Un retour digne d'une Rockstar pour Max Payne

18 juin 2012
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Neuf années, c’est long. Mais attendre aussi longtemps pour s’offrir du bon temps, ça vaut le coup. Max Payne 3 est la digne suite des Max Payne, sans en être qu'une simple réédition. La touche Rockstar est une fois de plus un ravissement pour vous, le joueur. On se prend avec plaisir dans ce scénario assez sympathique, bourré d’action, d’antalgiques et de désillusion. Le multijoueur vient prolonger cette expérience de jeu pour en faire un des titres les plus complets du moment. Une vraie renaissance pour cette licence que l’on pouvait craindre disparue.

Plus de neuf ans, c'est le temps qu'il aura fallu au flic le plus malchanceux de tous les temps pour revenir sur nos consoles. L’équipe de Rockstar a pris les commandes de Max Payne 3, pour faire revivre l'une des séries de jeux les plus connus. Si vous étiez en manque de bullet time et de distributions de plombs, le grand Max vous montre ses peines dans cet épisode d’une ère nouvelle.

Le flic au blouson de cuir est de retour, mais sans son blouson.

Si c’est un happy end, c’est pas pour max Payne

Vous retrouvez avec plaisir votre héros malheureux comme pas deux. Après avoir perdu sa famille dans Max Payne et ce qui lui restait d'humanité dans Max Payne 2, il ne reste pas grand-chose à ce pauvre Max. Il ne lui reste même plus rien lorsque qu'il commet l'acte de trop. Alcoolique et accro aux antalgiques, il ne lui reste qu'une solution : partir au soleil pour commencer une nouvelle vie à São Paulo. Même si cette option semble être la bonne, une fois encore, vous vous apercevez bien vite que toute la misère du monde va vous tomber dessus. Embauché comme garde du corps par une riche famille, vous ne pouvez constater qu’avec effroi la décadence de cette vie. Et quand la femme du riche est enlevée sous vos yeux lors d'une soirée où vous avez trop bu, vous vous jetez à corps perdu dans cette pourchasse qui vous entraine au plus profond de la noirceur de cette ville. Le scénario de Dan Houser est des plus captivant et vous embarque pour une grosse dizaine d’heures répartie sur 14 chapitres. L’histoire se déroulant à São Paulo est enrichit par des flashbacks sur les événements qui ont amené Max au Brésil. Que du bonheur pour les Paynistes !

Comme au bon vieux temps...

Du nouveau et de l’ancien

La crainte la plus importante que vous pouviez avoir au sujet de ce jeu tient sans doute dans le fait du changement de développeur. Remedy laisse sa place à Rockstar, qui reprend le flambeau de la plus belle des façons. Vous retrouvez la même ambiance que dans les deux précédents épisodes. Certes São polo a remplacé la Grande Pomme et le New jersey, mais tout ce qui faisait l'univers de Max Payne est bien là. Max est alcoolique et dépendant. Le monde est gris, les gens qui vous entourent pourris. Comme dans ses premières aventures épisodes, Max ne peut emporter que ce qu’il peut tenir dans ses mains. Il vous faut donc choisir judicieusement les armes à ramasser. Vous ne pourrez pas, par exemple, embarquer un fusil à pompe et un fusil d'assaut. Votre arsenal se compose alors d’une arme longue, d’un pistolet et d’une mitraillette type uzi. Vous retrouvez aussi les cinématiques et temps de chargement avec des bulles façon BD. Au rang des nouveautés, vous pouvez vous mettre à couvert derrière certains obstacles. Si cela vous permet de reprendre votre souffle, les abris auront tendance à se faire lapider assez vite et certains ennemis les contourneront pour vous prendre à défaut.

Le shootdodge vous permet de vous sortir des situations les plus complexes.

