Fuse

19 juin 2013
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2

L'art de ne pas en faire assez

Fuse est un jeu relativement moyen. Les graphismes sont d'un autre âge, le gameplay est perfectible, l'IA est celle des végétaux et, sans être aux abonnés absents, le scénario est sans aucune saveur. Reste à ce jeu un multi en ligne qui fonctionne assez bien sur le scénario, ce qui laisse penser que ce jeu n'a véritablement été développé que pour ce seul mode ainsi que les quelques pouvoirs dérivés du Fuse.

Un TPS proposé par Insomniac games et EA flore bon la réussite et pourtant le chose n'est pas aisé pour rivaliser avec des titres moult fois couronnés. Malgré quelques bonnes idées, Fuse a sans doute manqué d'inspiration, si ce n'est d'une muse. Explications.

L'histoire

Fuse pourrait être l'histoire d'un objet oblongue planté dans un rocher depuis des millénaires mais non, et en même temps, le scénario n'en est pas loin. Vous êtes missionné, avec votre dream team, pour récupérer et détruire un objet nommé le noyau, que votre client ne veut pas que l'état trouve. Depuis sa découverte en 1945, le Fuse est conservé jalousement. Sauf que catastrophe, la base qui servait de cache est attaquée. Pas de quoi se réjouir, le scénario est convenu et sans rebondissements. Il s'agit d'ailleurs du principal défaut de ce jeu qui ne démérite que par l'absence d'un truc en plus. Avec une durée de sept à huit heures, les niveaux sont longs et vraiment répétitif dans leurs approches : Avancer, se planquer, tirer sur les accessoires et relever vos alliés puis portes suivantes.

Du TPS, pour l'amour du TPS.

Le principe

Usuellement, un TPS se joue avec un gros flingue et des abris pour ne pas trop morfler. Fuse est bel et bien encré dans ce fil conducteur. Sinon, vous êtes en présent d'un jeu coopératif à quatre dont les héros ont chacun leurs spécificités. Vous disposez d'un agent qui peut se rendre invisible, un médecin, un bourrin capable de mettre en place une barrière salvatrice et un sniper à l'arbalète. Vos héros peuvent aussi accumuler de l'expérience pour apprendre quelques compétences telles que l'augmentation de votre vitesse de régénération, le développement de vos armes Fuse ou l'acquisition de grenade à Fuse. Quelques compétences très sympathiques pour faire évoluer votre personnage mais l'IA n'aidant pas, le fossé se creuse rapidement. Pour vous donner un ordre d'idée, sur les niveaux du troisième chapitre, il n'est pas rare de se confronter à des zones ou vous ferez toutes les victimes.

La coopétation pour seule ambition.

Le multi

Sans révolutionner le style, Fuse est plus agréable à plusieurs. En plus de gérer au mieux les capacités de chaque personnage, celui-ci permet de corriger les défauts d'IA alliée. Les parties deviennent plus trépidante et l'action monte d'un cran. Il ne s'agit certes que de la redite du mode solo, mais les matchmaking apportent leurs lots de bonnes surprises et rehausse le niveau de ce jeu sauf si vos partenaires se la jouent rhubarbe en restant dans leur coin.

Pour qui ?

En manque d'action bourrine avec un humour potache et des dialogues dignes d'une série bas de gamme? Fuse est pour vous. Il est aussi adressé au public amateur de TPS tel que Mass Effect 3 et Gears of War : Judgment. La participation d'autres joueurs pourra aussi faire partie des points importants à cibler en cas d'acquisition.

Ça va chauffer !

L'anecdote

Fuse propose différentes phases d'actions en plus des phases de tir derrière une barrière. L'une d'elle consiste à placer des explosifs sur un mur pour passer au travers. Si cela est bienvenu pour dynamiser les scènes, les personnages ne se reculent pas et du coup reste à porter de l'explosion. Si cela est risible la première fois, ce défaut montre également un certain laisser aller sur la finition du jeu.
Les Plus
  • La coopération à quatre joueurs en ligne, du challenge assuré
  • La variété d'ennemis correcte
  • L'alternance des différents pouvoirs qui peut avoir un intéret, même si ce n'est pas assez poussé
Les Moins
  • Des graphismes un peu plat
  • Un scénario sans surprise, voire sans intérêt
  • L'IA alliée qui fait se sentir bien seul dans ce scénario

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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