Test | Onimusha : Way of the Sword
10 sept. 2026

Une suite Oni-rique

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Onimusha : Way of the Sword
  • Éditeur Capcom
  • Développeur Capcom
  • Sortie initiale 4 sept. 2026
  • Genre Action

Onimusha : Way of the Sword marque le retour d'une très vieille licence – des jeux d'action japonais fantastiques dont le premier titre est sorti sur PlayStation 2 en 2001 et le dernier en 2006. Que vaut cette suite 20 ans après ?

L'histoire

Kyoto, période Edo. Ce n'est pas la joie : des miasmes rouges rendent la ville invivable. Une lune de sang plane sur un lac de feu. Des démons mâchouillent vos voisins. Votre seul espoir ? Myamoto Musashi, un samouraï qui veut prouver qu'il est plus fort et se fait... heu, trucider dès le prologue. Embroché comme un cochon. C'est mal parti. Ressuscité en enfer par un mystérieux ennemi, Musashi se réveille avec un gantelet capable d'aspirer les âmes ennemies. Il va essayer de s'en débarrasser pendant tout le jeu, armé d'un humour qui tranche avec l'ultra violence des combats de sabre (mutilations et décapitations).
Musashi, héros malgré lui

Le gameplay

Barils explosifs, planches derrière lesquelles s'abriter : les interactions sont nombreuses.

Si Onimusha : Way of the Sword était un jeu FromSoftware, ce serait Sekiro (en plus simple). Les duels au sabre sont au cœur du gameplay, avec une variété de coups et de parades qui donnent le tournis. Vous disposez d'une esquive, indispensable pour échapper aux choppes ou aux attaques dévastatrices. D'une parade parfaite qui va faire trébucher les ennemis. D'une contre-attaque hyper dure à placer puisqu'il faut la déclencher pile au moment ou la lame d'un ennemi s'abat sur vous. Et de quantité d'armes et d'attaques secondaires qui rendent chaque combat viscéral.


Les animations sont la grande force du jeu, avec une gestion de l'équilibre tant de Musashi que de vos ennemis qui donne une profondeur inattendue au gameplay : parez un peu trop et Musashi met un genou à terre, soudain moins mobile. Appuyez sur le bouton d'esquive au bon moment et vous ferez culbuter un ennemi qui voulait vous attraper (y compris un boss), le laissant exposé à votre contre-attaque. Une réussite, chaque combat devenant une chorégraphie guerrière aussi sublime que létale. Les autres jeux avec combats au sabre comme Assassin's Creed Shadows ou Rise of the Ronin font bâiller d'ennui en comparaison.
Chaque combat est spectaculaire, viscéral

La progression

Épuisez l'endurance des boss pour infliger de gros dégâts. Ce qui suppose de prendre des risques...

La très grande modernité du système de combat cache toutefois un design archaïque. Le jeu est complètement linéaire avec des murs ou portes barrées partout. Même à Kyoto, une zone plus ouverte, le jeu bloque votre progression par des zones de miasmes impossible à dissiper – à moins de progresser dans l'aventure principale. Quelques quêtes annexes permettent de récupérer des matériaux pour améliorer son sabre, sa tenue, son gantelet, ses pouvoirs ou ses potions, via des quêtes un peu FedEx. Ce n'est heureusement pas utile si vous jouez en mode Facile – le jeu sauvegarde tout le temps et de ne demande pas spécialement de farmer.


Seule exception notable : les combats de boss. En Facile, leur barre de vie fond comme neige au soleil tandis que des indications de touches vous annoncent quand une attaque va se déclencher – et comment l'esquiver. En mode Normal, le seul autre mode accessible au début, les boss sont en revanche aussi redoutables qu'une Malenia d'Elden Ring sous acide. Sur les deux phases distinctes d'un boss, qui durent environ 4 ou 5 minutes au total, vous pouvez au début vous soigner 4 à 6 fois selon la violence des attaques encaissées. C'est peu, sachant que le moindre échec lors de la seconde phase vous renvoie illico à la première. Une fois battus, les boss sont rejouables en boss rush, en Facile ou Normal – n'hésitez donc pas à changer la difficulté à la volée si vous butez sur l'un d'eux. Vous pourrez toujours vous venger plus tard.
Des niveaux faciles, des boss punitifs

Pour qui ?

Ratez une esquive bleue et votre héros finit au sol, empalé. Même un ennemi lambda est dangereux.

Si vous aimez les jeux d'action type God of War : Ragnarok et le folklore japonais, Onimusha : Way of the Sword est incontournable. C'est tout simplement la nouvelle référence des jeux de sabre accessibles. Pas aussi élitiste qu'un Sekiro ou qu'un Nioh 3, il ne propose hélas pas non plus les mêmes qualités de level design. C'est un jeu qui se fait très bien en ligne droite, tant il est linéaire, par petits bouts chaque soir. Si en plus vous êtes fan de la saga, ce qui n'est absolument pas un prérequis pour jouer à ce nouvel épisode, vous serez aux anges (ou aux Onis).

La nouvelle référence des jeux de sabre accessibles

L'anecdote

Les mimiques de Musashi sont géniales.

J'ai été très surpris par l'humour du jeu, pourtant macabre et ultra gore par ailleurs. Le héros Musashi prend les traits de Toshiro Mifune, un acteur japonais rendu célèbre par le réalisateur Akira Kurosawa (Rashōmon, Les Sept Samouraïs, La Forteresse cachée dont s'est inspiré George Lucas...). Dans le jeu, Musashi est une grande gueule qui rappelle tantôt le Nero de Devil May Cry 5 quand il se moque d'un démon gros comme un immeuble, voire... de Ian Solo quand il fuit une armée après avoir fait le malin. Les mimiques très expressives de Musashi / Mifune rendent ces cinématiques parfois loufoques incroyablement drôles, avec des gestes très exagérés qui rappellent le cinéma japonais des années 50. Inattendu et savoureux.

Onimusha a un humour décalé parfaitement assumé
Les Plus
  • Les combats de sabre, incroyables
  • La personnalité du héros Musashi, à la fois provocant et enjoué
  • La qualité incroyable des animations, les visages incroyablement réussis
  • Les attaques toujours lisibles, même contre les boss
Les Moins
  • Très linéaire
  • Des boss vraiment difficiles en mode Normal (et trop simples en mode Facile)
Résultat

Onimusha : Way of the Sword est une vraie claque. Les combats au sabre sont une nouvelle référence tant les animations, les coups et la physique sont exploités de main de maître. Chaque duel a une intensité incroyable, sublimée par une mise en scène digne des plus grands jeux d'action contemporains. Dommage que la difficulté soit inégale avec des niveaux souvent faciles et des boss à l'inverse un peu trop ardus. Si vous jouez en Normal, vous serez sans doute obligé de farmer un peu en faisant toutes les quêtes secondaires pour améliorer pouvoirs et équipements. Un petit regret qui ne pèse pas bien lourd tant le gameplay est agréable, manette en main.

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