Une expérience de jeu à la hauteur

Concernant l’expérience de jeu, Rockstar a aussi mis le paquet. Il ne s’agissait pas de simplement remettre au gout du jour un gameplay existant mais bel et bien de le peaufiner, de l’amener à maturité. Et c’est chose réussi. Alors, bien évidemment vous retrouvez le Bullet times, effet à la Matrix pour ceux qui ne connaitraient pas. La gestion de se temps ralenti est réalisé par une barre qui se remplit en fonction du nombre de mort, mais aussi des séries de victimes et de la précision des tires. En plus de ça, vous pouvez utiliser le shootdodge, un saut ralenti dans la direction souhaitée, qui se finit par une lourde chute et un bruit sourd. Vous pouvez ainsi rester au sol et finir de faire du ménage dans les alentours. Vous avez aussi quelques ajouts comme le ralenti de la "dernière chance", qui vous permet de tuer l’ennemi qui est en train de vous canarder et qui va sans doute vous achever alors qu'il vous reste des médicaments. Vous bénéficiez aussi d’un ralenti savoureux, sur la balle qui va tuer le dernier ennemi de la zone. Vous pourrez aussi vous essayer au sniper ou au tir depuis un hélicoptère pour compléter cette expérience de jeu. A noter que le jeu dispose d'un mode arcade qui vous permet de recommencer les niveaux en temps limité ainsi que d'un mode Minute new-yorkaise ou vous gagnez du temps de jeu en faisant des victimes.

Même en multi, les effets de sang sont réussis.

The Rockstar Touch

Sans faire un hymne à la qualité des jeux édités par Rockstar, il faut bien avouer que sur les graphismes et la bande son, le jeu n’est pas à la traine. Déjà, les animations des mouvements de Max payne sont vraiment réussies. Les mouvements sont fluides et réalistes. Vous ne verrez pas de demi tour sur place, de fusils qui disparaissent quand il ne servent pas et autre bizarrerie du genre. Les décors sont joliment réalisées également, que ce soit la discothèque avec les effets de lumière et les détails des verres, ou les docks et les baraques en ruine, avec l’enchevêtrement de nature et de béton. Et quel bonheur de voir vos abris s’effriter sous l’impact des balles, les papiers voler dans tous les sens ou les bouteilles exploser lors des rafales de tirs ennemi, que ce soit en solo ou en multi. Rockstar a fait de ce titre un jeu vraiment réaliste, dans la ligné des GTA. L'emballage plutôt réussi est d'ailleurs soutenu par une musique qui colle parfaitement, des commentaires de Max qui vous plongent dans son esprit du moment et des effets sonores très travaillés. Au registre des défauts, il reste tout de même quelques angles de tirs un peu farfelus et des corps qui traversent des éléments du décor. Mais là aussi, rien de bien inhabituel dans un jeu de tir.

Les parties en équipe sont vraiment très sympas.

Payne maximal et multi bien fourni

Grosse surprise quand vous vous baladez sur le menu principale, l’apparition d’un menu multijoueur en ligne. Alors grosse surprise non, puisque 90% des nouveaux jeux en sont équipés. Mais pour un Max Payne, c’est une nouveauté. Bien évidemment, vous allez retrouver des grands classiques du genre, tel que le matchmaking en équipe ou individuel. Mais Rockstar vous sert aussi des nouveaux modes bienvenus. Citons par exemple les modes "gangs wars", qui vous permettra de mélanger différents styles de jeux dans une partie à cinq manches, ou "Payne maximal", qui vous met dans la peau de Max et Raul, dont le seul but sera de survivre aux assauts des autres joueurs. Vous disposez en plus de votre panoplie d'actions habituelles, d'une action qui se charge en fonction des victimes faites, qui vous permet par exemple, de tirer au lance grenade pendant une durée limitée. Le jeu offre d’ailleurs une personnalisation de classe assez intéressante entre le choix des armes, de l'équipement des bonus ou de l'apparence. Petit bonus d’ailleurs pour le multi ou vous pouvez quand même utiliser le shootdodge, et là on dit chapeau à l’équipe de développeurs. A la fin de chaque partie, en plus des traditionnels statistiques, le jeu vous indique là ou vous avez le plus tiré mais aussi là ou vous avez été le plus touché, par le biais de cible. Une expérience de multijoueur efficace dans la lignée de ce jeu très bien abouti. Nul doute que vous allez vous y abandonner pendant des heures.
Les Plus
  • Les doublages anglais très bons
  • L’esprit des Max Payne parfaitement respecté
  • Le multijoueur qui propose une vraie expérience de jeu
  • Le bullet time qui fait toujours son effet
  • Le scénario assez sympa avec ses rebondissments et d’une durée correct
  • Les ralentis pour la dernière balle
  • La minute New Yorkaise qui vous fera passer un bon moment
  • La difficulté qui permet de faire et refaire le jeu
Les Moins
  • Les sous titres trop petits et pas de doublage français