Jusqu'à ne faire qu'un
- Éditeur The Game Bakers
- Développeur The Game Bakers
- Sortie initiale 29 janv. 2026
- Genres Indépendant, Simulation, Survival
Oubliez les power-ups et les explosions. Dans Cairn, votre pire ennemi, c'est une paroi un peu trop lisse... et vos propres doigts. The Game Bakers délaisse l'action nerveuse pour une expérience d'escalade aussi exigeante qu'introspective. Ici, chaque prise se mérite, chaque erreur se paie, et chaque mètre gagné a un goût de victoire. Une proposition audacieuse, presque brutale dans son approche... mais terriblement intrigante. Jusqu'où êtes-vous prêt à grimper ?
L'histoire

Le jeu distille son propos avec subtilité, notamment à travers des rencontres aussi originales que poétiques. Certaines évoquent même Le Petit Prince, avec cette capacité à mêler douceur et réflexion. Et puis il y a ce robot qui vous accompagne : discret mais attachant, il devient rapidement plus qu'un simple gadget capable de récupérer vos piolets et diffuser vos messages vocaux.
Le principe
Même s'il est moins rigide que celui d'un Resident Evil, votre inventaire est à suivre de près.

Le jeu brille par la liberté qu'il offre : vous choisissez votre chemin sur la paroi, avec des voies clairement identifiées selon leur difficulté. Mais attention, cette liberté a un prix. Le gameplay est malin, mais aussi impitoyable. Vous souffrez avec Aava, chaque mouvement demande de l'attention, chaque erreur se paie immédiatement. C'est précisément ce qui rend l'expérience aussi impliquante. Et quand vous finissez par atteindre un point clé ou un sommet, la satisfaction est immense, presque physique. Comme en montagne, l'effort est rude, mais la récompense n'en est que plus savoureuse.
Heureusement, vous pouvez alléger la difficulté en désactivant la faim et la soif... ce qui rend l'expérience un peu moins brutale.
L'emballage
Le souffle coupé par l'ascension mais aussi la beauté.

Le mode photo pousse même à jouer les photographes amateurs, tant le terrain s'y prête. Et la superbe musique de Martin Stig Andersen accompagne parfaitement l'ascension, renforçant cette sensation de solitude et de dépassement.
Pour qui ?
Le chemin est raide mais la récompense est puissante.

Autrement dit, ce jeu s'adresse surtout aux joueurs patients, prêts à apprendre, échouer, recommencer... et souvent pester un peu. Beaucoup. Si vous cherchez une balade relaxante, passez votre chemin. Si vous aimez les défis exigeants et les expériences qui marquent, vous êtes au bon endroit.
L'anecdote
La frustration m'a forcé à bivouaquer pendant un long moment.
- La direction artistique unique et marquante
- Un gameplay profond et très malin
- La sensation de liberté dans l'ascension
- Aava, une héroïne forte, complexe et touchante
- Des rencontres poétiques et originales
- Un mode photo superbe
- La musique planante de Martin Stig Andersen
- Une simulation poussée
- La difficulté parfois frustrante
- Le manque de fluidité dans certains parcours
- Un risque de blocage qui peut décourager
- Exigeant même en retirant certains paramètres
Cairn n'est pas un jeu facile à apprivoiser. Exigeant, parfois frustrant, il peut même vous faire décrocher en cours de route. Mais pour ceux qui acceptent de s'accrocher – littéralement –, il offre une expérience singulière, à la fois physique et introspective. Entre sa direction artistique somptueuse, son gameplay pointu et son héroïne marquante, il mérite clairement qu'on lui laisse sa chance. À condition d'avoir les nerfs solides... et les doigts bien bandés.