Un coup à ne pas décrocher
Dès les premières secondes, Silver Pines installe une ambiance qui ne laisse pas vraiment indifférent. Entre mystère, silhouettes inquiétantes et petites touches de survie, la démo du jeu des Suédois-Norvégiens de Wych Elm nous a rapidement rappelé quelques références bien connues du genre. Mais derrière ces airs de déjà-vu, le titre semble avoir quelques bonnes idées pour vous faire passer un sale quart d'heure. Et, franchement, c'est plutôt bon signe.
Un air de déjà-vu qui intrigue
Difficile de ne pas penser à Silent Hill, Alan Wake, Alone in the Dark ou encore Resident Evil lors des premiers pas dans Silver Pines. L'ambiance visuelle, particulièrement originale, interpelle immédiatement et installe une atmosphère suffisamment étrange pour donner envie de comprendre ce qui se trame. Le scénario semble pour l'instant partir sur des bases assez classiques (une ville qui a été évacuée pour d'obscures raisons), mais cette première expérience laisse entrevoir une histoire qui pourrait gagner en intérêt au fil de l'aventure.

Le héros, un détective dont la condition physique semble franchement discutable, n'est pas exactement taillé pour l'action. Il s'essouffle rapidement lorsqu'il saute et, détail plutôt amusant, ne semble pas particulièrement doué pour la natation puisqu'un passage dans l'eau suffit à lui faire passer l'arme à gauche. Cette fragilité contribue surtout à rendre les premières rencontres plus inquiétantes. Lorsqu'un ennemi surgit alors que vous n'avez encore aucune arme en main, le détective paraît soudain beaucoup moins professionnel qu'espéré. Et c'est précisément là que Silver Pines commence à fonctionner.

Le héros, un détective dont la condition physique semble franchement discutable, n'est pas exactement taillé pour l'action. Il s'essouffle rapidement lorsqu'il saute et, détail plutôt amusant, ne semble pas particulièrement doué pour la natation puisqu'un passage dans l'eau suffit à lui faire passer l'arme à gauche. Cette fragilité contribue surtout à rendre les premières rencontres plus inquiétantes. Lorsqu'un ennemi surgit alors que vous n'avez encore aucune arme en main, le détective paraît soudain beaucoup moins professionnel qu'espéré. Et c'est précisément là que Silver Pines commence à fonctionner.
Quand le stress devient une mécanique
Vous pouvez choisir entre deux niveaux de difficultés.
Le jeu ne cherche visiblement pas à vous laisser souffler. Même consulter la carte peut devenir une source de tension : celle-ci apparaît en appuyant sur R1, mais l'action continue derrière. Il faut donc à nouveau appuyer sur R1 pour la faire disparaître et retrouver une vision complète de la scène. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais dans une situation tendue, cette simple particularité suffit à vous faire hésiter avant de vérifier où vous vous trouvez.

Les affrontements jouent eux aussi sur cette pression. Le rechargement des armes ne se fait pas automatiquement : il faut remettre les balles une par une via une action dédiée. Une mécanique qui paraît contraignante jusqu'au moment où vous vous retrouvez avec un ennemi sur les talons et quelques cartouches à remettre dans le chargeur. Là, tout à coup, chaque seconde compte. Même chose lorsqu'un combat se déroule à proximité de bonbonnes de gaz : mieux vaut regarder où vous mettez les pieds et surtout où vous frappez, sous peine de partir en fumée avec votre adversaire.

La gestion des ressources participe également à cette tension. Les kits de soin, les munitions et autres objets peuvent être obtenus auprès de distributeurs, mais il faut évidemment payer. Vous devrez donc surveiller vos crédits et réfléchir à vos achats plutôt que de vider le stock au premier passage. Une approche simple, mais plutôt bien pensée pour renforcer cette sensation de précarité.

Et puis il y a les cabines téléphoniques. Pour sauvegarder, il faut d'abord disposer d'une pièce, puis composer un numéro. Un petit détour par la préhistoire du stockage numérique qui colle parfaitement à l'ambiance et apporte une sympathique touche vintage. La démo va jusqu'à proposer un gros combat final, histoire de donner un aperçu plus musclé de ce que l'aventure pourrait réserver par la suite.

