écran, surtout la chute de fin. L'aventure reste cependant agréable à parcourir si vous parlez et comprenez un minimum l'anglais et que vous passez outre les graphismes assez pauvres. À faire et vivre au moins une fois si vous en avez l'occasion.

Initialement sorti sur PC en 2015, The Park débarque sur consoles. Aux manettes, Funcom, déjà responsables du MMO The Secret World. Il s'agit pour eux d'une première tentative dans un style horreur psychologique, très répandu au cinéma mais encore assez peu dans le jeu vidéo. Essai gagnant ?

L'histoire

Dans The Park, vous incarnez Lorraine, une mère de famille qui vient de passer la journée dans le parc d'attraction favori de son fils. Mais voilà, au moment de partir, sa progéniture se rend compte qu'elle a oublié son ours en peluche. Vous retournez donc à l'intérieur à la recherche du précieux animal, mais votre garnement, Callum, sort de la voiture et se jette dans le lieu sans vous attendre. Perdre son fils est déjà un drame pour cette mère... Mais les étranges changements qui se sont opérés sur le parc vont lui donner des cauchemars, si bien qu'elle ne tarde pas à céder à la panique. Le conte d'Hansel et Gretel sert de fond aux pensées d'une héroïne qui va subir les nuisances du lieu. Qui est ce méchant à chapeau haut-de-forme qui se balade dans le parc ?

The Park est un essai de l'équipe de Funcom pour produire un jeu d'horreur psychologique en s'inspirant d'un monstre de son MMO The Secret World. Si l'idée de base est bonne, il faut aussi préciser que le jeu est annoncé pour une durée de deux heures et qu'il est se termine sans tous les succès en une heure trente environ. De plus, les ficelles des films d'horreur sont ici recyclées (même s'il n'y a pas non plus trop d'abus). Enfin, le jeu ne possède pas de vraie rejouabilité sous aucune forme que ce soit. Un One-Shot donc !

Le conte d'Hansel et Gretel encadre l'histoire du jeu.

Le principe

The Park est un jeu à une touche qui mérite pourtant le détour. Vous ne disposez que de deux actions : vous déplacez et appelez votre fils pour le localiser via le bouton B. En effet, c'est le seul moyen de le retrouver dans le parc et autant dire que c'est peu. Mais s'arrêter au gameplay c'est manquer l'aspect psychologique du jeu. En effet, vos appels ont des réponses qui varient en fonction de l'éloignement et de la direction, mais aussi en fonction de votre avancée dans le jeu avec un effet d'immersion assez bon si vous n'appuyez pas sur B à outrance.

Vous entendez les pensées de Lorraine, vous sentez en elle le stresse grandir ainsi que ses doutes monter. Les tours de manèges s’enchaînent et entraînent l'apprentissage de nouveaux éléments sur ses doutes de mère ainsi que sur ses regrets. Entre panique et paranoïa, vous vous perdez un peu dans les méandres de ses songes tout en vous recollant à la réalité du parc, notamment par les interventions d'un écureuil géant aux yeux rouges, Chad, responsable de bien des misères dans son lieu de travail. Mais l'immersion est limité par les graphismes moyens, rendant le visage de l'héroïne presque opaque à tout sentiment.

Lorraine, une femme douce et une mère apeurée même si cela ne se voit pas.

Pour qui ?

The Park est une oeuvre différente qui ne séduira malheureusement pas les foules. En plus de proposer un concept à part, une durée limitée, le jeu n'est pas traduit en français. Seul les sous-titres dans la langue de Shakespeare viennent sauver les plus faibles en anglais. Difficile de le conseiller à tous donc, pourtant l'aventure se laisse vivre si vous avez des sous en trop.

Je suis sûr qu'il n'était pas là avant que je monte dans ce manège...

L'anecdote

Pour me mettre dans les conditions optimums demandées par Funcom en début de jeu, je me suis plongé dans le noir total afin de vivre l'expérience comme elle a été pensée. En lançant The Park, je me suis retrouvé dans la première attraction, sur un cygne flottant, à contempler l'histoire qui m'était contée. Après quelques minutes dans le noir et l'ennui qui monte, je me suis fais surprendre bêtement par les vibrations de la manette et un regard rouge perçant. Coincé dans l'embarcation, c'est stressé que j'ai attendu la fin du passage. Si l'histoire et les effets de sursaut sont déjà vu, il faut dire que le jeu n'en abuse pas trop, juste assez pour vous replonger dans votre aventure.
Les Plus
  • Le concept finalement pas si mal
  • Une ambiance sonore stressante
  • L'univers glauque
Les Moins
  • Malheureusement desservi par une durée trop courte
  • Des graphismes à la peine
  • Un scénario dont les ficelles apparaissent trop rapidement
  • Un peu cher pour une expérience de deux heures tout inclus (12€)

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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