Kameo, violent et bref comme une claque

04 janv. 2006
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Microsoft
  • Développeur Rare
  • Sortie initiale 2 décembre 2005
  • Genres Action, Aventure

Cette durée de vie limitée est bien sûr frustrante mais il faut garder à l’esprit que le rythme reste constant et que les niveaux se suivent sans se ressembler. Le désert succède à la forêt ou à la glace, et même les ennemis connus héritent de nouvelles armes et d’attaques inédites au fil du jeu. En plus, un gigantesque champ de bataille donnant accès aux différents niveaux vous permet de vous défouler en piétinant des centaines d’orcs sous les sabots de votre fier destrier, un peu comme un gros bac à sable qui sert à se détendre entre deux missions sérieuses. C’est beau, c’est rythmé et c’est varié, ce qui suffit à faire de Kameo: Elements of Power un bon titre de lancement. Seule la durée de vie et quelques problèmes de caméra rompent véritablement le charme de ce titre impressionnant comme un jeu nouvelle génération.

Vous avez une télé haute définition, vous possédez une Xbox 360 et vous aimez les claques ? N’hésitez pas une seule seconde et lancez Kameo: Elements of Power, vous allez vous prendre une baffe magistrale. Ce jeu d’action rondement mené va vous faire baver comme un crapaud tant le luxe de détails et d’effets surpasse tout ce qui a été fait jusqu’à présent. C’est grâce à ce titre que vous allez vraiment ressentir le fossé graphique qui sépare la Xbox 360 de ses rivales. Véritable démo technique, ce titre exceptionnel réserve pas mal de surprises… mais pas uniquement des bonnes.

Chaque brin d'herbe bouge et reflète la lumière. Eblouissant !

KO debout

Inutile de tourner autour du pot et de faire semblant de s’intéresser aux personnages ou à l’histoire : ce qui tue tout de suite quand vous lancez une partie de Kameo, c’est la réalisation graphique. Pour comprendre à quel point elle s’avère exceptionnelle, il suffit de voir les reflets sur les remparts, les déformations engendrées par les flammes, les milliers de brins d’herbes agités par le vent et les centaines d’orcs en train de gravir une colline comme s’ils postulaient pour un film de Peter Jackson. C’est déjà vrai sur une télé normale mais ça devient encore plus flagrant en haute définition, tant la précision des milliers de détails qui encombrent l’écran provoque comme une sensation de suffocation. C’est trop, c’est tellement énorme que l’œil s’y perd et a du mal à se repérer au milieu de ce fourmillement somptueux d’objets aussi bien détaillés qu’animés.

Transformez-vous en dragon pour cramer vos ennemis, allumer des torches et faire exploser des bombes.

Les dix mousquetaires

Une fois la claque graphique devenue moins cuisante, vous allez comprendre comment le jeu fonctionne. Sous sa forme basique, la petite Kameo s’avère bien fragile. Ses coups de pied ridicules n’impressionnent que les caisses en bois à défoncer et seule sa capacité à voleter s’avère intéressante pour se déplacer plus vite entre deux combats. Ses transformations en dragon pyromane, en yéti alpiniste ou encore en plante boxeuse lui permettent heureusement de surmonter n’importe quelle épreuve, en combinant parfois les pouvoirs de plusieurs métamorphoses. Vous pouvez par exemple sonner un ennemi avec une de vos dix transformations avant de lui planter un pic à glace dans la tête ou de lui faire avaler quelques cailloux. Leur complémentarité est très bien exploitée même si quelques combinaisons un peu trop efficaces simplifient rapidement les combats innombrables.

Certaines transformations servent quasiment tout le temps.

Du concentré d’action

Contrairement à ce que les amateurs d’oreilles pointues et de jupettes vertes auraient pu espérer, Kameo: Elements of Power ne ressemble vraiment pas à un clone de Zelda. Il s’agit d’un vrai jeu d’action constitué d’arènes et de monstres à éliminer. Ce découpage grossier des niveaux entame un peu le plaisir de jeu vu que le procédé est répété jusqu’à la nausée : vous arrivez dans une pièce, la porte se ferme, des monstres apparaissent et vous ne pouvez continuer que lorsque tous les ennemis sont morts. Le fait de combiner plusieurs transformations pour vaincre leurs défenses ne rend pas le procédé moins répétitif. Il faut plutôt compter sur les quelques dialogues avec les autochtones et surtout sur les quêtes annexes pour aspirer comme un parfum d’aventure, tellement volatile qu’il reste malheureusement à l’état de fragrance.

Améliorez la portée ou l'efficacité de vos attaques.

LE petit côté RPG

Afin d’améliorer les caractéristiques de vos dix créatures, vous devez effectivement trouver des fruits. Souvent cachés dans le décor, ils vous sont également remis par les autochtones auxquels vous rendez service. Si vous trouvez comment débarrasser un vieux chnoque des moustiques qui le harcèlent, ou que vous sauvez une boniche des orcs qui la taquinent à domicile, vous héritez d’un précieux fruit capable de doter une de vos créature d’une nouvelle attaque. Evidemment, si vous économisez vos fruits pour les dépenser tous d’un coup, vous pouvez acheter des attaques encore bien plus efficaces. Celles-ci vous simplifient la vie, au point de vous inciter à effectuer ces misions annexes si jamais vous bloquez dans la quête principale. Toujours facultatives, ces quêtes secondaires très variées vous évitent en plus de finir le jeu en douze heures chrono, Kameo: Elements of Power étant sinon un peu courtaud.
Les Plus
  • Une réalisation digne d'une console nouvelle génération
  • Dix transformations bien complémentaires
  • Des ambiances variées et très soignées
Les Moins
  • Durée de vie un peu courte
  • Quelques problèmes de caméra