Mention spéciale, enfin, aux silhouettes ennemies. La plupart des adversaires prennent la forme d'ombres, ce qui peut transformer n'importe quelle forme sombre dans le décor en menace potentielle. Alors forcément, lorsque vous apercevez un chat noir qui ressemble lui aussi furieusement à une ombre, le réflexe est de se préparer au pire. Jusqu'à découvrir qu'il s'agit simplement d'un animal à caresser. Ouf.

Les affrontements jouent eux aussi sur cette pression. Le rechargement des armes ne se fait pas automatiquement : il faut remettre les balles une par une via une action dédiée. Une mécanique qui paraît contraignante jusqu'au moment où vous vous retrouvez avec un ennemi sur les talons et quelques cartouches à remettre dans le chargeur. Là, tout à coup, chaque seconde compte. Même chose lorsqu'un combat se déroule à proximité de bonbonnes de gaz : mieux vaut regarder où vous mettez les pieds et surtout où vous frappez, sous peine de partir en fumée avec votre adversaire.

La gestion des ressources participe également à cette tension. Les kits de soin, les munitions et autres objets peuvent être obtenus auprès de distributeurs, mais il faut évidemment payer. Vous devrez donc surveiller vos crédits et réfléchir à vos achats plutôt que de vider le stock au premier passage. Une approche simple, mais plutôt bien pensée pour renforcer cette sensation de précarité.

Et puis il y a les cabines téléphoniques. Pour sauvegarder, il faut d'abord disposer d'une pièce, puis composer un numéro. Un petit détour par la préhistoire du stockage numérique qui colle parfaitement à l'ambiance et apporte une sympathique touche vintage. La démo va jusqu'à proposer un gros combat final, histoire de donner un aperçu plus musclé de ce que l'aventure pourrait réserver par la suite.

Mention spéciale, enfin, aux silhouettes ennemies. La plupart des adversaires prennent la forme d'ombres, ce qui peut transformer n'importe quelle forme sombre dans le décor en menace potentielle. Alors forcément, lorsque vous apercevez un chat noir qui ressemble lui aussi furieusement à une ombre, le réflexe est de se préparer au pire. Jusqu'à découvrir qu'il s'agit simplement d'un animal à caresser. Ouf.
Ce qu'on en pense
La cabine téléphonique : là où tout redémarre lorsque vous trépassez.
Cette première prise en main de Silver Pines nous a plutôt convaincus. Son ambiance visuelle intrigue immédiatement et son gameplay parvient surtout à installer une tension qui ne repose pas uniquement sur les affrontements. Carte qui ne met pas l'action en pause, rechargement manuel, ressources payantes ou encore environnement à surveiller : plusieurs petites mécaniques contribuent à vous maintenir sur le qui-vive.

Le jeu semble également avoir compris qu'un protagoniste vulnérable peut être plus intéressant qu'un héros capable de régler tous les problèmes à coups de chevrotine. Reste évidemment à voir comment ces idées s'articuleront sur la durée et si l'histoire saura dépasser les bases assez classiques entrevues dans cette démo. Le gros combat proposé à sa conclusion laisse en tout cas entrevoir un projet qui pourrait monter en puissance.

Silver Pines n'a donc pas encore toutes ses cartes en main, mais cette première expérience nous donne clairement envie de rappeler le numéro de la cabine téléphonique. Il faudra simplement penser à prendre une pièce.


Le jeu semble également avoir compris qu'un protagoniste vulnérable peut être plus intéressant qu'un héros capable de régler tous les problèmes à coups de chevrotine. Reste évidemment à voir comment ces idées s'articuleront sur la durée et si l'histoire saura dépasser les bases assez classiques entrevues dans cette démo. Le gros combat proposé à sa conclusion laisse en tout cas entrevoir un projet qui pourrait monter en puissance.

Silver Pines n'a donc pas encore toutes ses cartes en main, mais cette première expérience nous donne clairement envie de rappeler le numéro de la cabine téléphonique. Il faudra simplement penser à prendre une pièce.
