PES 2016

08 nov. 2015
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Konami
  • Développeur Konami
  • Sortie initiale 17 septembre 2015
  • Genre Sport

Les méandres d'une licence

Cette année encore, Pro Evolution Soccer 2016 n'est pas le jeu de football que les fans espéraient. Avec des graphismes corrects mais souvent limités (pelouse, pluie, vie dans le stade) l'IA des gardiens plus que perfectible et l'arbitrage pas loin d'être mauvais, cette version fait penser à FIFA 15. Cependant, plus technique dans son approche offensive et plus exigeante que l'année passée, il vous faudra de l'expérience pour songer à manier le ballon de la plus belle des façons, rendant ainsi un peu d'attrait à ce jeu. L'absence de quelques licences comme le championnat anglais continue à creuser le fossé, même s'il offre un contenu complet (mais copié) et qu'il est le seul à proposer la Ligue des Champions avec la petite musique qui va bien.

Nouvelle saison signifiant nouveau duel pour les jeux de football, Konami entend bien profiter de l'avis positif général de son dernier bébé pour faire de Pro Evolution Soccer 2016 la référence en cette fin d'année. Mais le jeu a-t'il les moyens d'aller concurrencer FIFA? À vous de jouer pour le découvrir.

L'historique

2014 avait marqué le retour la licence PES sur le premier plan des simulations de football, notamment à cause d’un FIFA 15 décevant, les attentes pour ce Pro Evolution Soccer 2016 sont donc importantes. Konami se souvient de la traversée du désert de sa marque du ballon rond et ne souhaite pas réitérer. Avec le moteur Fox Engine, ils avaient marqué le coup l’année passée en s’offrant le luxe de différer la sortie de leur titre pour ne pas affronter directement la concurrence. 2015 signant le retour des confrontations à éliminations directes, FIFA 16 et Pro Evolution Soccer 2016 débarquent sur nos consoles pour un duel fratricide. Et autant le dire, FIFA commence avec un avantage certains : son public !
 

Le principe

Pro Evolution Soccer 2016 est un jeu de football exigeant nécessitant de construire une action plutôt que de passer individuellement mais aussi nettement moins réaliste en terme de score fleuve et football champagne. Par rapport à l'année dernière, les contacts ont été grandement améliorés pour rendre plus réaliste la physique des tirs et passes, mais aussi les contacts entre joueurs. Un défenseur avec un grand physique bousculera plus facilement un petit attaquant. Mais les attaquants pourront aussi se servir des autres joueurs pour faire ascenseur. Idem dans la gestion des mouvements liés au tirs ou passes (plat du pied, extérieur ou intérieur) rendant ainsi plus réalistes les effets liés aux tirs notamment.

L'autre amélioration notable est celle de l'IA des défenseurs et des attaquants. Même si comme l'an passé une passe en profondeur ou en longueur pourra créer le décalage facilement, vos défenseurs ne restent pas inertes, surpris par ce fait de jeu. La couverture de la ligne de défense est ainsi mieux tenues et les gardiens semblent alors mieux protégés (et moins héroïques). C'est aussi visible sur vos attaquants puisqu'eux aussi ne restent pas bêtement devant en attendant le ballon. Appel puis contre appel sont fréquents pour des attaques plus dynamiques et moins stéréotypées. Cependant cette amélioration ne concerne pas les gardiens de buts qui sombrent tous dans la médiocrité ou presque (y compris Sirigu qui était déjà pas bien bon avant). Vous l'aurez compris, cet épisode est donc meilleur que le prédécesseur sans changer le style propre à la série mais créé en contre partie de nouveaux problèmes plus handicapants.

Les fans de FIFA retrouveront pratiquement tous les éléments, à l'exercice près.

Le multi

Sans grande surprise, la majeure partie du contenu est accessible en ligne pour des parties dont le score peut friser le ridicule parfois. Quasiment l'ensemble des compétitions sont disponibles laissant présager une expérience agréable. Cependant les différents défauts viennent ternir le tableau, notamment à cause des gardiens qui sont encore moins à la fête qu'à l'accoutumée, ainsi que des supers attaquants qui défient toutes les lois des pronostics du football. Car il n'est pas rare de voir un Christiano Ronaldo hors norme marquer six buts sur six tirs dont six cadrés, avec des attaques stéréotypées à souhait. L'offensif prend alors l'ascendant sur le défensif avec une expérience au résultat parfois désagréable, surtout quand le joueur adverse multiplie les fautes non sanctionnées.

Pour qui ?

Plus porté sur la construction d'une attaque qui tienne la route que les années passées, Pro Evolution Soccer 2016 se destine aux joueurs qui aiment maîtriser toutes les actions de leur équipe sans se prendre trop la tête. Entre la nécessité d'appuyer les passes, de laisser filer un appel ou un contre appel pour déclencher la bonne action, le jeu apparaît plus exigeant, d'autant plus que le replacement des défenseurs est convainquant. Pro Evolution Soccer 2016 parait tout de même se destiner aux seuls amoureux de la série par son manque de cohérence globale.

Non vous ne rêvez pas, Sirigu était bien dans les buts du PSG pendant un mois.

L'anecdote

J'aime commencer les jeux de football par un petit match de ligue 1 qui donne souvent le ton du jeu en lui même, puis une grosse rencontre type finale de la ligue des Champions. Et je n'ai pas changé mon habitude cette année en lançant d'abord un derby de l'atlantique puis un PSG/Real de Madrid. Si le premier match m'a surtout montré les limites visuels du titre, surtout que le match était sous la pluie, c'est lors du second match que les plus gros défauts sont apparus. Taclé par derrière à la 71ème minute (sans carton pour le tacleur), Ibra a mis pas loin de 10 minutes à se rétablir et reprendre sa place. Le pire fut pour moi Christiano Ronaldo qui fut le seul joueur à se défaire de ma défense sans difficulté tout au long du match. Un épisode qui est loin d'être sans défaut donc.
Les Plus
  • Une vraie alternative en simulation de foot
  • L'IA des défenseurs très peu pris au dépourvu
  • Une bonne modélisation des joueurs connus (à condition qu'ils n'aient pas les cheveux longs)
  • Une playliste variée qui permet de supporter les menus
Les Moins
  • Les menus qui manquent vraiment d'ergonomie et de fantaisie
  • Les tacles qui font trop souvent mouches
  • Trop de fautes non sifflées
  • Globalement moins beau que le concurrent
  • Les gardiens à la rue et des arbitres aveugles
  • Pas de transfert sur le premier mois
  • Des "supers" attaquants quasiment inarrêtables

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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